Rééducation, traumatismes, douleurs chroniques, pathologies neurologiques…La kinésithérapie recouvre un large champ d’action. Selon l’INSEE, les français consultent un kiné trois fois par an en moyenne, contre quatre fois par an pour un médecin généraliste. Une deuxième position qui montre l’importance et l’efficacité de la kinésithérapie dans la sphère médicale. Découvrez les points clés de la kinésithérapie.

La rééducation fonctionnelle, point central de la kinésithérapie

La rééducation fonctionnelle fait partie des traitements les plus répandues en kinésithérapie. Son champs d’action recouvre de nombreuses pathologies, handicaps et traumatismes tels que :

  • un ACV (accident vasculaire cérébral)
  • des amputations
  • une paralysie cérébrale
  • un traumatisme crânien ou une cervicalgie
  • des pathologies musculaires

Pour chacune de ses pathologies, la rééducation fonctionnelle permet de restaurer au maximum les fonctions perdues par le patient. Pendant cette rééducation, le kinésithérapeute utilise aussi bien des techniques manuelles que mécaniques.

De plus, la rééducation fonctionnelle est généralement basée sur des exercices kiné répétitifs et un ensemble de soins corporels bien déterminé. Elle permet de rétablir une fonction locomotrice endommagée et de restaurer au maximum l’autonomie des muscles atteints. Cette procédure médicale se révèle bien souvent indispensable pour les patients.

Les programmes de rééducation fonctionnelle

Un kiné pratique des étirements aux niveau de la jambe sur une patiente âgée. La femme est allongée sur une table de massage.

Le kiné va établir un programme de rééducation bien spécifique selon les besoins de chaque patient. Voici les deux catégories d’exercices les plus utilisés :

  • Les étirements
    • Réalisé par le kiné, les étirements passifs sollicitent les muscles du patient sans que ce dernier est besoin de bouger. Au contraire, les étirements actifs demandent au patient de fournir des efforts musculaires.
  • Les renforcements musculaires
    • Ils  ne visent qu’à faire travailler les muscles et à les rendre plus résistants. Les articulations sont par conséquent épargnées par ce type d’exercice. Quelquefois, les renforcements entraînent des courbatures ainsi qu’une lourde fatigue.

Si le patient souffre d’une maladie évolutive invalidante, il lui faudra suivre plusieurs séances kiné pour espérer obtenir des résultats. Par ailleurs, une rééducation fonctionnelle nécessite généralement l’intervention de certains spécialistes comme l’ergothérapeute,  le neuropsychologue et l’orthophoniste.

La kinésithérapie pour traiter les douleurs chroniques et persistantes

Un kiné applique des électrodes sur la cuisse d'une patiente afin de provoquer une électrostimulation.

Avant de s’intéresser au rôle de la kinésithérapie dans la prise en charge de la douleur, voici quelques chiffres sur la place des douleurs chroniques en France :

  • 10 millions de personnes sont concernées par les douleurs chroniques soit environ 1 adulte sur 5
  • 2 personnes sur 3 estiment que leurs traitements sont inefficaces

Les douleurs chroniques représentent donc un véritable enjeu de santé publique et peuvent souvent être invalidantes.

Les caractéristiques de la douleur chronique

La douleur chronique est une douleur récurrente qui se soigne mal et qui induit une détérioration du corps, de la santé mentale et des relations sociales.

Elle dure depuis au moins 3 mois, malgré un traitement antidouleur. Son impact sur le patient est très envahissant, physiquement et moralement. La douleur chronique n’est pas facile à comprendre car sa cause n’est pas toujours visible et parfois inexplicable : elle augmente ou diminue, peut disparaître ou réapparaître sans véritable explication.

La douleur chronique est une douleur récurrente qui se soigne mal et qui induit une détérioration du corps, de la santé mentale et des relations sociales.

Elle dure depuis au moins 3 mois, malgré un traitement antidouleur. Son impact sur le patient est très envahissant, physiquement et moralement. La douleur chronique n’est pas facile à comprendre car sa cause n’est pas toujours visible et parfois inexplicable : elle augmente ou diminue, peut disparaître ou réapparaître sans véritable explication.

Certaines maladies comme l’arthrite, la fibromyalgie, le cancer, une blessure dorsale ou une neuropathie peuvent favoriser l’apparition des douleurs chroniques. La douleur chronique influe également sur la santé mentale des patients et peut entrainer une dépression, de l’anxiété et des troubles du sommeil.

Prise en charge de la douleur chronique par le kiné

La kinésithérapie intervient en complément d’autres disciplines dans le traitement des douleurs chroniques. La séance débute toujours par un un bilan pendant lequel le kiné va évaluer votre douleur et mettre en place un programme personnalisé. La séance se poursuit par des exercices physiques, souvent recommandés dans le cas des douleurs chroniques. L’objectif est de surmonter la peur de bouger et de rebooster la confiance en soi.

Autre approche contre la douleur chronique : l’électrostimulation. Cette pratique consiste à faire passer du courant dans les muscles ou dans les nerfs, via des électrodes, pour un effet antidouleur. Mais ses effets restent souvent éphémères. Plusieurs séances d’électrothérapie sont nécessaires.

Traitement des pathologies respiratoires par la kinésithérapie

Une femme médecin ausculte un patient qui souffre de problèmes respiratoires.

La kinésithérapie respiratoire fait partie des nombreux motifs de consultation des kinés. Elle concerne aussi bien les enfants que les adultes et a pour objectif de rétablir les capacités respiratoires des patients.

Si vous souffrez d’une maladie respiratoire, les séances de kinésithérapie peuvent vous apporter de solides améliorations en termes de qualité de vie. L’intérêt de cette technique est multiple, puisqu’elle permet notamment :

  • De faciliter l’expectoration
  • D’améliorer la fonction respiratoire
  • De repérer les éventuels signes d’une aggravation

Il existe plusieurs techniques de kinésithérapie respiratoire, les plus courantes sont la ventilation et le drainage. Il s’agit de techniques manuelles qui permettent d’obtenir un volume important à l’inspiration, pour que l’expiration puisse engendrer des sécrétions. Les vibrations manuelles et les techniques de « clapping » (percussions) ne sont quasiment plus utilisées, en raison du manque de preuves concernant leur efficacité, et des possibles effets néfastes sur les jeunes enfants.

La rééducation respiratoire : de l’effort à l’autonomie

Selon votre motif de consultation, vous pouvez aussi avoir besoin d’une rééducation respiratoire. L’objectif de cette rééducation est de vous apprendre les bons mouvements pour obtenir la respiration la plus efficace et la moins fatigante possible. En effet, quand on souffre d’insuffisance respiratoire, la synchronisation des mouvements est altérée, ce qui entraîne divers problèmes comme une respiration haute, un rythme de respiration accéléré…avec au final un impact important sur tous les efforts de la vie quotidienne. La rééducation respiratoire permet de prendre conscience de ces difficultés pour apprendre à les corriger.

Dans la continuité de ces améliorations, la réhabilitation à l’effort fait le lien avec vos activités quotidiennes. Il s’agit d’une rééducation visant des efforts spécifiques, comme par exemple la marche et les escaliers. L’idée est de vous apprendre à coordonner votre respiration et trouver votre rythme idéal, pour augmenter peu à peu vos capacités et votre autonomie.

  • Les points clés à retenir :
  • la kinésithérapie respiratoire vous permet de mieux vivre votre pathologie au quotidien
  • Il est important de pratiquer des exercices physiques adaptés à votre pathologie (évaluation avec le kiné)
  • Les techniques manuelles les plus courantes sont la ventilation et le drainage
  • Réhabituer votre corps aux efforts du quotidien grâce à la réhabilitation

Kinésithérapie : entre suivi des performances physiques et prévention

Gros plan sur un moniteur qui mesure la fréquence cardiaque d'un patient en train de réaliser un test d'effort physique.

Chaque spécialité de la kinésithérapie bénéficie d’un programme de prévention et d’un suivi des performances. Ce sont des étapes clés qui permettent au kiné d’assurer votre guérison sur le long terme et d’empêcher les récidives d’accidents.

Pour les plus sportifs d’entre vous, il est possible de consulter un kiné spécialisé dans le domaine du sport. Que vous soyez athlète de haut niveau ou débutant, la kiné du sport vous accompagne dans votre activité physique et vous offre un suivi de vos performances.

Souvent sportif lui-même, issu d’une formation spécifique, le kiné du sport vous accompagne à toutes les étapes de votre pratique sportive :

  • Il établit des programmes d’entraînement et de préparation physique personnalisés
  • Il prend en charge la guérison de toutes vos blessures sportives (prévention, rééducation, réathlétisation)
  • Il effectue un suivi des sportifs de haut niveau lors des compétitions

Enfin le kiné du sport vous aide à développer ces qualités, pour atteindre votre objectif : une performance optimale dans le sport que vous pratiquez, avec un risque minimum de blessure.

Si vous le désirez, n’hésitez pas à prendre RDV avec un kinésithérapeute en cliquant sur le lien suivant : https://www.maiia.com/