QUÉTIAPINE
Les gammes de produits
QUETIAPINE VIATRIS LP 300 mg cp LP
Remboursable
Sur prescription seulement
Forme :
Comprimé à libération prolongée
Catégories :
Neurologie-psychiatrie, Neuroleptiques, Diazépines, oxazépines et thiazépines, Quétiapine
Principes actifs :
Quétiapine
Posologie pour QUETIAPINE VIATRIS LP 300 mg cp LP
Indications
Schizophrénie, Episode maniaque modéré à sévère associé aux troubles bipolaires, Episode dépressif majeur dans les troubles bipolaires, Prévention des récidives dans le cadre d'un trouble bipolaire, Episode dépressif majeur en deuxième intention
Posologie
Adulte de plus de 18 ans . Traitement de J1. Schizophrénie
1 comprimé au moins 1 heure avant le repas pendant 1 jour.
A avaler entier sans diviser, mâcher ou écraser.
Adulte de plus de 18 ans . Traitement de J1. Episode maniaque modéré à sévère associé aux troubles bipolaires
1 comprimé au moins 1 heure avant le repas pendant 1 jour.
A avaler entier sans diviser, mâcher ou écraser.
Adulte de plus de 18 ans . Traitement d'entretien. Schizophrénie (implicite)
2 comprimés 1 fois par jour au moins 1 heure avant le repas.
A avaler entier sans diviser, mâcher ou écraser.
Adulte de plus de 18 ans . Traitement d'entretien. Episode maniaque modéré à sévère associé aux troubles bipolaires
2 comprimés 1 fois par jour au moins 1 heure avant le repas.
A avaler entier sans diviser, mâcher ou écraser.
Adulte de plus de 18 ans . Traitement d'entretien. Prévention des récidives dans le cadre d'un trouble bipolaire
2 comprimés 1 fois par jour le soir au coucher à distance du repas.
A avaler entier sans diviser, mâcher ou écraser.
Adulte de plus de 18 ans . Traitement adjuvant : en entretien. Episode dépressif majeur en deuxième intention
1 comprimé par jour le soir au coucher à distance du repas.
A avaler entier sans diviser, mâcher ou écraser.
Adulte de 18 ans à 65 ans . Traitement d'entretien. Episode dépressif majeur dans les troubles bipolaires (implicite)
1 comprimé par jour le soir au coucher à distance du repas.
A avaler entier sans diviser, mâcher ou écraser.
Administration
Voie orale
Recommandations patient
INFORMEZ
IMMÉDIATEMENT UN MÉDECIN EN CAS DE:
- Fièvre,
rigidité musculaire sévère, sueurs ou niveau de conscience diminué. Un
traitement médical immédiat peut être nécessaire.
- Mouvements incontrôlables, particulièrement au niveau du visage ou de la
langue.
- Sensations vertigineuses ou sensation de somnolence intense.
- Convulsions.
- Erection prolongée et douloureuse.
- Rythme cardiaque rapide et irrégulier, même au repos, palpitations, problèmes
respiratoires, douleurs thoraciques ou fatigue inexpliquée.
- Fièvre, symptômes pseudo-grippaux, gorge douloureuse, ou tout autre
infection.
- Constipation associée à une douleur abdominale persistante, ou une
constipation n'ayant pas répondu à un traitement.
ARRÊTER LE TRAITEMENT ET CONTACTER IMMÉDIATEMENT UN MÉDECIN en cas de :
- Eruption cutanée généralisée avec des cloques et une desquamation de la peau,
en particulier autour de la bouche, du nez, des yeux et des organes génitaux.
- Eruption cutanée plus grave provoquant une desquamation importante de la
peau.
- Eruption cutanée généralisée, température corporelle élevée,
élévations des enzymes hépatiques, anomalies sanguines, gonflement des
ganglions lymphatiques et autres atteintes organiques.
- Petites cloques remplies de pus.
- Eruption cutanée avec taches irrégulières rouges qui démangent.
En cas de PENSÉES SUICIDAIRES ou d'automutilation à un moment donné, contacter immédiatement un médecin ou se rendre directement à l'hôpital.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicule ou d'utilisation de machines (risques de somnolence).
Ne pas BOIRE de jus de pamplemousse lors de la prise de ce médicament.
PRUDENCE en cas de prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
Contre-indications pour QUETIAPINE VIATRIS LP 300 mg cp LP
- Patient de moins de 6 ans
- Allaitement
- Patient de 6 à 18 ans
- Grossesse
Effets indésirables pour QUETIAPINE VIATRIS LP 300 mg cp LP
Niveau d’apparition des effets indésirables
Fréquent
Asthénie
Constipation
Dyspepsie
Hyperprolactinémie
Hypotension orthostatique
Irritabilité
Leucopénie
Palpitation
Tachycardie
Idée suicidaire
Cauchemars
Dysarthrie
Dyspnée
Elévation des gamma GT
Hyperglycémie
Oedème périphérique
Rêves anormaux
Augmentation de l'appétit
Vision trouble
Pyrexie
Vomissement
Augmentation des éosinophiles
Augmentation de la glycémie
Comportement suicidaire
Augmentation de la TSH
Diminution de la T3
Diminution de la T4
Diminution de la T4 libre
Diminution du nombre de neutrophiles
Augmentation des taux sanguins d'alanine aminotransférase
Peu fréquent
Anémie
Bradycardie
Convulsions
Diabète
Hyponatrémie
Hypothyroïdie
Rétention urinaire
Rhinite
Thrombocytopénie
Dysphagie
Syncope
Allongement de l'intervalle QT
Dyskinésie tardive
Neutropénie
Réaction cutanée allergique
Hypersensibilité
Diminution du nombre de plaquettes
Dysfonction sexuelle
Syndrome des jambes sans repos
Exacerbation de diabète
Augmentation des taux sanguins d'aspartate aminotransférase
Diminution de la T3 libre
Rare
Galactorrhée
Hépatite
Ictère
Iléus
Pancréatite
Priapisme
Thrombo-embolie veineuse
Agranulocytose
Syndrome malin des neuroleptiques
Somnambulisme
Gonflement des seins
Hypothermie
Obstruction intestinale
Trouble menstruel
Parasomnie
Elévation de la créatine-phosphokinase sérique
Syndrome métabolique
Très rare
Oedème de Quincke
Syndrome de Stevens-Johnson
Réaction anaphylactique
Rhabdomyolyse
Anomalie de la sécrétion d'hormone antidiurétique
Inconnu
Accident vasculaire cérébral
Arythmie ventriculaire
Syndrome d'apnée du sommeil (SAOS)
Torsades de pointes
Erythème polymorphe
Arrêt cardiaque
Akathisie
Cardiomyopathie
Myocardite
Vascularite cutanée
Réaction cutanée sévère
Nécrolyse épidermique toxique
Pustulose exanthématique aiguë généralisée
Augmentation du LDL cholestérol
Mort subite inexpliquée
Syndrome DRESS
Syndrome de sevrage néonatal
Les effets indésirables les plus couramment rapportés avec la quétiapine (> 10 %) sont : somnolence, sensations vertigineuses, céphalées, bouche sèche, symptômes de sevrage (à l'arrêt du traitement), augmentation des concentrations sériques de triglycérides, augmentation du cholestérol total (principalement du cholestérol LDL), diminution du cholestérol HDL, prise de poids, diminution du taux d'hémoglobine et symptômes extrapyramidaux.
Les fréquences des effets indésirables associés à un traitement par quétiapine sont présentées sous forme de tableau (voir tableau 1 ci-dessous), selon le format recommandé par le « Conseil pour les Organisations Internationales des Sciences Médicales » (groupe de travail CIOMS III, 1995).
Tableau 1 : Effets indésirables associés à un traitement par la quétiapine
Les fréquences des effets indésirables sont répertoriées comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et indéterminée (ne peut être estimé sur la base des données disponibles).
1 Voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi.
2 Une somnolence peut apparaître particulièrement pendant les deux premières semaines de traitement, mais disparaît généralement avec la poursuite du traitement par quétiapine.
3 Des élévations asymptomatiques (modifications de la normale à 3 x ULN à un moment quelconque) des transaminases sériques (ALAT, ASAT) ou des gamma-GT ont été observées chez quelques patients traités par la quétiapine. Ces élévations étaient habituellement réversibles avec la poursuite du traitement par la quétiapine.
4 Comme avec d'autres antipsychotiques à action alpha1-adréno-bloquante, la quétiapine peut fréquemment provoquer une hypotension orthostatique associée à des sensations vertigineuses, une tachycardie et, chez certains patients, des syncopes, surtout pendant la période d'adaptation posologique initiale (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
5 Le calcul de la fréquence de ces effets indésirables a été fait sur la seule base des données post-commercialisation de la forme comprimé à libération immédiate de quétiapine.
6 Des glycémies à jeun ≥ 126 mg/dl (≥ 7,0 mmol/l) ou des glycémies non à jeun ≥ 200 mg/dl (≥ 11,1 mmol/l), au moins une fois.
7 Une augmentation du taux de dysphagie avec la quétiapine versus placebo n'a été observée que lors d'études cliniques portant sur la dépression bipolaire.
8 Basé sur une augmentation de plus de 7 % du poids corporel par rapport à la valeur de base. Survient principalement pendant les premières semaines de traitement chez les adultes.
9 Les symptômes de sevrage suivants ont été observés le plus fréquemment au cours d'études cliniques à court terme contrôlées versus placebo et en monothérapie, qui évaluaient les symptômes d'arrêt de traitement : insomnie, nausées, céphalées, diarrhée, vomissements, sensations vertigineuses et irritabilité. L'incidence de ces réactions avait significativement diminué une semaine après l'arrêt du traitement.
10 Triglycérides ≥ 200 mg/dl (≥ 2,258 mmol/l) (patients ≥ 18 ans) ou ≥ 150 mg/dl (≥ 1,694 mmol/l) (patients < 18 ans) au moins une fois.
11 Cholestérol ≥ 240 mg/dl (≥ 6,2064 mmol/l) (patients ≥ 18 ans) ou ≥ 200 mg/dl (≥ 5,172 mmol/l) (patients < 18 ans) au moins une fois. Une augmentation du cholestérol LDL ≥ 30 mg/dl (≥ 0,769 mmol/l) a été très fréquemment observée. Le changement moyen chez les patients qui ont présenté cette augmentation était de 41,7 mg/dl (≥ 1,07 mmol/l).
12 Voir texte ci-dessous.
13 Plaquettes ≤ 100 x 109/l au moins une fois.
14 D'après la notification d'effets indésirables au cours des études cliniques, l'augmentation de la concentration sanguine de créatine phosphokinase n'est pas associée au syndrome malin des neuroleptiques.
15 Concentrations de prolactine (patients > 18 ans) : > 20 µg/l (> 869,56 pmol/l) chez les hommes ; > 30 µg/l (> 1304,34 pmol/l) chez les femmes, à un moment quelconque.
16 Peut conduire à des chutes.
17 Cholestérol HDL : < 40 mg/dl (1,025 mmol/l) chez les hommes ; < 50 mg/dl (1,282 mmol/l) chez les femmes à un moment quelconque.
18 Incidence des patients ayant présenté un passage de leur QTc de < 450 msec à ≥ 450 msec avec une augmentation ≥ 30 msec. Lors d'études contrôlées versus placebo avec la quétiapine, le changement moyen et l'incidence des patients qui ont présenté une modification de leur QT à une valeur cliniquement significative est similaire pour la quétiapine et le placebo.
19 Modification de > 132 mmol/l à ≤ 132 mmol/l au moins une fois.
20 Des cas de pensées suicidaires et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par quétiapine ou juste après l'arrêt du traitement (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).
21 Voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques.
22 Une diminution du taux d'hémoglobine jusqu'à des valeurs ≤ 13 g/dl (8,07 mmol/l) chez les hommes, ≤ 12 g/dl (7,45 mmol/l) chez les femmes est survenue au moins une fois chez 11 % des patients traités par quétiapine dans tous les essais cliniques, y compris ceux avec une extension en ouvert. Chez ces patients, la diminution maximale moyenne en hémoglobine à un moment quelconque était de -1,50 g/dl.
23 Ces cas survenaient souvent dans un contexte de tachycardie, vertiges, hypotension orthostatique et/ou maladie cardiaque/respiratoire sous-jacente.
24 D'après des modifications (observées à un moment quelconque dans tous les essais cliniques), de la valeur initiale à une valeur avec impact clinique potentiellement important. Les modifications en T4 et T3 totales ou libres sont définies comme < 0,8 x la limite inférieure de la normale (pmol/l) et celles en TSH comme > 5 mUI/l à un moment quelconque.
25 D'après une augmentation du taux de vomissements chez les personnes âgées (≥ 65 ans).
26 D'après des modifications du nombre de neutrophiles allant de ≥ 1,5 x109/l en valeur de base à < 0,5 x109/l à un moment quelconque durant le traitement et d'après le nombre de patients ayant présenté une neutropénie sévère (nombre de neutrophiles < 0,5 x 109/l) et une infection lors de l'ensemble des essais cliniques avec la quétiapine (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
27 D'après des modifications de la valeur initiale à une valeur avec impact clinique potentiellement important, à un moment quelconque après la valeur initiale dans tous les essais cliniques. Les modifications en éosinophiles sont définies comme > 1x109 cellules/l à un moment quelconque.
28 D'après des modifications de la valeur initiale à une valeur avec impact clinique potentiellement important, à un moment quelconque après la valeur initiale dans tous les essais cliniques. Les modifications en globules blancs sont définies comme ≤ 3x109 cellules/l à un moment quelconque.
29 D'après des rapports d'événements indésirables de syndrome métabolique issus de tous les essais cliniques avec la quétiapine.
30 Chez certains patients, une aggravation de plus d'un des facteurs métaboliques du poids, du glucose sanguin et des lipides a été observée dans les essais cliniques (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
31 Voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement.
32 Peut survenir lors ou dans une période proche de l'initiation du traitement et être associée à une hypotension et/ou une syncope. Fréquence calculée d'après les événements indésirables de bradycardie et les événements reliés issus de l'ensemble des essais cliniques avec la quétiapine.
33 D'après une étude épidémiologique rétrospective non randomisée.
Des effets indésirables cutanés sévères, y compris le syndrome de Stevens-Johnson, une nécrolyse épidermique toxique, et un rash médicamenteux avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS) ont été rapportés lors d'un traitement par quétiapine.
Des cas d'allongement du QT, d'arythmie ventriculaire, de mort subite inexpliquée, d'arrêt cardiaque et de torsades de pointes ont été rapportés après l'utilisation de neuroleptiques, et ces effets sont considérés comme des effets de classe.
Population pédiatrique
Les effets indésirables décrits précédemment chez les adultes sont à considérer chez les enfants et les adolescents.
Le tableau suivant résume les effets indésirables survenant plus fréquemment chez les patients enfants et adolescents (de 10 à 17 ans) que dans la population adulte, ou les effets indésirables qui n'ont pas été identifiés dans la population adulte.
Tableau 2 : Effets indésirables associés à un traitement par la quétiapine survenant à une fréquence plus élevée chez les enfants et adolescents que dans la population adulte, ou qui n'ont pas été identifiés dans la population adulte
Les fréquences des effets indésirables sont répertoriées comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) et très rare (< 1/10 000).
1. Concentration de prolactine (patients < 18 ans) : > 20 µg/l (> 869,56 pmol/l) chez les sujets de sexe masculin ; > 26 µg/l (> 1130,428 pmol/l) chez les sujets de sexe féminin, à un moment quelconque. Moins de 1 % des patients ont eu une augmentation de la concentration de prolactine > 100 µg/l.
2. D'après les passages au-dessus du seuil de significativité clinique (adapté d'après les critères du National Institute of Health - NIH-) ou des augmentations > 20 mmHg pour la pression sanguine systolique ou > 10 mmHg pour la pression sanguine diastolique, à un moment quelconque au cours de 2 études à court terme (3 à 6 semaines) contrôlées versus placebo chez des enfants et des adolescents.
3. Note : la fréquence correspond à celle observée chez les adultes, mais il pourrait y avoir différentes implications cliniques chez les enfants et les adolescents par comparaison aux adultes.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Voir plus
Grossesse et allaitement pour le QUETIAPINE VIATRIS LP 300 mg cp LP
Grossesse
Premier trimestre
Le nombre modéré de données publiées sur l'exposition durant la grossesse (entre 300 et 1 000 grossesses), incluant des rapports individuels et certaines études observationnelles, ne suggèrent pas une augmentation du risque de malformation due au traitement. Cependant, d'après toutes les données disponibles, une conclusion définitive ne peut être tirée. Des études chez l'animal ont montré une toxicité de reproduction (voir rubrique Données de sécurité préclinique). Dès lors, l'administration de quétiapine durant la grossesse ne devrait être envisagée que si les bénéfices escomptés prévalent sur les risques encourus.
Troisième trimestre
Les nouveau-nés exposés aux antipsychotiques (y compris la quétiapine) au cours du troisième trimestre de la grossesse présentent un risque d'effets indésirables incluant symptômes extrapyramidaux et/ou symptômes de sevrage qui peuvent varier en termes de sévérité et de durée après l'accouchement. Des cas d'agitation, d'hypertonie, d'hypotonie, de tremblements, de somnolence, de détresse respiratoire ou de troubles de l'alimentation ont été rapportés. En conséquence, les nouveau-nés doivent être suivis avec attention.
Allaitement
D'après les données très limitées issues de rapports publiés sur l'excrétion de la quétiapine dans le lait maternel humain, l'excrétion de la quétiapine à des doses thérapeutiques ne semble pas être constante. En raison du manque de données robustes, la décision d'arrêter l'allaitement ou le traitement par quétiapine doit être prise en tenant compte du bénéfice de l'allaitement pour l'enfant et du bénéfice du traitement pour la mère.
Fertilité
Chez l'Homme, les effets de la quétiapine sur la fertilité n'ont pas été établis. Des effets liés à une augmentation des taux de prolactine ont été observés chez le rat, bien qu'ils ne soient pas directement transposables à l'Homme (voir la rubrique Données de sécurité préclinique).
Mise en garde pour QUETIAPINE VIATRIS LP 300 mg cp LP
Mise en garde
Comme QUETIAPINE VIATRIS LP est indiqué dans plusieurs indications thérapeutiques, le profil de sécurité devra être considéré en fonction du diagnostic individuel du patient et de la dose reçue.
L'efficacité et la sécurité à long terme d'une utilisation en traitement adjuvant chez des patients présentant un TDM n'ont pas été évaluées. Cependant, l'efficacité et la sécurité à long terme d'une utilisation en monothérapie ont été évaluées chez des patients adultes (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Population pédiatrique
La quétiapine n'est pas recommandée pour l'utilisation chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans, en raison du manque de données pour étayer son utilisation dans ce groupe d'âge.
Des études cliniques avec la quétiapine ont montré qu'en plus du profil de sécurité connu identifié chez les adultes (voir rubrique Effets indésirables), certains effets indésirables se produisent à une plus grande fréquence chez les enfants et les adolescents que chez les adultes (augmentation de l'appétit, augmentation de la prolactine sérique, vomissements, rhinite et syncope) ou peuvent avoir des implications cliniques différentes pour les enfants et les adolescents (symptômes extrapyramidaux et irritabilité), et un effet indésirable qui n'avait pas été vu antérieurement dans les études chez l'adulte a été identifié (augmentation de la pression sanguine). Des modifications des tests des fonctions thyroïdiennes ont également été observées chez les enfants et les adolescents.
De plus, les implications sur la sécurité à long terme du traitement par la quétiapine sur la croissance et la maturation n'ont pas été étudiées au-delà de 26 semaines. Les implications à long terme sur le développement cognitif et comportemental ne sont pas connues.
Lors d'études cliniques contrôlées versus placebo chez des enfants et des adolescents, la quétiapine était associée à une augmentation de fréquence des symptômes extrapyramidaux (EPS) par rapport au placebo chez des patients traités pour schizophrénie, manie bipolaire et dépression bipolaire (voir rubrique Effets indésirables).
Suicide/pensées suicidaires ou aggravation clinique
La dépression est associée à une augmentation du risque de pensées suicidaires, d'automutilation et de suicide (événements de type suicidaire). Ce risque persiste jusqu'à obtention d'une rémission significative. L'amélioration clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients doivent être étroitement surveillés jusqu'à obtention de cette amélioration. L'expérience clinique montre que le risque de suicide peut augmenter au tout début du rétablissement.
De plus, les médecins doivent considérer le risque potentiel d'événements de type suicidaire après l'arrêt brutal du traitement par la quétiapine, en raison des facteurs de risque connus pour la maladie traitée.
D'autres troubles psychiatriques pour lesquels la quétiapine est prescrite peuvent également être associés à une augmentation du risque d'événements liés au suicide. De plus, ces troubles peuvent s'accompagner d'épisodes dépressifs majeurs.
Les mêmes mesures de précaution que celles observées lors du traitement des patients présentant des épisodes dépressifs majeurs doivent également être appliquées lors du traitement des patients présentant d'autres troubles psychiatriques.
Les patients qui présentent des antécédents d'événements liés au suicide ou qui présentent un niveau important de pensées suicidaires avant l'instauration du traitement courent un plus grand risque de pensées suicidaires ou de tentatives de suicide et doivent être surveillés étroitement pendant le traitement. Une méta-analyse d'essais cliniques, contrôlés versus placebo, portant sur l'utilisation d'antidépresseurs chez des adultes présentant des troubles psychiatriques a mis en évidence une augmentation du risque de comportement suicidaire sous antidépresseurs, par rapport au placebo, chez les patients de moins de 25 ans.
Une surveillance étroite des patients, et en particulier des patients à risque élevé, est nécessaire en cas de traitement médicamenteux, surtout au début du traitement et après un ajustement de la dose. Les patients (et les personnes qui les soignent) doivent être prévenus de la nécessité de détecter la survenue d'une aggravation clinique, d'un comportement suicidaire, ou de pensées suicidaires et de tout changement inhabituel du comportement, et de consulter immédiatement un médecin en cas d'apparition de ces symptômes.
Lors d'études à court terme contrôlées versus placebo chez des patients présentant des épisodes dépressifs majeurs dans les troubles bipolaires, une augmentation du risque d'événements liés au suicide a été observée chez les jeunes adultes (moins de 25 ans) traités par la quétiapine par comparaison avec ceux sous placebo (3,0 % versus 0 %, respectivement). Lors d'études cliniques chez des patients avec un TDM, la fréquence des événements liés au suicide chez les jeunes adultes (de moins de 25 ans) était de 2,1 % (3/144) pour la quétiapine et 1,3 % (1/75) pour le placebo. Une étude de population rétrospective de quétiapine pour le traitement des patients avec un trouble dépressif majeur a montré un risque accru d'automutilation et de suicide chez les patients âgés de 25 à 64 ans sans antécédents d'automutilation lors de l'utilisation de la quétiapine avec d'autres antidépresseurs.
Risque métabolique
Étant donné le risque d'aggravation du profil métabolique, y compris les modifications du poids corporel, de la glycémie (voir hyperglycémie) et des lipides, qui a été observé au cours d'études cliniques, les paramètres métaboliques des patients doivent être évalués lors de l'initiation du traitement et les modifications de ces paramètres doivent être régulièrement contrôlées au cours du traitement. Toute aggravation devra être prise en charge de manière cliniquement appropriée (voir aussi rubrique Effets indésirables).
Symptômes extrapyramidaux
Lors d'études cliniques contrôlées versus placebo chez des patients adultes, la quétiapine était associée à une augmentation de la fréquence des symptômes extrapyramidaux (EPS) par rapport au placebo chez les patients traités pour des épisodes dépressifs majeurs dans les troubles bipolaires et dans le trouble dépressif majeur (voir rubriques Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques).
L'utilisation de la quétiapine a été associée à l'apparition d'une akathisie, caractérisée par une agitation subjectivement désagréable ou inquiétante et la nécessité de bouger souvent liée à une incapacité à rester tranquillement assis ou debout. Ce tableau survient principalement au cours des premières semaines du traitement. Une augmentation de la dose peut s'avérer nuisible chez les patients qui développent ces symptômes.
Dyskinésie tardive
En cas d'apparition de signes et de symptômes de dyskinésie tardive, une réduction de la dose ou l'arrêt du traitement par quétiapine devra être envisagé. Les symptômes de dyskinésie tardive peuvent s'aggraver ou même survenir après l'arrêt du traitement (voir rubrique Effets indésirables).
Somnolence et sensations vertigineuses
Le traitement par la quétiapine a été associé à une somnolence et à des symptômes apparentés, tels qu'une sédation (voir rubrique Effets indésirables). Lors d'études cliniques relatives au traitement de patients présentant une dépression bipolaire ou un trouble dépressif majeur, l'apparition des symptômes était généralement observée dans les 3 premiers jours du traitement et était principalement d'intensité faible à modérée. Les patients présentant une somnolence d'intensité sévère peuvent nécessiter un suivi rapproché pendant au moins 2 semaines à partir du début de la somnolence ou jusqu'à amélioration des symptômes ; l'arrêt du traitement peut parfois s'avérer nécessaire.
Hypotension orthostatique
Le traitement par la quétiapine a été associé à une hypotension orthostatique et à des sensations vertigineuses associées (voir rubrique Effets indésirables) qui, comme la somnolence, apparaissent habituellement au cours de la période d'adaptation posologique initiale. Cela peut augmenter la survenue de blessures accidentelles (chute), particulièrement dans la population âgée. Dès lors, les patients doivent être avertis de la nécessité d'être prudents jusqu'à ce qu'ils soient familiarisés avec les effets possibles du médicament.
La quétiapine doit être administrée avec précaution chez les patients présentant une maladie cardiovasculaire connue, une maladie cérébrovasculaire ou tout autre facteur prédisposant à l'hypotension. Il convient d'envisager une réduction de la dose ou une augmentation plus progressive si une hypotension orthostatique se produit, en particulier chez les patients présentant une affection cardio-vasculaire sous-jacente.
Syndrome d'apnées du sommeil
Le syndrome d'apnées du sommeil a été rapporté chez des patients recevant de la quétiapine. Chez les patients recevant de façon concomitante des dépresseurs du système nerveux central et qui ont des antécédents ou sont à risque de survenue d'apnées du sommeil, tels que les personnes en surpoids/obèses ou les hommes, la quétiapine doit être utilisée avec précaution.
Convulsions
Dans des études cliniques contrôlées, aucune différence de fréquence des convulsions n'a été observée chez les patients sous quétiapine ou placebo. Aucune donnée n'est disponible sur l'incidence des convulsions chez les patients ayant des antécédents de troubles convulsifs. Comme pour les autres antipsychotiques, la prudence est recommandée lors du traitement de patients ayant des antécédents de convulsions (voir rubrique Effets indésirables).
Syndrome malin des neuroleptiques
Le syndrome malin des neuroleptiques a été associé au traitement par antipsychotiques, y compris la quétiapine (voir rubrique Effets indésirables). Les manifestations cliniques comprennent une hyperthermie, une altération de la conscience, une rigidité musculaire, une dysautonomie et une augmentation de la créatine phosphokinase. Dans ce cas, le traitement par la quétiapine doit être arrêté et un traitement médical approprié instauré.
Syndrome sérotoninergique
L'administration concomitante de QUETIAPINE VIATRIS LP et d'autres agents sérotoninergiques, tels que les inhibiteurs de la MAO, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou les antidépresseurs tricycliques, peut entraîner un syndrome sérotoninergique, une affection potentiellement mortelle (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Si un traitement concomitant avec d'autres agents sérotoninergiques est cliniquement justifié, il est conseillé de surveiller attentivement le patient, en particulier lors de l'instauration du traitement et des augmentations de dose. Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent inclure des modifications de l'état mental, une instabilité autonome, des anomalies neuromusculaires et/ou des symptômes gastro-intestinaux.
Si un syndrome sérotoninergique est suspecté, une réduction de la dose ou une interruption du traitement doit être envisagée en fonction de la sévérité des symptômes.
Neutropénie sévère et agranulocytose
Dans des études cliniques avec la quétiapine, des cas de neutropénie sévère (nombre de neutrophiles < 0,5 x 109/l) ont été rapportés. Dans la plupart des cas, la neutropénie sévère est survenue dans les deux mois après l'instauration du traitement par la quétiapine. Il n'existait pas de lien évident avec la dose. Des cas fatals ont été rapportés au cours de l'expérience post-commercialisation. Les possibles facteurs de risque de neutropénie comprennent la préexistence d'un nombre peu élevé de globules blancs sanguins et des antécédents de neutropénie induite par des médicaments. Cependant, certains cas ont été rapportés chez des patients n'ayant pas de facteurs de risque préexistants. La quétiapine doit être arrêtée chez les patients dont le nombre de neutrophiles est < 1,0 x 109/l. Ces patients doivent être suivis de près afin de déceler tout signe et symptôme d'infection et le nombre de neutrophiles doit être contrôlé (jusqu'à ce que le nombre dépasse 1,5 x 109/l) (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
La survenue d'une neutropénie doit être surveillée chez les patients présentant une infection ou de la fièvre, particulièrement en l'absence de facteur(s) de risque connu(s), et doit être prise en charge de manière cliniquement appropriée.
Les patients doivent être informés de rapporter immédiatement l'apparition de signes/symptômes compatibles avec une agranulocytose ou une infection (p. ex., fièvre, faiblesse, léthargie, ou maux de gorge) à tout moment au cours du traitement par QUETIAPINE VIATRIS LP. Ces patients doivent avoir une numération des globules blancs et une numération absolue des neutrophiles (ANC) réalisées rapidement, surtout en l'absence de facteurs prédisposants.
Effets anticholinergiques (muscariniques)
La norquétiapine, un métabolite actif de la quétiapine, a une affinité modérée à forte pour plusieurs sous-types de récepteurs muscariniques. Ceci contribue à la survenue d'effets indésirables reflétant les effets anticholinergiques lorsque la quétiapine est utilisée aux doses recommandées, lorsque la quétiapine est utilisée de façon concomitante avec d'autres médicaments ayant des effets anticholinergiques ou en cas de surdosage. La quétiapine doit être utilisée avec précaution chez les patients recevant des médicaments ayant des effets anticholinergiques (muscariniques).
La quétiapine doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant un diagnostic actuel ou des antécédents de rétention urinaire, d'hypertrophie de la prostate cliniquement significative, d'obstruction intestinale ou des troubles associés, d'augmentation de la pression intra-oculaire ou de glaucome à angle fermé. (Voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions, Effets indésirables, Propriétés pharmacodynamiques and 4.9).
Interactions
Voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions.
L'utilisation concomitante de quétiapine et d'un puissant inducteur des enzymes hépatiques, comme la carbamazépine ou la phénytoïne, diminue significativement les concentrations plasmatiques de quétiapine, ce qui peut affecter l'efficacité du traitement par la quétiapine.
Chez les patients traités par un inducteur des enzymes hépatiques, l'instauration du traitement par quétiapine ne doit avoir lieu que si le médecin estime que les bénéfices de la quétiapine l'emportent sur les risques liés à l'arrêt de l'inducteur d'enzymes hépatiques. Il est important que tout changement du traitement par inducteur soit graduel et qu'il soit remplacé, si nécessaire, par un médicament non inducteur (p. ex., le valproate sodique).
Poids
Une prise de poids a été rapportée chez des patients traités par la quétiapine. Celle-ci doit être contrôlée et prise en charge sur le plan clinique de façon appropriée conformément aux recommandations sur l'utilisation des antipsychotiques (voir rubriques Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques).
Hyperglycémie
Une hyperglycémie et/ou l'apparition ou l'exacerbation d'un diabète parfois associée à une céto-acidose ou un coma ont été rarement rapportées, dont quelques cas fatals (voir rubrique Effets indésirables). Dans certains cas, une augmentation antérieure du poids corporel a été rapportée, ce qui peut être un facteur prédisposant. Une surveillance clinique appropriée est préconisée conformément aux recommandations sur l'utilisation des antipsychotiques.
Chez les patients traités par un antipsychotique, y compris la quétiapine, la recherche régulière de signes et symptômes d'hyperglycémie (tels que polydipsie, polyurie, polyphagie et faiblesse) doit être effectuée et les patients présentant un diabète sucré ou des facteurs de risque de diabète sucré doivent être contrôlés régulièrement afin de dépister toute détérioration du contrôle de la glycémie. Le poids doit être contrôlé régulièrement.
Lipides
Des augmentations des triglycérides, du cholestérol LDL et du cholestérol total, et des diminutions du cholestérol HDL ont été observées au cours d'études cliniques avec la quétiapine (voir rubrique Effets indésirables). Ces changements lipidiques devront être pris en charge de manière cliniquement appropriée.
Allongement du QT
Lors des essais cliniques et en cas d'utilisation conforme au RCP, la quétiapine n'était pas associée à un allongement persistant de l'intervalle QT en valeur absolue. Après commercialisation, un allongement de l'intervalle QT a été rapporté avec la quétiapine administrée aux doses thérapeutiques (voir rubrique Effets indésirables) et lors de surdosages (voir rubrique Surdosage). Comme c'est le cas pour d'autres antipsychotiques, la prudence est recommandée lorsque la quétiapine est prescrite à des patients présentant une maladie cardiovasculaire ou des antécédents familiaux d'allongement de l'intervalle QT. La prudence est également recommandée lorsque la quétiapine est prescrite soit avec des médicaments connus pour allonger l'intervalle QT, soit avec des neuroleptiques, en particulier chez les personnes âgées, chez les patients avec un syndrome du QT long congénital, en cas d'insuffisance cardiaque congestive, d'hypertrophie cardiaque, d'hypokaliémie ou d'hypomagnésémie (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Cardiomyopathie et myocardite
Une cardiomyopathie et une myocardite ont été rapportées dans les essais cliniques et au cours de l'expérience post-commercialisation (voir rubrique Effets indésirables). Chez les patients suspectés de cardiomyopathie ou de myocardite, l'arrêt de la quétiapine doit être envisagé.
Réactions cutanées graves
Des réactions cutanées graves (RCG), dont le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), la nécrolyse épidermique toxique (NET), la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), l'érythème polymorphe (EP) et le syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) qui peuvent être potentiellement mortels ou mortels ont été très rarement rapportés avec le traitement par la quétiapine. Les RCG présentent généralement un ou plusieurs des symptômes suivants : éruption cutanée étendue pouvant être prurigineuse ou associée à des pustules, dermatite exfoliative, fièvre, lymphadénopathie et possible éosinophilie ou neutrophilie. La plupart de ces réactions sont survenues dans les 4 semaines suivant le début du traitement par la quétiapine, certaines réactions systémiques (DRESS) sont survenues dans les 6 semaines suivant le début du traitement par la quétiapine. Si des signes et symptômes évoquant ces réactions cutanées graves apparaissent, la quétiapine doit être arrêtée immédiatement et un traitement alternatif doit être envisagé.
Sevrage
Après un arrêt brutal de la quétiapine, des symptômes aigus de sevrage ont été rapportés tels qu'insomnie, nausées, céphalées, diarrhées, vomissements, sensations vertigineuses et irritabilité.
Un sevrage progressif sur une période d'au moins une à deux semaines est souhaitable (voir rubrique Effets indésirables).
Mésusage et abus
Des cas de mésusage et d'utilisation abusive ont été rapportés. La prudence est recommandée lorsque la quétiapine est prescrite chez les patients ayant des antécédents alcooliques ou de toxicomanie.
Patients âgés atteints de psychose liée à une démence
La quétiapine n'est pas approuvée dans le traitement des patients atteints de psychose liée à une démence.
Lors d'essais cliniques randomisés contrôlés versus placebo sur des populations atteintes de démence, le risque d'effets indésirables cérébrovasculaires était presque triplé avec certains antipsychotiques atypiques. Le mécanisme responsable de cette augmentation du risque n'est pas connu. Une augmentation du risque ne peut être exclue avec d'autres antipsychotiques ou dans d'autres populations de patients. La quétiapine doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant des facteurs de risque d'accident vasculaire cérébral.
Une méta-analyse a signalé que les patients âgés atteints de psychose liée à une démence ont un plus grand risque de décès sous antipsychotiques atypiques que sous placebo. Dans deux études contrôlées versus placebo d'une durée de 10 semaines portant sur l'administration de quétiapine à la même population de patients (n=710, âge moyen : 83 ans, extrêmes : 56-99 ans), l'incidence de décès chez les patients traités par la quétiapine a été de 5,5 % contre 3,2 % dans le groupe placebo. Les patients inclus dans ces études sont décédés pour des raisons diverses qui étaient prévisibles dans cette population.
Patients âgés atteints de la maladie de Parkinson (parkinsonisme)
Une étude de population rétrospective de quétiapine pour le traitement des patients avec un TDM a montré un risque accru de décès pendant l'utilisation de la quétiapine chez les patients âgés de plus de 65 ans. Cette association n'était pas présente quand les patients atteints de la maladie de Parkinson ont été retirés de l'analyse. Des précautions doivent être prises si la quétiapine est prescrite à des patients âgés atteints de la maladie de Parkinson.
Dysphagie
Une dysphagie a été rapportée avec la quétiapine (voir rubrique Effets indésirables). La quétiapine doit être utilisée avec précaution chez des patients risquant de développer une pneumonie d'inhalation.
Constipation et obstruction intestinale
La constipation est un facteur de risque d'obstruction intestinale. Des cas de constipation et d'obstruction intestinale ont été rapportés avec la quétiapine (voir rubrique Effets indésirables). Parmi eux, des cas fatals ont été rapportés chez les patients à plus haut risque d'obstruction intestinale, incluant ceux recevant de façon concomitante plusieurs médicaments diminuant la motilité intestinale et/ou ceux ne rapportant pas les symptômes de la constipation. Les patients présentant une obstruction intestinale / un iléus doivent être pris en charge au moyen d'une surveillance étroite et de soins urgents.
Thrombo-embolies veineuses
Des cas de thrombo-embolies veineuses (TEV) ont été rapportés avec des antipsychotiques. Étant donné que les patients traités par antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque de survenue de TEV doivent être identifiés avant et au cours du traitement par la quétiapine et des mesures préventives doivent être prises le cas échéant.
Pancréatites
Des cas de pancréatites ont été rapportés lors des études cliniques et après commercialisation. Parmi les cas rapportés après commercialisation, bien que des facteurs de risque confondants n'aient pas été retrouvés dans tous les cas, plusieurs patients présentaient des facteurs connus de prédisposition à des pancréatites tels qu'un taux de triglycérides élevés (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi), des calculs biliaires et une consommation d'alcool.
Information supplémentaire
Les données sur l'association de la quétiapine avec le divalproate ou le lithium dans le traitement aigu des épisodes maniaques modérés à sévères sont limitées ; un traitement concomitant a cependant été bien toléré (voir rubriques Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques). Les données ont révélé un effet additif à la 3ème semaine.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu'il est essentiellement « sans sodium ».
Précautions d'emploi
Patient de 18 à 25 ans
Comportement suicidaire
Troubles du comportement
Akathisie
Manifestation de dyskinésie tardive aux neuroleptiques
Somnolence
Sensation vertigineuse
Maladie cardiovasculaire
Maladie cérébrovasculaire
Prédisposition à l'hypotension
Antécédent d'apnée du sommeil
Sujet de sexe masculin
Antécédent de convulsion
Syndrome malin des neuroleptiques
Manifestations de syndrome malin des neuroleptiques
Syndrome sérotoninergique
Numération des globules blancs diminuée
Antécédent de neutropénie
Infection
Signes évocateurs d'infection
Rétention urinaire
Hypertrophie bénigne de la prostate
Obstruction intestinale
Augmentation de la pression intraoculaire
Glaucome à angle fermé
Prise de poids
Diabète sucré
Facteurs de risque de diabète
Altération du bilan lipidique
Antécédent familial de QT long
Sujet âgé
Syndrome congénital du QT long
Décompensation cardiaque
Hypertrophie cardiaque
Hypokaliémie
Hypomagnésémie
Cardiomyopathie
Myocardite
Manifestations de réaction cutanée sévère
Risque d'accident vasculaire cérébral
Risque d'inhalation
Constipation
Iléus
Risque thrombo-embolique veineux
Facteurs de risque de pancréatite aiguë
Consommation d'alcool
Antécédent d'abus alcoolique
Antécédent d'abus médicamenteux
Insuffisance hépatique
Aptitude à conduire
En raison de ses effets principaux sur le système nerveux central, la quétiapine est susceptible d'interférer dans les activités nécessitant de la vigilance. Par conséquent, il est déconseillé aux patients de conduire un véhicule ou d'utiliser une machine tant que leur sensibilité individuelle à ce risque n'est pas connue.
Interaction avec d'autre médicaments
En raison des effets principaux de la quétiapine sur le système nerveux central, la quétiapine sera utilisée avec précaution en association avec d'autres médicaments à action centrale ainsi qu'avec l'alcool.
La quétiapine doit être utilisée avec prudence en association avec des médicaments sérotoninergiques, tels que les inhibiteurs de la MAO, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou les antidépresseurs tricycliques, car cela augmente le risque de syndrome sérotoninergique, une affection potentiellement mortelle (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Une prudence doit être observée chez les patients recevant d'autres médicaments ayant des effets anticholinergiques (muscariniques) (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Le cytochrome P450 (CYP) 3A4 est la principale enzyme responsable du métabolisme de la quétiapine, médié par le cytochrome P450. Dans une étude d'interaction chez des volontaires sains, une administration concomitante de quétiapine (à la dose de 25 mg) et de kétoconazole, un inhibiteur du CYP3A4, a multiplié l'ASC de la quétiapine jusqu'à 5 à 8 fois. Par conséquent, l'administration concomitante de quétiapine et d'inhibiteurs du CYP3A4 est contre-indiquée. Il est également déconseillé de consommer du jus de pamplemousse pendant le traitement par la quétiapine.
Lors d'une étude à doses multiples chez des patients, afin d'évaluer la pharmacocinétique de la quétiapine, administrée avant et pendant un traitement par la carbamazépine (un inducteur d'enzymes hépatiques connu), la prise concomitante de carbamazépine augmentait la clairance de la quétiapine de façon significative. Cette augmentation de la clairance réduisait l'exposition systémique à la quétiapine (mesurée par l'aire sous la courbe (ASC)) jusqu'à en moyenne 13 % de l'exposition correspondant à une administration de quétiapine seule ; néanmoins, chez certains patients un effet plus fort a été observé. Cette interaction peut aboutir à des concentrations plasmatiques plus basses, pouvant affecter l'efficacité du traitement par quétiapine.
L'administration concomitante de quétiapine et de phénytoïne (un autre inducteur enzymatique microsomial) a provoqué une forte augmentation de la clairance de la quétiapine d'environ 450 %. Chez les patients traités par un inducteur des enzymes hépatiques, l'instauration d'un traitement par la quétiapine ne sera possible que si le prescripteur estime que les bénéfices de la quétiapine l'emportent sur les risques liés à l'arrêt de l'inducteur enzymatique. Il est important que les changements apportés au traitement par inducteur soient graduels et qu'il soit remplacé, si nécessaire, par un médicament non inducteur (p. ex., le valproate sodique) (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
La pharmacocinétique de la quétiapine n'a pas été significativement modifiée par l'administration concomitante des antidépresseurs que sont l'imipramine (un inhibiteur connu du CYP2D6) ou la fluoxétine (un inhibiteur connu du CYP3A4 et du CYP2D6).
L'administration concomitante des antipsychotiques rispéridone ou halopéridol n'a pas modifié significativement la pharmacocinétique de la quétiapine. L'utilisation concomitante de quétiapine et de thioridazine a augmenté la clairance de la quétiapine de 70 % environ.
La pharmacocinétique de la quétiapine n'a pas été modifiée par l'administration concomitante de cimétidine.
La pharmacocinétique du lithium n'a pas été modifiée par l'administration concomitante de la quétiapine.
Lors d'une étude de 6 semaines, randomisée, conduite avec du lithium en association avec de la quétiapine à libération prolongée versus un placebo en association avec de la quétiapine à libération prolongée chez des patients adultes atteints de manie aiguë, des effets extrapyramidaux (en particulier, tremblements), une somnolence et une prise de poids ont été observés avec une plus grande fréquence dans le groupe lithium que dans le groupe placebo (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Les profils pharmacocinétiques du valproate sodique et de la quétiapine ne subissent pas de modification cliniquement significative en cas d'administration concomitante. Une étude rétrospective chez des enfants et des adolescents traités par du valproate, de la quétiapine ou les deux associés a montré une incidence plus élevée de leucopénie et de neutropénie dans le groupe recevant l'association par rapport à ceux traités par monothérapie.
Aucune étude formelle d'interaction avec les médicaments cardiovasculaires couramment prescrits n'a été réalisée.
La prudence est recommandée lorsque la quétiapine est utilisée simultanément avec des médicaments susceptibles de perturber la balance en électrolytes ou d'allonger l'intervalle QT.
Des cas de résultats faux positifs ont été rapportés lors de dosages par méthode immuno-sérologique de la méthadone et des antidépresseurs tricycliques chez les patients ayant pris de la quétiapine. Il est recommandé de confirmer les résultats de tests de screening immunologiques douteux par une technique chromatographique appropriée.
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Noyau : Hypromellose, Hypromellose, Cellulose microcristalline, Sodium citrate, Magnésium stéarate, Enrobage : Titane dioxyde, Hypromellose, Macrogol 400, Polysorbate 80, Fer oxyde, Fer oxyde, Fer oxyde
Exploitant / Distributeur
VIATRIS SANTE
Code UCD7 : 9408234
Code UCD13 : 3400894082347
Code CIS : 68198108
T2A médicament : Non
Laboratoire titulaire AMM : VIATRIS SANTE
Laboratoire exploitant : VIATRIS SANTE
Prix vente TTC : 31.63€
Taux de TVA : 2.1%
TFR (Tarif Forfaitaire de Responsabilité) : Non
Base de remboursement : 31.63€
Taux SS : 65%
Agréments collectivités : Oui
Code acte pharmacie : PH7
Date AMM : 03/04/2015
Rectificatif AMM : 10/02/2026
Marque : QUÉTIAPINE
Gamme : Sans gamme
Code GTIN13 : 3400930010334
Référence LPPR : Aucune
Equivalences strictes
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QUETIAPINE ARROW LAB LP 300 mg, comprimé à libération prolongée, boîte de 30
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