SPRYCEL
Les gammes de produits
Remboursable
Sur prescription seulement
Forme :
Comprimé pelliculé
Catégories :
Cancérologie et hématologie, Antinéoplasiques, Autres antinéoplasiques, Inhibiteurs des protéines kinases, Dasatinib
Principes actifs :
Dasatinib monohydraté
Leucémie myéloïde chronique chromosome Philadelphie positive en phase chronique, LMC Ph+ en crise blastique, LMC en phase chronique, accélérée ou blastique, Leucémie aiguë lymphoblastique à Chromosome Philadelphie, LMC Ph+ en phase chronique chez l'enfant
Adulte de plus de 18 ans . Traitement initial. Leucémie myéloïde chronique en phase chronique (implicite)
1 comprimé 1 fois par jour.
Ne pas écraser, mâcher ou couper le comprimé.
Adulte de plus de 18 ans . Traitement à dose réduite à 100 mg/jour (en cas d'EI). Leucémie aiguë lymphoblastique à Chromosome Philadelphie
1 comprimé 1 fois par jour.
Ne pas écraser, mâcher ou couper le comprimé.
Adulte de plus de 18 ans . Traitement à dose réduite à 100 mg/jour (en cas d'EI). Leucémie myéloïde chronique en phase accélérée ou blastique
1 comprimé 1 fois par jour.
Ne pas écraser, mâcher ou couper le comprimé.
Adulte de plus de 18 ans . Traitement augmenté à 180 mg/j (+ 4 cp à 20 mg). Leucémie aiguë lymphoblastique à Chromosome Philadelphie
1 comprimé 1 fois par jour.
Ne pas écraser, mâcher ou couper le comprimé.
Adulte de plus de 18 ans . Traitement augmenté à 180 mg/j (+ 4 cp à 20 mg). Leucémie myéloïde chronique en phase accélérée ou blastique
1 comprimé 1 fois par jour.
Ne pas écraser, mâcher ou couper le comprimé.
Enfant de plus de 6 ans de plus de 45 Kg . Traitement initial. LMC Ph+ en phase chronique chez l'enfant (implicite)
1 comprimé 1 fois par jour.
Ne pas écraser, mâcher ou couper le comprimé.
Enfant de plus de 6 ans de plus de 45 Kg . Traitement à dose augmentée et associé au dosage 20 mg. LMC Ph+ en phase chronique chez l'enfant
1 comprimé 1 fois par jour.
Ne pas écraser, mâcher ou couper le comprimé.
Enfant de plus de 6 ans de plus de 45 Kg . Traitement initial. Leucémie aiguë lymphoblastique à Chromosome Philadelphie
1 comprimé 1 fois par jour.
Ne pas écraser, mâcher ou couper le comprimé.
Voie orale
Acné
Acouphènes
Alopécie
Asthénie
Contusion
Distension abdominale
Douleur
Dyspepsie
Eczéma
Entérocolite
Gastrite
Hyperhidrose
Hypertension
Hyperuricémie
Insomnie
Insuffisance cardiaque
Insuffisance cardiaque congestive
Oedème cardiaque
Palpitation
Pneumonie
Prise de poids
Prurit
Sécheresse cutanée
Sécheresse oculaire
Stomatite
Tachycardie
Urticaire
Dépression
Infection des voies respiratoires hautes
Colite
Neuropathie périphérique
Myalgie
Arythmie
Saignement gastro-intestinal
Frissons
Arthralgie
Diminution de l'appétit
Dysgueusie
Epanchement péricardique
Perte de poids
Somnolence
Flush
Faiblesse musculaire
Etourdissement
Oedème pulmonaire
Cardiomyopathie
Neuropathie
Augmentation de l'appétit
Oedème généralisé
Vision trouble
Spasme musculaire
Trouble visuel
Hypertension pulmonaire
Dermatite
Dysfonctionnement cardiaque
Douleur dans la poitrine
Infiltration pulmonaire
Inflammation des muqueuses
Raideur musculosquelettique
Mucite
Hypokinésie ventriculaire
Colite neutropénique
Trouble de l'appétit
Inflammation musculaire
Trouble des tissus mous de la bouche
Diminution de la fraction d'éjection du ventricule gauche
Réduction de l'acuité visuelle
Infection herpétique
Dysfonctionnement ventriculaire
Cardiomyopathie congestive
Dysfonctionnement diastolique
Insuffisance ventriculaire
Sensation de satiété
Augmentation du peptide natriurétique cérébral
Oedème gastro-intestinal
Accident vasculaire cérébral hémorragique
Angine de poitrine
Anxiété
Arthrite
Arythmie ventriculaire
Ascite
Asthme
Cholécystite
Cholestase
Conjonctivite
Déshydratation
Fissure anale
Gynécomastie
Hépatite
Hypercholestérolémie
Hypotension
Hypothyroïdie
Infarctus du myocarde
Insuffisance rénale
Oesophagite
Pancréatite
Péricardite
Photophobie
Reflux gastro-oesophagien
Septicémie
Tachycardie ventriculaire
Tendinite
Thrombophlébite
Troubles menstruels
Ulcère cutané
Bronchospasme
Cardiomégalie
Dysphagie
Syncope
Etat confusionnel
Adénopathie
Hypo-albuminémie
Hémorragie cérébrale
Allongement de l'intervalle QT
Larmoiement
Pancréatite aiguë
Pollakiurie
Protéinurie
Tremblement
Malaise
Rhabdomyolyse
Erythème noueux
Trouble de l'équilibre
Diminution de la libido
Photosensibilité
Hypersensibilité
Atteinte rénale
Lymphocytopénie
Perte d'audition
Trouble unguéal
Amnésie
Thrombose
Ostéonécrose
Syndrome de lyse tumorale
Hématome sous-dural
Problème capillaire
Hémorragie du système nerveux central
Syndrome d'érythrodysesthésie palmoplantaire
Trouble pigmentaire
Hématome cérébral
Panniculite
Vertige labyrinthique
Affection de l'humeur
Ulcère gastro-intestinal haut
Augmentation de la créatine phosphokinase sanguine
Augmentation des taux de troponine
Hémorragie subarachnoïde
Affection bulleuse
Augmentation des gamma-glutamyltransférases
Dermatose neutrophilique fébrile aiguë
Hématome extra-dural
Hémorragie sous-durale
Modification de l'onde T
Chylothorax
Accident vasculaire cérébral
Choc anaphylactique
Convulsions
Coronaropathie
Démence
Diabète
Hyperthyroïdie
Iléus
Névrite optique
Retard de croissance
Thrombose veineuse profonde
Embolie pulmonaire
Ataxie
Arrêt cardiaque
Paralysie faciale
Myocardite
Accident ischémique transitoire
Allongement de l'intervalle PR
Syndrome de détresse respiratoire aiguë
Fistule anale
Erythroblastopénie
Thyroïdite
Embolie
Pleuropéricardite
Vascularite leucocytoclasique
Avortement
Trouble de la marche
Syndrome coronaire aigu
Livedo
Fibrose du derme
Coeur pulmonaire
Gastro-entéropathie exsudative
Retard de fusion des épiphyses
Epistaxis
Fibrillation auriculaire
Hypocalcémie
Hypokaliémie
Insuffisance hépatique
Syndrome néphrotique
Pétéchie
Hypophosphatémie
Hépatite fulminante
Syndrome de Stevens-Johnson
Augmentation de la bilirubine
Augmentation des transaminases
Microangiopathie thrombotique
Augmentation de la créatinémie
Ostéopénie
Maladie pulmonaire interstitielle
Réactivation de l'hépatite B
Allongement de l'intervalle QTcF > 500 msec
Résumé du
profil de tolérance
Les données décrites ci-dessous correspondent à une exposition au SPRYCEL, en
monothérapie, à toutes les doses évaluées dans les études cliniques (N = 2
900), incluant 324 patients adultes atteints d'une LMC en phase chronique
nouvellement diagnostiquée, 2 388 patients adultes atteints de LMC ou de LAL
Ph+ en phase chronique ou avancée résistants ou intolérants à l'imatinib,
et 188 patients pédiatriques.
Chez 2 712 patients adultes atteints de LMC en phase chronique, de LCM ou de LAL Ph+ en phase avancée, la durée médiane de traitement était de 19,2 mois (intervalle de 0 à 93,2 mois). Dans un essai randomisé mené chez des patients atteints de LMC en phase chronique nouvellement diagnostiquée, la durée médiane du traitement était d'environ 60 mois. Chez les 1 618 patients adultes atteints de LMC en phase chronique, la durée médiane du traitement était de 29 mois (intervalle de 0 à 92,9 mois). Chez les 1 094 patients adultes atteints de LMC ou de LAL Ph+ en phase avancée, la durée médiane du traitement était de 6,2 mois (intervalle de 0 à 93,2 mois). Parmi les 188 patients inclus dans les études pédiatriques, la durée médiane du traitement était de 26,3 mois (intervalle de 0 à 99,6 mois). Dans le sous-groupe de 130 patients pédiatriques atteints de LMC en phase chronique traités par SPRYCEL, la durée médiane du traitement était de 42,3 mois (intervalle de 0,1 à 99,6 mois).
La majorité des patients traités par SPRYCEL a présenté des effets indésirables à un moment donné. Dans la population générale de 2 712 sujets adultes traités par SPRYCEL, 520 (19 %) ont présenté des effets indésirables entraînant l'arrêt du traitement.
Le profil général de tolérance de SPRYCEL dans la population pédiatrique atteinte de LMC Ph+ PC était similaire à celui de la population adulte, indépendamment de la formulation, à l'exception de l'absence de cas rapporté d'épanchement péricardique, d'épanchement pleural, d'œdème pulmonaire ou hypertension pulmonaire dans la population pédiatrique. Parmi les 130 sujets pédiatriques atteints de LMC PC traités par SPRYCEL, 2 (1,5 %) ont présenté des effets indésirables entraînant l'arrêt du traitement.
Liste
tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables suivants, en dehors des anomalies biologiques, ont été
observés chez les patients traités par SPRYCEL, en monothérapie dans les études
cliniques et lors du suivi post-commercialisation (Tableau 5). Ces effets sont
présentés par système classe-organe et par ordre de fréquence. Les fréquences
sont définies comme suit: très fréquent (≥ 1/10); fréquent (≥ 1/100
à < 1/10); peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100); rare (≥ 1/10
000 à < 1/1 000): fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base
des données post-commercialisation disponibles).
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés
suivant un ordre décroissant de gravité.
Description
d'effets indésirables sélectionnés
Myélosuppression
Le traitement
par SPRYCEL est associé à des anémies, des neutropénies et des thrombocytopénies.
Leur survenue est plus précoce et plus fréquente chez les patients en phase
avancée de LMC ou avec une LAL Ph+ qu'en phase chronique de LMC (voir rubrique Mises
en garde spéciales et précautions d'emploi).
Hémorragie
Des effets
indésirables hémorragiques liés au médicament, allant des pétéchies et
épistaxis aux hémorragies gastro-intestinales de grade 3 ou 4 et hémorragies du
système nerveux central (SNC) de grade 3 ou 4 ont été rapportés chez les
patients traités par SPRYCEL (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions
d'emploi).
Rétention
hydrique
Divers effets
indésirables, tels qu'épanchement pleural, ascite, œdème pulmonaire et
épanchement péricardique avec ou sans œdème superficiel peuvent être décrits
sous le terme général de "rétention hydrique". Dans l'étude chez les
patients LMC en phase chronique nouvellement diagnostiquée, après un minimum de
60 mois de suivi, les effets indésirables de rétention hydrique liés au
traitement par dasatinib
incluaient: épanchement pleural (28%), œdème superficiel (14%), hypertension
pulmonaire (5%), œdème généralisé (4%), et épanchement péricardique (4%). Une
insuffisance cardiaque congestive/un dysfonctionnement cardiaque et un œdème
pulmonaire ont été rapportés chez < 2% des patients.
Le taux cumulé
d'épanchement pleural (tous grades) lié au traitement par dasatinib au cours du
temps a été de 10% à 12 mois, 14% à 24 mois, 19% à 36 mois, 24% à 48 mois et
28% à 60 mois. Un total de 46 patients traités par dasatinib ont présenté des
épanchements pleuraux récurrents. Dix-sept patients ont présenté 2 effets
indésirables distincts, 6 ont présenté 3 effets indésirables, 18 ont présenté
de 4 à 8 effets indésirables, et 5 patients ont présenté > 8 épisodes
d'épanchements pleuraux.
Le délai
médian de survenue du premier épanchement pleural de grade 1 ou 2 lié au
traitement par dasatinib
a été de 114 semaines (de 4 à 299 semaines). Moins de 10% des patients avec un
épanchement pleural ont présenté des épanchements pleuraux sévères (grade 3 ou
4) liés au traitement par dasatinib.
Le délai médian d'apparition du premier épanchement pleural de grade ≥ 3
lié au traitement par dasatinib
a été de 175 semaines (de 114 à 274 semaines). La durée médiane des
épanchements pleuraux (tous grades) liés au traitement par dasatinib a été de 283
jours (~40 semaines).
Les
épanchements pleuraux ont été généralement réversibles et pris en charge par
une interruption du traitement par SPRYCEL, l'utilisation de diurétiques ou
d'autres soins médicaux appropriés (voir rubriques Posologie et mode
d'administration et Mises en garde spéciales et précautions d'emploi). Parmi
les patients traités par dasatinib
présentant des épanchements pleuraux liés au traitement (n = 73), 45 (62%) ont
interrompu le traitement, et 30 (41%) ont eu des réductions de doses. En outre,
34 (47%) ont reçu des diurétiques, 23 (32%) ont reçu des corticoïdes et 20
(27%) ont reçu à la fois des corticoïdes et des diurétiques. Neuf patients
(12%) ont subi une thoracocentèse thérapeutique.
Six pour cent
des patients traités par dasatinib
ont arrêté le traitement en raison d'un épanchement pleural lié au médicament.
Les
épanchements pleuraux n'ont pas affecté la capacité des patients à obtenir une
réponse. Parmi les patients traités par dasatinib présentant un
épanchement pleural, 96% ont obtenu une RCyCc, 82% ont obtenu une
RMM et 50% ont obtenu une RM4.5 malgré des interruptions ou des ajustements de
dose. Voir la rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi pour des
informations complémentaires concernant les patients atteints de LMC en phase
chronique et de LMC en phase avancée ou de LAL Ph+.
Des cas de chylothorax ont été rapportés chez des patients présentant un épanchement pleural.
Certains cas de chylothorax se sont résolus après l'arrêt, l'interruption ou la réduction de la dose de
dasatinib, mais la plupart des cas ont également nécessité une prise en charge supplémentaire.
Hypertension
artérielle pulmonaire (HTAP)
Des cas d'HTAP
(hypertension artérielle pulmonaire pré-capillaire confirmée par cathétérisme
cardiaque droit) ont été rapportés en association avec le traitement par dasatinib.
Dans ces cas, l'HTAP a été rapportée après initiation du traitement par dasatinib,
y compris après plus d'un an de traitement. Les patients ayant présenté une
HTAP pendant le traitement par dasatinib prenaient souvent des médicaments
concomitants ou présentaient des co-morbidités en plus de la pathologie
cancéreuse sous-jacente. Une amélioration des paramètres clinique et
hémodynamique a été observée après arrêt du traitement chez les patients
traités par dasatinib
présentant une HTAP.
Allongement
de l'intervalle QT
Dans l'étude
de phase III chez des patients atteints de LMC en phase chronique nouvellement
diagnostiquée, un patient (< 1%) parmi les patients traités par SPRYCEL a
présenté un allongement de l'intervalle QTcF > 500 msec, après
un minimum de 12 mois de suivi (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions
d'emploi). Aucun autre patient n'a présenté un QTcF > 500 msec après
un minimum de 60 mois de suivi.
Dans cinq
études de Phase II chez des patients résistants ou intolérants à un traitement
antérieur par imatinib,
des ECG répétés à valeur initiale et pendant le traitement ont été obtenus à
des moments pré-établis
et lus de façon centralisée pour 865 patients recevant SPRYCEL à 70 mg deux
fois par jour. L'intervalle QT a été corrigé pour le rythme cardiaque selon la
méthode de Friderica.
A tous les points suivant l'administration au jour 8, les modifications
moyennes de l'intervalle QTcF
par rapport aux valeurs initiales étaient de 4 à 6 msec, les limites
supérieures des intervalles de confiance à 95% étant < 7 msec. Parmi les 2
182 patients résistants ou intolérants à un traitement antérieur par imatinib
traités par SPRYCEL lors des études cliniques, un allongement de l'intervalle QTc a
été rapporté en tant qu'effet indésirable chez 15 d'entre eux (1%). Vingt et un
patients (1%) ont présenté un allongement de l'intervalle QTcF > 500 msec (voir
rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Effets
indésirables cardiaques
Les patients
présentant des facteurs de risque ou des antécédents de maladie cardiaque
doivent être étroitement surveillés quant aux signes ou symptômes indiquant un
dysfonctionnement cardiaque et doivent être évalués et traités d'une manière
appropriée (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Réactivation
de l'hépatite B
Des cas de
réactivation du virus de l'hépatite B ont été rapportés chez des patients
traités par des inhibiteurs de la tyrosine kinase BCR-ABL. Certains de ces cas
ont évolué vers une insuffisance hépatique aiguë ou une hépatite fulminante
requérant une transplantation hépatique ou dont l'issue a été fatale (voir
rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Dans l'étude de Phase III d'optimisation de dose chez les patients en phase chronique de LMC résistants ou intolérants à un traitement antérieur par imatinib (durée médiane de traitement: 30 mois), la fréquence de l'épanchement pleural et de l'insuffisance cardiaque congestive/dysfonctionnement cardiaque était plus basse chez les patients traités par SPRYCEL 100 mg une fois par jour que chez ceux traités par SPRYCEL 70 mg deux fois par jour. La myélosuppression a aussi été rapportée moins fréquemment dans le groupe de traitement de 100 mg une fois par jour (voir Anomalies des paramètres biologiques ci-dessous). La durée médiane de traitement dans le groupe 100 mg une fois par jour a été de 37 mois (de 1-91 mois). Les taux cumulés des effets indésirables sélectionnés rapportés avec la dose initiale recommandée de 100 mg une fois par jour sont indiqués dans le Tableau 6a.
Tableau 6a : Effets indésirables sélectionnés rapportés dans l'étude de phase 3 d'optimisation de dose (patients atteints de LMC en phase chronique intolérants ou résistants à l'imatinib)aDans l'étude de Phase III d'optimisation de dose chez les patients en phase avancée de LMC et les patients atteints de LAL Ph+, la durée médiane de traitement a été de 14 mois pour les phases accélérées de LMC, 3 mois pour les phases blastiques myéloïdes de LMC, 4 mois pour les phases blastiques lymphoïdes et 3 mois pour les LAL Ph+. Les effets indésirables sélectionnés, qui ont été rapportés avec la dose initiale recommandée de 140 mg une fois par jour sont présentés dans le Tableau 6b. Une dose de 70 mg deux fois par jour a également été étudiée. La dose de 140 mg une fois par jour a montré un profil d'efficacité comparable à celui de la dose de 70 mg deux fois par jour, mais un profil de tolérance plus favorable.
Tableau 6b : Effets indésirables sélectionnés rapportés dans l'étude de Phase III d'optimisation de dose : Phase avancée de LMC et LAL Ph+aDe plus, SPRYCEL a été administré en association avec une chimiothérapie dans deux études menées auprès d'un total de 161 patients pédiatriques atteints de LAL Ph+. Dans l'étude pivot, 106 patients pédiatriques ont reçu SPRYCEL en association à une chimiothérapie selon un schéma posologique continu. Dans l'étude support, sur 55 patients pédiatriques, 35 patients ont reçu SPRYCEL en association à une chimiothérapie selon un schéma posologique discontinu (deux semaines de traitement suivies d'une à deux semaines sans traitement) et 20 patients ont reçu SPRYCEL en association à une chimiothérapie selon un schéma posologique continu. Parmi les 126 patients pédiatriques atteints de LAL Ph+ traités par SPRYCEL selon un schéma posologique continu, la durée médiane du traitement a été de 23,6 mois (intervalle : 1,4 à 33 mois).
Parmi les 126 patients pédiatriques atteints de LAL Ph+ recevant le traitement selon le schéma posologique continu, 2 patients (1,6%) ont présenté des effets indésirables entraînant l'arrêt du traitement. Les effets indésirables rapportés à une fréquence ≥10% dans ces deux études pédiatriques chez des patients recevant le traitement selon un schéma posologique continu sont présentés dans le Tableau 7. Il est à noter qu'un épanchement pleural a été rapporté chez 7 patients (5,6%) de ce groupe, qui n'est donc pas mentionné dans le tableau.
Tableau 7 : Effets indésirables rapportés chez ≥ 10% des patients pédiatriques atteints de LAL Ph+ traités par SPRYCEL selon un schéma posologique continu en association à une chimiothérapie (N=126)aAnomalies
des paramètres biologiques
Hématologie
Dans l'étude
de Phase III de LMC en phase chronique nouvellement diagnostiquée, après un
minimum de 12 mois de suivi, les anomalies biologiques suivantes de grade 3 et
4 ont été rapportées chez des patients prenant SPRYCEL : neutropénie (21%), thrombocytopénie
(19%) et anémie (10%). Après un minimum de 60 mois de suivi, les taux
cumulatifs de neutropénie, thrombocytopénie
et anémie ont été de 29%, 22% et 13%, respectivement.
Chez les patients traités par SPRYCEL, atteints de la LMC en phase chronique nouvellement diagnostiquée et qui ont présenté une myélosuppression de grade 3 ou 4, la résolution est généralement survenue suite à de brèves interruptions d'administration et/ou des réductions de dose; le traitement a été arrêté définitivement chez 1,6% des patients après un minimum de 12 mois de suivi. Après un minimum de 60 mois de suivi, le taux cumulatif d'arrêt définitif de traitement dû à des myélosuppressions de grade 3 ou 4 a été de 2,3%.
Chez les patients atteints de LMC résistants ou intolérants à un traitement antérieur par imatinib, des cytopénies (thrombocytopénie, neutropénie et anémie) ont été rapportés constamment. Cependant, la survenue des cytopénies s'est montrée clairement dépendante de la phase de la maladie. La fréquence des anomalies hématologiques de grade 3 ou 4 est présentée dans le Tableau 8.
Tableau 8 : Anomalies biologiques hématologiques de grade CTC 3/4 dans les études cliniques chez les patients résistants ou intolérants à un traitement antérieur par imatinibaLe taux cumulatif
des cytopénies de grade 3 ou 4 parmi les patients traités à 100 mg une fois par
jour était similaire à 2 et 5 ans, dont neutropénie (35% vs. 36%), thrombocytopénie
(23% vs. 24%) et anémie (13% vs. 13%).
Chez les
patients ayant présenté des myélosuppressions
de grade 3 ou 4, le retour à la normale est généralement survenu après de
brèves interruptions et/ou réductions de dose et après arrêt définitif du
traitement dans 5% des cas. La plupart des patients ont poursuivi le traitement
sans récidive d'autres signes de myélosuppression.
Biochimie
Dans l'étude
de Phase III de LMC en phase chronique nouvellement diagnostiquée, après un
minimum de 12 mois de suivi, des cas d'hypophosphatémie de grade 3 ou 4 ont été
rapportées chez 4% des patients traités par SPRYCEL, et des augmentations des
transaminases, de créatinine et de bilirubine de grades 3 ou 4 ont été
rapportées chez ≤ 1% des patients. Après un minimum de 60 mois de suivi,
le taux cumulatif d'hypophosphatémie de grade 3 ou 4 a été de 7%, d'augmentation
de créatinine et de bilirubine de grades 3 ou 4 a été de 1%, d'augmentation des
transaminases est resté à 1%. Les anomalies portant sur ces paramètres
biochimiques ne sont pas à l'origine d'arrêts de traitement par SPRYCEL.
Suivi à 2
ans
Des augmentations
des transaminases ou de la bilirubine à un grade 3 ou 4 ont été rapportées chez
1% des patients atteints de LMC (résistants ou intolérants à l'imatinib)
en phase chronique, mais cette fréquence a été supérieure chez les patients
atteints de LMC en phase avancées et dans les LAL Ph+ atteignant 1% à 7% des
patients. Cet événement a été habituellement traité par réduction de dose ou
par interruption de traitement. Dans l'étude de Phase III d'optimisation de
dose dans le traitement de la LMC en phase chronique, des élévations de
transaminases ou de bilirubine de grades 3 ou 4 ont été rapportées chez ≤
1% des patients avec une incidence faible, similaire dans les quatre groupes de
traitement. Dans l'étude de Phase III d'optimisation de dose dans le traitement
de la LMC en phase avancée et de la LAL Ph+, des élévations de transaminases ou
de bilirubine de grades 3 ou 4 ont été rapportées chez 1 à 5% des patients dans
tous les groupes de traitement.
Environ 5% des patients traités par SPRYCEL qui avaient une calcémie normale ont présenté une hypocalcémie transitoire de grade 3 ou 4 durant l'étude. En général, la survenue d'une hypocalcémie n'était pas associée à des symptômes cliniques. Les patients ayant développé une hypocalcémie de grade 3 ou 4 ont vu leur taux revenir à la normale après supplémentation orale en calcium. Des hypocalcémies, hypokaliémies et hypophosphatémies de grades 3 et 4 ont été rapportées dans toutes les phases de LMC mais ont été rapportées à une fréquence plus élevée chez les patients en phase blastique myéloïde ou blastique lymphoïde de LMC et LAL Ph+. Des élévations de la créatinine de grade 3 ou 4 ont été rapportées chez moins de 1% des patients en phase chronique de LMC et cette fréquence était augmentée de 1 à 4% chez les patients en phase avancée de LMC.
Population
pédiatrique
Le profil de
tolérance de SPRYCEL administré en monothérapie chez les patients pédiatriques
atteints de LMC Ph+ PC était similaire au profil de tolérance chez les adultes.
Le profil de tolérance de SPRYCEL administré en association à une
chimiothérapie chez les patients pédiatriques atteints de LAL Ph+ était
cohérent avec le profil de tolérance connu de SPRYCEL chez l'adulte et avec les
effets attendus de la chimiothérapie, à l'exception d'un taux d'épanchement
pleural inférieur chez les patients pédiatriques par rapport aux adultes.
Dans les études pédiatriques portant sur la LMC, les taux d'anomalies biologiques étaient cohérents avec les valeurs biologiques attendues chez l'adulte.
Dans les études pédiatriques portant sur la LAL, les taux d'anomalies biologiques étaient cohérents avec le profil connu de paramètres biologiques chez l'adulte, dans le contexte d'un patient atteint d'une leucémie aiguë recevant une chimiothérapie.
Autre
population spéciale
Bien que le
profil de tolérance de SPRYCEL dans la population âgée soit similaire à celui
dans la population plus jeune, les patients âgés de 65 ans et plus sont plus
sujets aux effets indésirables fréquemment rapportés tels que fatigue,
épanchement pleural, dyspnée, toux, hémorragie gastro- intestinale basse et
perturbation de l'appétit ; ils sont plus susceptibles de développer des effets
indésirables moins fréquemment rapportés tels que distension abdominale,
sensations vertigineuses, épanchement péricardique, insuffisance cardiaque
congestive, perte de poids, et ils doivent être étroitement surveillés (voir
rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Déclaration
des effets indésirables suspectés
La déclaration
des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est
importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du
médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable
suspecté via le système national de déclaration - voir Agence nationale de
sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres
Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Voir plus
Femmes en
âge de procréer/contraception chez les hommes et les femmes
Les hommes
sexuellement actifs et les femmes en âge de procréer doivent utiliser une
méthode de contraception efficace pendant le traitement.
Grossesse
Sur la base de
l'experience d'utilisation chez l'homme, le dasatinib est suspecté de provoquer des malformations
congénitales incluant des malformations du tube neural, et des effets
pharmacologiques nocifs sur le fœtus, lorsqu'il est administré pendant la grossesse.
Des études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la
reproduction (voir rubrique Données de sécurité préclinique).
SPRYCEL
ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse sauf si l'état clinique de la
patiente nécessite un traitement par dasatinib. Si
SPRYCEL est utilisé pendant la grossesse, la patiente doit être informée du
risque potentiel pour le fœtus.
Allaitement
Les données
sur l'excrétion du dasatinib dans le lait maternel
humain ou animal sont limitées/insuffisantes. Les données physico-chimiques et
les données pharmacodynamiques/toxicologiques disponibles orientent vers une
excrétion de dasatinib dans le lait maternel et le
risque pour l'enfant allaité ne peut être exclu.
L'allaitement
doit être interrompu durant le traitement par SPRYCEL.
Fertilité
Dans les
études effectuées chez l'animal, la fertilité des rats mâles et femelles n'a
pas été affectée par le traitement par dasatinib
(voir rubrique Données de sécurité préclinique). Les médecins et autres
professionnels de santé devraient informer les patients de sexe masculin d'âge
approprié sur les effets éventuels du SPRYCEL sur la fertilité, notamment sur
l'éventualité de la préservation de sperme.
Interactions médicamenteuses
Dasatinib est un substrat et un inhibiteur du cytochrome P450 (CYP)
3A4. Par conséquent, il existe un risque potentiel d'interaction avec
d'autres médicaments co-administrés, qui sont principalement
métabolisés par le CYP3A4 ou qui modulent son activité (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
L'utilisation concomitante de dasatinib et de médicaments ou substances puissants inhibiteurs du CYP3A4 (exemple : kétoconazole, itraconazole, érythromycine, clarithromycine, ritonavir, télithromycine, jus de pamplemousse) peut augmenter l'exposition au dasatinib. Par conséquent, chez les patients traités par dasatinib, l'administration concomitante d'inhibiteurs puissants du CYP3A4 n'est pas recommandée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
L'utilisation concomitante de dasatinib et de médicaments inducteurs du CYP3A4 (exemple : dexaméthasone, phénytoïne, carbamazépine, rifampicine, phénobarbital ou préparations à base de plantes contenant de l'Hypericum perforatum connu sous le nom de millepertuis) peut réduire de manière substantielle l'exposition au dasatinib et ainsi potentiellement augmenter le risque d'échec thérapeutique. Par conséquent, chez les patients recevant dasatinib, les médicaments administrés de manière concomitante devront être choisis pour avoir un faible potentiel d'induction du CYP3A4 (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
L'utilisation concomitante de dasatinib et d'un substrat du CYP3A4 pourrait augmenter l'exposition à ce dernier. Par conséquent, la prudence est recommandée lors de la co-administration de dasatinib et d'un substrat du CYP3A4 à faible index thérapeutique, comme notamment astémizole, terfénadine, cisapride, pimozide, quinidine, bépridil ou alcaloïdes de l'ergot de seigle (ergotamine, dihydroergotamine) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
L'utilisation concomitante de dasatinib et d'un antihistaminique-H2 (exemple : famotidine), d'un inhibiteur de pompe à protons (exemple: oméprazole) ou d'hydroxyde d'aluminium/hydroxyde de magnésium peut réduire l'exposition au dasatinib. Les antihistaminiques H2 et les inhibiteurs de pompe à protons ne sont pas recommandés. Les produits à base d'hydroxyde d'aluminium et/ou d'hydroxyde de magnésium doivent être administrés au moins 2 heures avant ou 2 heures après la prise de dasatinib (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Populations particulières
D'après les résultats d'une étude de pharmacocinétique en dose-unique,
les patients présentant une altération légère, modérée ou sévère de la
fonction hépatique peuvent recevoir le traitement à la posologie
initiale recommandée (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).
Etant donné les limites de cette étude, dasatinib doit être administré
avec précaution chez les patients atteints d'insuffisance hépatique.
Principaux effets indésirables
Myélosuppression
Le traitement par dasatinib est associé à des anémies, des neutropénies
et des thrombocytopénies. Leur survenue est plus précoce et plus
fréquente dans les phases avancées de LMC ou dans la LAL Ph+, que dans
les phases chroniques de LMC. Chez les patients adultes atteints de LMC
en phase avancée ou de LAL Ph+ traités par dasatinib en monothérapie,
des numérations de la formule sanguine (NFS) doivent être effectuées
une fois par semaine durant les 2 premiers mois, puis une fois par
mois, et en fonction de l'état clinique. Chez les patients adultes et
pédiatriques atteints de LMC en phase chronique, des numérations de la
formule sanguine doivent être effectuées toutes les 2 semaines pendant
12 semaines, puis tous les 3 mois, ou selon la clinique. Chez les
patients pédiatriques atteints de LAL Ph+ traités par dasatinib en
association à une chimiothérapie, des NFS doivent être effectuées avant
de débuter chaque cure de chimiothérapie et en fonction de l'état
clinique. Pendant les cures de chimiothérapie de consolidation, les NFS
doivent être effectuées tous les 2 jours jusqu'au retour à la normale
(voir rubriques Posologie et mode d'administration et Effets indésirables).
Les cas de myélosuppression sont généralement réversibles et le plus
souvent pris en charge par un arrêt temporaire de dasatinib ou par une
réduction de dose.
Accidents hémorragiques
Chez les patients atteints de LMC en phase chronique (n=548), 5
patients (1%) ayant reçu du dasatinib ont présenté une hémorragie de
grade 3 ou 4. Dans des études cliniques menées chez les patients
atteints de LMC en phase avancée, ayant reçu la dose recommandée de
SPRYCEL (n=304), une hémorragie sévère du système nerveux central (SNC)
est survenue chez 1% des patients. Un cas d'évolution fatale était
associé à une thrombocytopénie de grade 4 selon le Common Toxicity
Criteria (CTC). Une hémorragie gastro-intestinale de grade 3 ou 4 est
survenue chez 6% des patients atteints de LMC en phase avancée et a
généralement nécessité l'interruption du traitement et des
transfusions. D'autres hémorragies de grade 3 ou 4 sont survenues chez
2% des patients atteints de LMC en phase avancée. La plupart de ces
effets indésirables hémorragiques liés au traitement chez ces patients
ont été associées à une thrombocytopénie de grade 3 ou 4 (voir rubrique
Effets indésirables). De plus, des essais in vitro et in vivo suggèrent un effet réversible du traitement par SPRYCEL sur l'activation des plaquettes.
Des précautions doivent être prises chez les patients nécessitant un traitement par des médicaments antiagrégants plaquettaires ou par anticoagulants.
Rétention hydrique
Dasatinib est associé à des rétentions hydriques. Dans l'étude de Phase
III menée chez les patients atteints de LMC en phase chronique
nouvellement diagnostiquée, des cas de rétention hydrique de grade 3 ou
4 ont été rapportés chez 13 patients (5%) du groupe traité par
dasatinib et chez 2 patients (1%) du groupe traité par imatinib, après
un minimum de 60 mois de suivi (voir rubrique Effets indésirables).
Chez tous les patients atteints de LMC en phase chronique traités par
SPRYCEL, des rétentions hydriques sévères sont survenues chez 32
patients (6%) recevant SPRYCEL à la dose recommandée (n=548). Dans les
études cliniques menées chez des patients atteints de LMC en phase
avancée ou LAL Ph+ recevant SPRYCEL à la dose recommandée (n=304), des
rétentions hydriques de grade 3 ou 4 ont été rapportées chez 8% des
patients, incluant des épanchements pleuraux et péricardiques de grade
3 ou 4, rapportés respectivement chez 7% et 1% des patients. Chez ces
patients, des œdèmes pulmonaires ainsi que des hypertensions
pulmonaires de grade 3 ou 4 ont chacun été rapportés chez 1% des
patients.
Les patients développant des symptômes évoquant un épanchement pleural, tels qu'une dyspnée ou une toux sèche, doivent être explorés par des radiographies pulmonaires. Les épanchements pleuraux de grade 3 ou 4 peuvent nécessiter des ponctions évacuatrices et la mise sous oxygène. Les effets indésirables de rétentions hydriques ont généralement été pris en charge par des traitements symptomatiques dont des diurétiques et des cures courtes de stéroïdes (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Effets indésirables). Les patients âgés de 65 ans et plus, comparés à des patients plus jeunes, sont plus susceptibles de développer un épanchement pleural, une dyspnée, une toux, un épanchement péricardique et une insuffisance cardiaque congestive, et doivent être étroitement surveillés. Des cas de chylothorax ont également été rapportés chez des patients présentant un épanchement pleural (voir rubrique Effets indésirables).
Hypertension artérielle pulmonaire (HTAP)
Des cas d'HTAP (hypertension artérielle pulmonaire pré-capillaire
confirmée par cathétérisme cardiaque droit) ont été rapportés en
association avec le traitement par dasatinib (voir rubrique Effets indésirables).
Dans ces cas, l'HTAP a été rapportée après initiation du traitement par
dasatinib, y compris après plus d'un an de traitement.
Avant d'initier un traitement par dasatinib, les signes ou symptômes de maladie cardio-pulmonaire sous-jacente doivent être recherchés. Une échographie cardiaque doit être effectuée à l'initiation du traitement chez tout patient qui présente des symptômes de maladie cardiaque et doit être envisagée chez les patients ayant des facteurs de risque de maladie pulmonaire ou cardiaque. Chez les patients qui développent une dyspnée et une fatigue après instauration du traitement, les étiologies fréquentes doivent être recherchées, y compris épanchement pleural, œdème pulmonaire, anémie, ou infiltration pulmonaire. Conformément aux recommandations de prise en charge des effets indésirablesextra-hématologiques (voir rubrique Posologie et mode d'administration), la dose de dasatinib doit être réduite ou le traitement interrompu pendant cette évaluation. Si aucune explication n'est trouvée, ou s'il n'y a aucune amélioration après réduction de dose ou arrêt du traitement, le diagnostic d'HTAP doit être envisagé. L'approche diagnostique doit suivre les recommandations. Si l'HTAP est confirmée, le traitement par dasatinib doit être arrêté définitivement. Le suivi doit être effectué en accord avec les recommandations. Une amélioration des paramètres clinique et hémodynamique a été observée après arrêt du traitement chez les patients traités par dasatinib présentant une HTAP.
Allongement de l'intervalle QT
Les données in vitro suggèrent que SPRYCEL peut potentiellement
entraîner un allongement de la repolarisation ventriculaire cardiaque
(intervalle QT) (voir rubrique Données de sécurité préclinique).
Chez 258 patients traités par dasatinib et 258 patients traités par
imatinib dans l'étude de Phase III menée dans la LMC en phase chronique
nouvellement diagnostiquée après un minimum de 60 mois de suivi, 1
patient (< 1%) dans chaque groupe présentait, comme effet
indésirable, un allongement de l'intervalle QTc. Les médianes de
l'allongement de l'intervalle QTcF par rapport à la valeur initiale
étaient de 3,0 msec chez les patients traités par dasatinib contre 8,2
msec chez les patients traités par imatinib. Un patient (< 1%) dans
chaque groupe a présenté un allongement de l'intervalle QTcF > 500
msec. Chez 865 patients atteints de leucémie traités par dasatinib dans
les essais cliniques de Phase II, les variations moyennes de
l'intervalle QTc par rapport à la valeur initiale (utilisant la méthode
de Fredericia QTcF), étaient de 4 à 6 msec ; la valeur maximale de la
limite supérieure des intervalles de confiance à 95% des variations
moyennes était < 7 msec. (Voir rubrique Effets indésirables).
Parmi les 2 182 patients résistants ou intolérants à un traitement
antérieur par imatinib ayant reçu dasatinib dans les études cliniques,
15 (1%) ont eu une prolongation de l'intervalle QTc rapportée comme un
effet indésirable. Vingt et un de ces patients (1%) ont eu un QTcF >
500 msec.
Dasatinib doit être administré avec précaution chez les patients présentant ou susceptibles de développer un allongement de l'intervalle QTc. Cela inclut les patients présentant une hypokaliémie ou une hypomagnésémie, les patients présentant un syndrome d'allongement congénital du QT, les patients traités par des médicaments antiarythmiques ou d'autres médicaments susceptibles d'entraîner un allongement de l'intervalle QT et les patients ayant reçu des doses cumulatives d'anthracyclines élevées. L'hypokaliémie et l'hypomagnésémie doivent être corrigées avant administration de dasatinib.
Effets indésirables cardiaques
Le dasatinib a été étudié lors d'un essai clinique randomisé chez 519
patients atteints de LMC en phase chronique nouvellement diagnostiquée,
dont certains présentaient une maladie cardiaque antérieure.
Des effets indésirables cardiaques tels qu'insuffisance cardiaque
congestive/dysfonctionnement cardiaque, épanchement péricardique,
arythmie, palpitations, allongement de l'intervalle QT et infarctus du
myocarde (y compris d'issue fatale) ont été rapportés chez les patients
traités par dasatinib. Les effets indésirables cardiaques étaient plus
fréquents chez les patients présentant des facteurs de risque ou des
antécédents de maladie cardiaque. Les patients présentant des facteurs
de risque (par exemple, hypertension, hyperlipidémie, diabète) ou des
antécédents de maladie cardiaque (par exemple, intervention coronaire
percutanée antérieure, maladie documentée des artères coronaires)
doivent être étroitement surveillés pour des signes ou symptômes
cliniques indiquant un dysfonctionnement cardiaque tels que douleurs de
poitrine, essoufflement et diaphorèse.
En cas de survenue de ces signes ou symptômes cliniques, il est conseillé aux médecins d'arrêter l'administration de dasatinib et d'envisager la nécessité d'un traitement alternatif spécifique à la LMC. Après résolution, une évaluation fonctionnelle sera pratiquée avant de reprendre le traitement par dasatinib. Le traitement par dasatinib peut reprendre à la posologie d'origine en cas d'effets indésirables légers ou modérés (≤ grade 2) et à une posologie inférieure en cas d'effets indésirables sévères (≥ grade 3) (voir rubrique Posologie et mode d'administration). Les patients poursuivant le traitement doivent être soumis à une surveillance périodique.
Les patients présentant des maladies cardiovasculaires incontrôlées ou importantes n'ont pas été inclus dans les études cliniques.
Microangiopathie thrombotique (MAT)
Les inhibiteurs de la tyrosine kinase BCR-ABL ont été associés à une
microangiopathie thrombotique (MAT), incluant des cas individuels
rapportés pour SPRYCEL (voir rubrique Effets indésirables). Si
des résultats biologiques ou cliniques associés à une MAT surviennent
chez un patient traité par SPRYCEL, le traitement par SPRYCEL doit être
interrompu et une évaluation approfondie de la MAT doit être effectuée,
incluant l'activité de l'ADAMTS13 et le dosage des anticorps
anti-ADAMTS13. Si la concentration des anticorps anti-ADAMTS13 est
élevée et associée à une faible activité d'ADAMTS13, le traitement par
SPRYCEL ne doit pas être repris.
Réactivation de l'hépatite B
Des cas de réactivation du virus de l'hépatite B ont été rapportés chez
des patients porteurs chroniques du virus et traités par des
inhibiteurs de la tyrosine kinase BCR-ABL. Certains de ces cas ont
évolué vers une insuffisance hépatique aiguë ou une hépatite fulminante
requérant une transplantation hépatique ou dont l'issue a été fatale.
Tous les patients doivent faire l'objet d'un dépistage d'une infection
par le VHB avant l'initiation d'un traitement par SPRYCEL. Un médecin
spécialisé en hépatologie doit être consulté avant instauration du
traitement chez les patients porteurs de marqueurs sérologiques
positifs (y compris ceux ayant une hépatite B active) et chez les
patients dont la sérologie devient positive au cours du traitement. Les
patients porteurs du VHB doivent être étroitement suivis tout au long
du traitement par SPRYCEL et plusieurs mois après la fin du traitement
(voir rubrique Effets indésirables).
Effets sur la croissance et le développement chez les patients pédiatriques
Dans les essais pédiatriques SPRYCEL menés chez des patients
pédiatriques atteints de LMC Ph+ PC résistants/intolérants à l'imatinib
et des patients pédiatriques atteints de LMC Ph+ PC naïfs de traitement
après au moins 2 ans de traitement, des événements indésirables liés au
traitement associés à la croissance osseuse et au développement ont été
rapportés chez 6 patients (4,6%), dont l'un pour qui l'intensité de
l'événement était sévère (retard de croissance de grade 3). Ces 6 cas
comprenaient des cas de fusion retardée des épiphyses, d'ostéopénie, de
retard de croissance et de gynécomastie (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Ces résultats sont difficiles à interpréter dans le contexte de
maladies chroniques, telles que la LMC, et nécessitent un suivi à long
terme.
Dans les essais pédiatriques SPRYCEL en association avec une chimiothérapie chez des patients pédiatriques atteints de LAL Ph+ nouvellement diagnostiquée après au maximum 2 ans de traitement, des événements indésirables liés au traitement associés à la croissance osseuse et au développement ont été rapportés chez 1 patient (0,6%). Ce cas était une ostéopénie de grade 1.
Un retard de croissance a été observé chez des patients pédiatriques traités par SPRYCEL dans les essais cliniques (voir rubrique Effets indésirables). Après une durée maximale de 2 ans de traitement, une tendance à la baisse de la taille attendue a été observée, au même degré que celle observée avec l'utilisation de la chimiothérapie seule, sans impact sur le poids et l'IMC attendus et sans association à des anomalies hormonales ou d'autres paramètres de laboratoire. Une surveillance de la croissance osseuse et du développement chez les patients pédiatriques est recommandée.
Excipients
Lactose
Ce médicament contient du lactose monohydraté. Les patients présentant
un problème héréditaire rare d'intolérance au galactose, un déficit
total en lactase ou une malabsorption du glucose ou du galactose, ne
doivent pas prendre ce médicament.
Insuffisance hépatique
Surveillance NFS
Myélosuppression
Hémorragie gastro-intestinale
Epanchement pleural
Chylothorax
Rétention hydrique
Symptomatologie respiratoire
Sujet de 65 ans et plus
Maladie cardiaque
Maladie pulmonaire
Fatigue
Hypertension artérielle pulmonaire
Risque d'allongement de l'intervalle QT
Syndrome congénital du QT long
Hypokaliémie
Hypomagnésémie
Hypertension
Hyperlipidémie
Diabète
Antécédent cardiovasculaire
Homme fertile
Patiente en âge de procréer
Microangiopathie thrombotique
Sujet porteur d'hépatite B
Surveillance croissance de l'enfant
Accident hémorragique
SPRYCEL a une influence mineure sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Les patients doivent être informés de potentiels effets indésirables tels que des étourdissements ou une vision floue pendant le traitement par dasatinib. En conséquence, une attention particulière en cas de conduite de véhicule ou de machines est recommandée.
Substances
actives susceptibles d'augmenter les concentrations plasmatiques de dasatinib
Les études in
vitro montrent que dasatinib est un substrat du
CYP3A4. L'utilisation concomitante de dasatinib et de
médicaments ou substances puissants inhibiteurs du CYP3A4 (exemple : kétoconazole, itraconazole,
érythromycine, clarithromycine, ritonavir,
télithromycine, jus de pamplemousse) peut augmenter
l'exposition au dasatinib. Par conséquent, chez les
patients traités par dasatinib, l'administration
systémique d'un inhibiteur puissant du CYP3A4 n'est pas recommandée (voir
rubrique Posologie et mode d'administration).
Aux concentrations cliniquement significatives, la liaison de dasatinib aux protéines plasmatiques est approximativement de 96% sur la base des expériences in vitro. Aucune étude d'évaluation de l'interaction de dasatinib avec d'autres médicaments liés aux protéines n'a été menée. L'altération de cette interaction et sa signification clinique ne sont pas connues.
Substances
actives susceptibles de diminuer les concentrations plasmatiques de dasatinib
L'administration
de dasatinib après 8 jours d'administration
quotidienne, le soir, de 600 mg de rifampicine, puissant inducteur du CYP3A4,
réduit l'ASC (aire sous la courbe) de dasatinib de
82%. D'autres médicaments inducteurs du CYP3A4 (exemple : dexaméthasone,
phénytoïne, carbamazépine, phénobarbital ou
préparations à base de plante contenant de l'Hypericum
perforatum connu sous le nom de millepertuis)
peuvent également augmenter le métabolisme et diminuer les concentrations
plasmatiques de dasatinib. En conséquence,
l'utilisation concomitante de dasatinib et de
puissants inducteurs du CYP3A4, n'est pas recommandée. Chez les patients pour
lesquels la rifampicine ou d'autres inducteurs du CYP3A4 sont indiqués, des
thérapeutiques alternatives entraînant une induction enzymatique plus faible
doivent être envisagées. L'utilisation concomitante de dexaméthasone,
un inducteur faible du CYP3A4, est autorisée avec le dasatinib
; l'ASC du dasatinib devrait diminuer d'environ 25%
avec l'utilisation concomitante de dexaméthasone, ce
qui est peu susceptible d'être cliniquement significatif.
Antihistaminiques-H2
et inhibiteurs de pompe à protons
Une inhibition
prolongée de la sécrétion acide gastrique par des antihistaminiques H2 ou des
inhibiteurs de pompe à protons (par exemple : famotidine,
oméprazole) risque de réduire l'exposition au dasatinib. Dans une étude en dose unique conduite chez des
volontaires sains, l'administration de famotidine 10
heures avant une dose unique de SPRYCEL a réduit l'exposition au dasatinib de 61%. Lors d'une étude chez 14 sujets sains,
l'administration d'une dose unique de 100-mg de SPRYCEL, 22 heures après
administration de 40-mg d'oméprazole pendant 4-jours
à l'état d'équilibre, a réduit l'ASC du dasatinib de
43% et la Cmax du dasatinib
de 42%. L'utilisation d'antiacides doit être envisagée en remplacement des
antihistaminiques H2 ou des inhibiteurs de pompe à protons chez les patients
traités par SPRYCEL (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Antiacides
Des données
non-cliniques montrent que la solubilité du dasatinib
est pH-dépendante. Chez des sujets sains, l'utilisation concomitante
d'antiacides à base d'hydroxyde d'aluminium / d'hydroxyde de magnésium avec
SPRYCEL a réduit l'ASC d'une dose unique de SPRYCEL de 55% et la Cmax de 58%. Cependant, lorsque les antiacides
ont été administrés deux heures avant une dose unique de SPRYCEL, aucun
changement significatif de la concentration ou de l'exposition au dasatinib n'a été observé. Par conséquent, les antiacides
peuvent être administrés au moins 2 heures avant ou 2 heures après la prise du
SPRYCEL (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Substances
actives dont les concentrations plasmatiques sont susceptibles d'être modifiées
pardasatinib
L'utilisation concomitante du dasatinib et d'un substrat du CYP3A4 peut augmenter
l'exposition au substrat du CYP3A4. Dans une étude chez des sujets sains, une
dose unique de 100 mg de dasatinib a augmenté l'ASC
et la Cmax de la simvastatine,
substrat connu du CYP3A4, de 20% et 37% respectivement. On ne peut pas exclure
une augmentation de cet effet suite à des doses répétées de dasatinib. Par conséquent, les substrats du CYP3A4
connus pour avoir un faible index thérapeutique (exemple : astémizole,
terfénadine, cisapride, pimozide, quinidine, bépridil ou alcaloïdes de l'ergot de seigle [ergotamine, dihydroergotamine]) doivent être administrés avec
précaution chez les patients recevant dasatinib (voir
rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Les données in
vitro montrent un risque potentiel d'interaction avec les substrats du
CYP2C8, tels les glitazones.
Population
pédiatrique
Les études
d'interaction n'ont été réalisées que chez l'adulte.
SPRYCEL_08012020_AVIS_CT17812
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Télécharger le documentMédicaments ciblant BCR-ABL?: IMATINIB, DASATINIB, NILOTINIB, BOSUTINIB, PONATINIB et médicament ciblant JAK : RUXOLITINIB
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Télécharger le documentNoyau du comprimé : Lactose monohydraté, Cellulose microcristalline, Croscarmellose sodique, Hydroxypropylcellulose, Magnésium stéarate, Pelliculage : Hypromellose, Titane dioxyde, Macrogol 400
BRISTOL-MYERS SQUIBB
3 Rue Joseph Monier
92500
RUEIL MALMAISON
Code UCD7 : 9326223
Code UCD13 : 3400893262238
Code CIS : 61892368
T2A médicament : Non
Laboratoire exploitant : BRISTOL-MYERS SQUIBB
Prix vente TTC : 1779.4€
Taux de TVA : 2.1%
TFR (Tarif Forfaitaire de Responsabilité) : Non
Base de remboursement : 1779.4€
Taux SS : 100%
Agréments collectivités : Oui
Code acte pharmacie : PH1
Date AMM : 09/01/2009
Rectificatif AMM : 16/06/2022
Marque : SPRYCEL
Gamme : Sans gamme
Code GTIN13 : 3400939159584
Référence LPPR : Aucune
DASATINIB BIOGARAN 100 mg, comprimé pelliculé, boîte de 30 plaquettes de 1
DASATINIB EG 100 mg, comprimé pelliculé, boîte de 30 plaquettes prédécoupées de 1
DASATINIB KRKA 100 mg, comprimé pelliculé, boîte de 30
DASATINIB SANDOZ 100 mg, comprimé pelliculé, boîte de 30 plaquettes prédécoupées de 1
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