Comprimé

ZYLORIC 200 mg

Remboursement sur ordonnance : 65%

Catégorie :Rhumatologie

Principes actifs :Allopurinol

Excipients : Lactose monohydraté, Amidon de maïs, Polyvidone, Magnésium stéarate

Notice

Indications thérapeutiques

Ce médicament est indiqué pour : Hyperuricémie symptomatique primitive, Hyperuricémie secondaire à hémopathie, Hyperuricémie secondaire à néphropathie, Hyperuricémie iatrogène, Goutte, Goutte tophacée, Crise de goutte récidivante, Arthropathie uratique, Hyperuricurie, Hyperuraturie, Lithiase urique, Lithiase calcique chez l'hyperuricémique, Lithiase calcique chez l'hyperuricurique

Posologie

Adulte . Traitement d'entretien (implicite)

4 comprimés par jour après les repas avec un grand verre d'eau.

Adulte - Enfant de plus de 6 ans . dialysé

1 comprimé après chaque séance. Avaler avec un grand verre d'eau.

Adulte - Enfant de plus de 6 ans . insuffisant rénal (40< Clcr < 80 ml/mn)

1 comprimé par jour après le repas avec un grand verre d'eau. Maximum 1 comprimé par jour.

Administration

Voie orale.

Informations importantes

Contre-indication

Contre-indiqué dans les cas suivants: Enfant de moins de 6 ans, Intolérance au galactose, Déficit en lactase, Syndrome de malabsorption du galactose, Syndrome de malabsorption du glucose, Grossesse, Allaitement

Effets indésirables

La fréquence de ces effets indésirables a été établie à partir des données post-marketing.

Les effets indésirables ci-dessous sont classés par système organe et par fréquence, selon la convention suivante :

Très fréquent: ≥ 1/10
Fréquent : ≥ 1/100 et < 1/10
Peu fréquent : ≥ 1/1000 et < 1/100
Rare : ≥ 1/10000 et < 1/1000
Très rare : < 1/10000

Les effets indésirables associés à l'allopurinol sont rares dans la population globale traitée, et sont généralement de nature mineure. L'incidence est plus élevée en présence d'une pathologie rénale et/ou hépatique.

Tableau des effets indésirables
Classe de systèmes d'organes Fréquence Réaction indésirable
Infections et infestations Très rare Furoncle
Affections hématologiques et du système lymphatique Rare Leucopénie1 Anémie1 Pancytopénie1
Très rare Thrombocytopénie1 Agranulocytose1 Anémie aplasique1
Affections du système immunitaire Peu fréquent Hypersensibilité2
Très rare Lymphadénopathie angio-immunoblastique3 Réaction anaphylactique
Troubles du métabolisme et de la nutrition Très rare Diabète sucré Hyperlipidémie
Affections psychiatriques Très rare Dépression
Affections du système nerveux Très rare Coma Paralysie Ataxie Neuropathie périphérique Paresthésie Somnolence Céphalée Dysgeusie
Affections oculaires Très rare Cataracte Troubles visuels Maculopathie
Affections de l'oreille et du labyrinthe Très rare Vertiges
Affections cardiaques Très rare Angor Bradycardie
Affections vasculaires Très rare Hypertension
Affections gastro-intestinales Peu fréquent Douleur épigastrique4 Nausées4 Diarrhée4 Vomissements4
Très rare Hématémèse Stéatorrhée Stomatite Modification du comportement intestinal
Affections hépatobiliaires Peu fréquent Tests anormaux de la fonction hépatique5 Hépatite (y compris nécrose hépatique et hépatite granulomateuse)5.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané Fréquent Éruption cutanée
Rare Syndrome de Stevens-Johnson/nécrolyse épidermique toxique et DRESS (syndrome d'hypersensibilité)6
Très rare Angio-oedème7 Toxidermie Alopécie Modification de la couleur des cheveux
Affections du rein et des voies urinaires Très rare Hématurie Urémie
Affections des organes de reproduction et du sein Très rare Stérilité masculine Troubles de l'érection Gynécomastie
Troubles généraux et anomalies au site d'administration Très rare Œdème Malaise Asthénie Fièvre8
Investigations Fréquent augmentation du taux sanguin de thyréostimuline (TSH)9

1.         De très rares cas de thrombocytopénie, d'agranulocytose et d'anémie aplasique ont signalés, particulièrement chez des patients avec insuffisance rénale et/ou hépatique, ce qui renforce la nécessité d'une vigilance particulière dans ce groupe de patients.

2.         Trouble d'hypersensibilité multi-organique retardé (connu sous le nom de syndrome      d'hypersensibilité ou DRESS) avec fièvre, éruptions cutanées, vascularite, lymphadénopathie,            pseudo-lymphome, arthralgie, leucopénie, éosinophilie, hépatosplénomégalie, résultats     anormaux aux tests de la fonction hépatique, syndrome de disparition des voies biliaires   (destruction et disparition des canaux biliaires intra-hépatiques) survenant dans diverses           combinaisons. D'autres organes peuvent également être touchés (par exemple foie,    poumons, reins, pancréas, myocarde et côlon).

            De telles réactions peuvent apparaître à tout moment au cours du traitement. L'allopurinol         doit être IMMÉDIATEMENT et     DÉFINITIVEMENT arrêté.

            Une réintroduction du médicament ne doit pas être entreprise chez des patients atteints d'un     syndrome d'hypersensibilité et d'un SSJ/NET. Les corticostéroïdes peuvent se révéler utiles         pour prendre en charge les réactions cutanées d'hypersensibilité. Lorsque des réactions       généralisées d'hypersensibilité ont été observées, des troubles de la fonction rénale et/ou     hépatique étaient généralement présents, en particulier dans les cas d'issue fatale.

3.         Les lymphadénopathies angio-immunoblastiques semblent être réversibles à l'arrêt du traitement.

4.         Ces troubles sont très rarement assez importants pour obliger à interrompre le traitement. Ils     peuvent être évités en absorbant le médicament après le repas.

5.         Un dysfonctionnement hépatique a été signalé en dehors de tout contexte d'hypersensibilité     généralisée.

6.         Les réactions cutanées sont les réactions les plus fréquentes et peuvent apparaître à tout moment au cours du traitement. Elles peuvent se manifester sous forme de prurit, d'exanthème maculopapuleux, parfois avec desquamation ou purpura, rarement avec exfoliation, comme dans le cas du syndrome de Stevens-Johnson ou de la nécrolyse épidermique toxique (SSJ/NET) et du DRESS. L'allopurinol doit être arrêté IMMÉDIATEMENT chez tout patient en cas de survenue de signes ou de symptômes de SSJ/NET, ou d'autres réactions graves d'hypersensibilité. Le risque de survenue de SSJ et de NET, ou d'autres réactions graves d'hypersensibilité, est le plus élevé au cours des premières semaines de traitement. Un diagnostic précoce et l'arrêt immédiat du médicament suspect, sont les outils qui offrent les meilleurs résultats dans la prise en charge de telles réactions.

            Si le traitement par l'allopurinol a été interrompu suite à de légères réactions cutanées (c'est-à-dire sans signes ou symptômes de SSJ/NET, ou sans autre réaction sévère d'hypersensibilité), l'allopurinol peut être réinstauré à une faible posologie (par ex. 50 mg/jour), laquelle sera augmentée progressivement. L'allèle HLA-B*5801 s'est avéré associé au risque de présenter un syndrome d'hypersensibilité et un SSJ/NET lié à l'allopurinol. L'utilisation du génotypage en tant qu'outil diagnostique permettant de prendre les décisions de traitement par allopurinol n'a pas été établie. En cas de réapparition des troubles cutanés, le traitement par allopurinol doit être arrêté DÉFINITIVEMENT, car il existe un risque d'apparition de réactions d'hypersensibilité plus sévères (voir rubrique Effets indésirables Affections du système immunitaire). Si un SSJ/une NET, ou d'autres réactions graves d'hypersensibilité, ne peuvent être écartés, NE PAS réintroduire l'allopurinol à cause du risque de survenue de réaction sévère ou même fatale. Le diagnostic clinique d'un SSJ/une NET reste la base de la prise de décision.

7.         La survenue d'un angio-oedème a été signalée avec ou non des signes et des symptômes de   réaction d'hypersensibilité plus généralisée.

8.         La fièvre a été rapportée en dehors de tout contexte d'hypersensibilité généralisée.

9.         L'apparition d'une augmentation du taux sanguin de thyréostimuline (TSH) dans les études        concernées n'avait aucun impact sur les taux de T4 libre, ou indiquait une hypothyroïdie     subclinique.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.signalement-sante.gouv.fr.

Mise en garde

Mises en garde spéciales :

L'hyperuricémie asymptomatique n'est pas une indication au traitement par allopurinol.

 

Syndrome d'hypersensibilité, syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et nécrolyse épidermique toxique (NET)

Les réactions d'hypersensibilité à l'allopurinol peuvent se manifester de différentes façons, notamment exanthème maculo-papuleux, syndrome d'hypersensibilité (DRESS) et SSJ/NET. Ces réactions sont caractérisées par des diagnostics cliniques et leur tableau clinique reste le fondement de la prise de décision. Si de telles réactions surviennent à tout moment en cours de traitement, l'allopurinol doit être immédiatement interrompu. Une réintroduction du médicament ne doit pas être entreprise chez des patients atteints d'un syndrome d'hypersensibilité et d'un SSJ/NET. Les corticostéroïdes peuvent se révéler utiles pour prendre en charge les réactions cutanées d'hypersensibilité

Allèle HLA-B*5801

On a montré que l'allèle HLA-B*5801 est associé avec le risque de développement d'un syndrome d'hypersensibilité associé à l'allopurinol, ainsi qu'au syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et à l'érythrodermie bulleuse avec épidermolyse. La fréquence de l'allèle HLA-B*5801 diffère fortement selon l'origine ethnique : jusqu'à 20 % dans la population chinoise d'ethnie Han, 8-15 % dans la population thaïe, environ 12% dans la population coréenne et 1-2% chez lespersonnes d'origine japonaise ou européenne.

Le dépistage du HLA-B*5801 doit être envisagé avant l'instauration d'un traitement par allopurinol dans les sous-groupes de patients connus pour présenter une prévalence élevée de cet allèle. En outre, la présence d'une insuffisance rénale chronique peut augmenter le risque chez ces patients. Si un génotypage du HLA-B*5801 n'est pas disponible pour les patients d'origine chinoise Han, thaïe ou coréenne, il convient d'évaluer soigneusement les bénéfices et les risques possibles avant d'instaurer le traitement. L'utilisation d'un génotypage n'a pas été démontrée dans les autres populations de patients.

Si le patient est un porteur connu de l'allèle HLA-B*5801(particulièrement pour les patients d'origine chinoise Han, thaïe ou coréenne), un traitement par allopurinol ne doit être instauré qu'en l'absence d'autres options thérapeutiques raisonnables, et si les bénéfices sont considérés comme supérieurs aux risques. Il convient d'exercer une vigilance particulière pour identifier les signes de syndrome d'hypersensibilité ou de SSJ ou d'érythrodermie bulleuse avec épidermolyse ; le patient doit également être informé qu'il doit arrêter immédiatement le traitement dès la première apparition des symptômes.

Un SSJ ou une érythrodermie bulleuse avec épidermolyse peut également survenir chez des patients négatifs pour l'allèle HLA-B*5801, indépendamment de leur origine ethnique.

 

L’allopurinol peut provoquer des toxidermies graves, incluant des syndromes de Lyell ou de Stevens-Johnson et des syndromes de DRESS (Drug Rash with Eosinophilia and Systemic Symptoms). Elles peuvent se manifester par des éruptions cutanées. Elles peuvent survenir à n’importe quel moment du traitement mais le plus souvent dans les deux mois qui suivent l’instauration du traitement.

Il convient de rappeler aux patients traités par l’allopurinol qu’en cas de survenue d’une éruption cutanée ou d’autres signes d’hypersensibilité (atteinte des muqueuses oculaire, buccale ou génitale, fièvre, adénopathies, érosion cutanée), l’allopurinol doit IMMEDIATEMENT être arrêté et qu’un avis médical doit être pris.

 

Lactose

Les patients atteints de troubles héréditaires rares d'intolérance au galactose, de déficit en lactase de Lapp ou de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose, ne doivent pas prendre ce médicament.

Précautions d'emploi

Crises aiguës de goutte

Ne jamais commencer un traitement par l'allopurinol lors d'une crise aiguë de goutte.

Chez les patients atteints de goutte, un traitement par AINS à faibles doses quotidiennes ou par la colchicine (0,5 mg à 1 mg par jour, selon l'état de la fonction rénale) doit être systématiquement associé à l'allopurinol durant les 6 premiers mois de traitement, afin d'éviter le déclenchement d'une crise aiguë. Pour certains patients, cette prophylaxie peut être maintenue au-delà, jusqu'à disparition des tophus.

L'uricémie doit être vérifiée à intervalles réguliers.

Déposition de xanthine

Dans les pathologies où le taux de formation d'urates est très augmenté, par exemple le  syndrome de Lesch-Nyhan ou le lymphome, une diurèse abondante sera assurée afin d'éviter la survenue de lithiase xanthique.

Chez les patients atteints d'hémopathies malignes, il est recommandé de corriger l'hyperuricémie existante avant d'initier le traitement par les cytotoxiques.

Insuffisance rénale ou hépatique

Des doses réduites doivent être utilisées chez des patients atteints d'insuffisance hépatique ou rénale. Les patients traités pour une hypertension ou une insuffisance cardiaque, par exemple par des diurétiques ou des IEC, peuvent avoir de façon concomitante une altération de la fonction rénale et par conséquent, l'allopurinol doit être utilisé avec précaution dans ce groupe.

Une insuffisance rénale chronique et une utilisation concomitante de diurétiques, en particulier de diurétiques thiazidiques, ont été associées à un risque accru de SSJ/NET induit par l'allopurinol, et à d'autres réactions d'hypersensibilité graves.

Hyperuricémie asymptomatique

Une hyperuricémie proprement dite asymptomatique n'est généralement pas considérée comme une indication de l'utilisation de l'allopurinol. Un apport liquidien et une modification du régime alimentaire, associés à une prise en charge de la cause sous-jacente, peuvent corriger cet état pathologique.

Impact des calculs rénaux d'acide urique

Un traitement approprié par l'allopurinol provoquera une dissolution des gros calculs pelviens d'acide urique, avec la possibilité d'impact au niveau de l'urètre.

Affections de la thyroïde

Dans une étude d'extension ouverte de longue durée, on a observé une augmentation des taux de TSH (> 5,5 µIU/ml) chez 5,8 % des patients sous traitement chronique par allopurinol. Dans l'état actuel des connaissances, il n'y a pas été retrouvé d'impact clinique à cette augmentation.

La prudence est requise lors d'utilisation d'allopurinol chez des patients qui présentent une altération de la fonction thyroïdienne.

Voir aussi

Code UCD7: 9103948

Code UCD13: 3400891039481

Code CIS: 62949893

Médicament T2A: Non

Laboratoire titulaire AMM: ASPEN FRANCE

Laboratoire exploitant: HAC PHARMA

Prix vente TTC: 1.8€

Taux de TVA: 2.1%

TFR (Tarif forfaitaire de responsabilité): non

Base de Remboursement: 1.8

Taux SS: 65%

Agréments collectivités: oui

Code Acte pharmacie: PH7

Date AMM: 17/07/1984

Rectificatif AMM: 11/01/2019

Marque: ZYLORIC

Gamme: Sans gamme

Code GTIN13: 3400932727278

Référence LPPR: aucune

BCB