Souvent associée à un cabinet, la profession de kinésithérapeute s’exerce aussi à l’hôpital. Ils ne représentent que 20% des effectifs mais occupent un rôle majeur au près des patients hospitalisés. Découvrez les différents rôles du kiné à l’hôpital.

Quelles sont les spécificités du kiné à l’hôpital ?

Le quotidien du kiné à l’hôpital, contrairement au kiné libéral, est marqué par une prise en charge précoce des patients, parfois même au service des urgences. Par exemple, après un AVC, le kiné voit une première fois le patient dans les 24 heures qui suivent l’accident. Après une opération de prothèse de la hanche, le patient sera vu, dès le lendemain, en rééducation avec un kiné de l’hôpital. Le kiné à l’hôpital est accompagne son patient tout au long de son rétablissement.

Dans le cadre de toutes les prises en charge, le kiné à l’hôpital a pour objectif de lutter contre le syndrome d’immobilisation et le risque de développer des incapacités fonctionnelles, souvent avec des patients âgés ou des personnes à mobilité réduite.

Quelques particularités du kiné à l’hôpital :

  • A l’hôpital, le travail en équipe est primordial, il permet à chaque professionnel d’avoir une vision globale du patient. En effet, le kiné collabore avec les médecins, les ergothérapeutes, les infirmiers et  les aides-soignants, les orthophonistes, les psychologues, les assistantes sociales…
  • Etre kiné à l’hôpital, c’est être confronté à tous les secteurs : Il intervient aussi bien en réanimation, en pédiatrie, en gérontologie, en médecine, en orthopédie… ou directement dans des services de rééducation. En général, les kinés à l’hôpital sont polyvalents même si chacun a son domaine d’expertise.

Enfin, contrairement au kiné libéral, le kiné à l’hôpital bénéficie de gros moyens techniques (matériel médical, sportifs, espace de soins) dans la prise en charge de ses patients.

Kiné à l’hôpital : déroulement d’une journée

Le kiné à l’hôpital travaille généralement 35 heures par semaine. Il prend ses fonctions à 9h. La journée commence par un debrief d’équipe en plateau technique puis par la lecture des prescriptions. Puis la prise en charge des malades débute avec évidemment des transmissions orales avec les infirmiers, les médecins et souvent la famille. La matinée se termine par la mise à jour des dossiers des patients qui sont alors complétés. Le kiné à l’hôpital collabore avec plusieurs types de soignants et doit faire appel à ses qualités relationnels pour communiquer avec les familles.

Les gardes ont lieu les samedis, dimanches et jours fériés. Les spécialités essentiellement concernées lors de ces gardes sont la kiné respiratoire des enfants et des adultes, les premiers bilans post AVC, la traumatologie et l’orthopédie urgentes et les sorties de salles de réveil. Il peut aussi y avoir des cas particuliers à la demande des médecins.

Kiné à l’hôpital : quelles sont les difficultés ?

Globalement, les kinés à l’hôpital souffrent des mêmes difficultés que les autres soignants salariés du public.

Une des principales difficultés rencontrées par le kiné à l’hôpital est certainement le manque d’effectif qui oblige à prioriser les patients et contraint souvent à ne pas les prendre tous en charge. Cela induit souvent chez le praticien une certaine charge psychologique. Très souvent en sous-effectif, l’obligation de former constamment ses jeunes pairs participent également à cette charge.