INTELENCE
Les gammes de produits
INTELENCE 100 mg cp
Remboursable
Sur prescription seulement
Forme :
Comprimé
Catégories :
Infectiologie - Parasitologie, Antiviraux systémiques, Inhibiteurs de la transcriptase inverse non nucléosides, Etravirine
Principes actifs :
Etravirine
Posologie pour INTELENCE 100 mg cp
Indications
Infection par le VIH
Posologie
Adulte de plus de 18 ans . Infection par le VIH (implicite)
2 comprimés 2 fois par jour après les repas.
A avaler ou disperser dans un verre d'eau.
Enfant de 6 ans à 18 ans de plus de 29 Kg . Infection par le VIH (implicite)
2 comprimés 2 fois par jour après les repas.
A avaler ou disperser dans un verre d'eau.
Enfant - Nourrisson de 2 ans à 18 ans de 10 à 19 Kg . Infection par le VIH (implicite)
1 comprimé 2 fois par jour après les repas.
A avaler ou disperser dans un verre d'eau.
Enfant de 2 ans à 18 ans de 20 à 29 Kg . Traitement associé au dosage à 25mg. Infection par le VIH (implicite)
1 comprimé 2 fois par jour après les repas.
A avaler ou disperser dans un verre d'eau.
Administration
Voie orale
Recommandations patient
Ce
médicament ne guérit pas l'infection par le VIH. Il fait partie d'un traitement
qui permet de diminuer la quantité de virus dans le sang. Il existe toujours un
risque de transmission du VIH, bien que ce risque soit diminué par la prise de
traitements antirétroviraux efficaces.
CONTACTER un
médecin si l'enfant traité n'est pas en mesure d'avaler la totalité de la dose
lorsqu'elle est mélangée avec un liquide.
EN CAS
D'OUBLI D'UNE DOSE dans les 6 heures qui suivent l'horaire de la prise
habituelle, prendre la dose oubliée dès que possible après un repas et prendre
ensuite la dose suivante à l'heure habituelle. En cas d'oubli d'une dose plus
de 6 heures après l'horaire de la prise habituelle, il ne faut pas prendre la
dose oubliée et simplement poursuivre le schéma posologique habituel.
PREVENIR IMMEDIATEMENT LE MEDECIN en cas :
- d'une éruption
cutanée sévère avec des cloques ou un décollement de la peau, en particulier
autour de la bouche ou des yeux,
- d'une réaction
allergique caractérisée par une éruption cutanée associée à de la fièvre mais
aussi à un gonflement du visage, de la langue ou de la gorge, une difficulté à
respirer ou à avaler,
- de symptômes d'infection ou tout autre symptôme comme une faiblesse
musculaire, une faiblesse commençant dans les mains et les pieds puis remontant
vers le tronc, des palpitations, des tremblements ou une hyperactivité.
INFORMER LE MEDECIN en cas de douleurs, d'arthralgie, de raideur
articulaire, de difficultés pour se mouvoir.
EVITER de prendre des préparations à base de plantes contenant du
millepertuis (Hypericum perforatum).
PRUDENCE en cas de
conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (somnolence, vertiges).
Contre-indications pour INTELENCE 100 mg cp
- Allaitement
- Patient de moins de 2 ans
- Patient de moins de 10 kg
- Intolérance au lactose
- Insuffisance hépatique sévère
Effets indésirables pour INTELENCE 100 mg cp
Niveau d’apparition des effets indésirables
Fréquent
Anémie
Anorexie
Anxiété
Constipation
Diabète sucré
Distension abdominale
Douleur abdominale
Fatigue
Flatulence
Gastrite
Hypercholestérolémie
Hyperlipidémie
Hypertension
Hypertriglycéridémie
Infarctus du myocarde
Insomnie
Insuffisance rénale
Prurigo
Reflux gastro-oesophagien
Sécheresse cutanée
Stomatite
Thrombocytopénie
Neuropathie périphérique
Syndrome de Stevens-Johnson
Hyperglycémie
Paresthésie
Réaction d'hypersensibilité
Sécheresse buccale
Somnolence
Vision trouble
Augmentation de la créatininémie
Vomissement
Hypo-esthésie
Dyspnée d'effort
Sueurs nocturnes
Trouble du sommeil
Augmentation de l'amylase
Amnésie
Dyslipidémie
Augmentation de la lipase
Augmentation de l'aspartate aminotransférase
Augmentation de l'alanine aminotransférase
Augmentation des lipoprotéines de basse densité
Diminution du nombre de neutrophiles
Peu fréquent
Angine de poitrine
Convulsions
Fibrillation auriculaire
Gynécomastie
Hématémèse
Hépatite
Hyperhidrose
Nervosité
Oedème de Quincke
Pancréatite
Bronchospasme
Syncope
Etat confusionnel
Cauchemars
Hépatomégalie
Hépatite cytolytique
Stéatose hépatique
Tremblement
Rêves anormaux
Apathie
Désorientation
Oedème facial
Haut-le-coeur
Hypersomnie
Diminution du nombre des globules blancs
Trouble de l'attention
Vertige labyrinthique
Syndrome de restauration immunitaire
Rare
Accident vasculaire cérébral hémorragique
Erythème polymorphe
Très rare
Syndrome de Lyell
Syndrome DRESS
Inconnu
Conjonctivite
Douleur musculaire
Fièvre
Hépatite auto-immune
Maladie auto-immune
Maladie de Basedow
Arthralgie
Douleur osseuse
Eosinophilie
Eruption érythémateuse
Eruption maculopapuleuse
Eruption bulleuse
Rétinite à cytomégalovirus
Raideur articulaire
Malaise général
Augmentation du poids
Ostéonécrose
Infection opportuniste
Infection mycobactérienne
Difficulté pour se mouvoir
Pneumopathie à Pneumocystis jiroveci
Augmentation du glucose
Lésion buccale
Eruption maculaire
Résumé du profil de sécurité d'emploi
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (incidence ≥ 10 %), tous grades confondus, pour l'étravirine ont été : éruptions cutanées, diarrhée, nausées et céphalées. Dans les études de phase III, les taux d'arrêt de traitement en raison d'effet indésirable ont été de 7,2 % chez les patients recevant de l'étravirine. L'effet indésirable ayant le plus fréquemment conduit à un arrêt du traitement a été les éruptions cutanées.
Tableau récapitulatif des effets indésirables
Les effets indésirables rapportés chez les patients traités par l'étravirine sont décrits dans le tableau 3. Les effets indésirables sont classés par classe système organe (CSO) et par fréquence. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité. Les fréquences sont définies de la manière suivante : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, < 1/10), peu fréquent (≥1/1 000 et <1/100), rare (≥ 1/10 000 et < 1/1 000) et très rare (< 1/10 000).
Tableau 3 : Effets indésirables observés avec l'étravirine dans les essais cliniques et après la mise sur le marché
a
Ces effets indésirables ont été observés dans d'autres essais cliniques que les essais DUET-1 et DUET-2.
b
Ces effets indésirables ont été identifiés après la mise sur le marché de l'étravirine.
Description des effets indésirables particuliers
Eruption cutanée
Les éruptions cutanées ont été le plus souvent légères à modérées, généralement de type maculaire à maculo-papulaire ou érythémateux, survenant principalement au cours de la deuxième semaine de traitement, et ont été peu fréquentes après la quatrième semaine. Dans la plupart des cas, les éruptions cutanées régressaient spontanément et disparaissaient généralement en 1 à 2 semaines avec la poursuite du traitement (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi). L'incidence des éruptions cutanées a été plus élevée chez les femmes que chez les hommes dans le groupe étravirine dans les essais DUET (des éruptions cutanées de grade ≥ 2 ont été rapportées chez 9/60 [15,0%] femmes versus 51/539[9,5%] hommes ; des interruptions de traitement dues aux éruptions cutanées ont été rapportées chez 3/60 [5,0%] femmes versus 10/539 [1,9%] hommes) (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi). Aucune différence liée au sexe n'a été observée en termes de sévérité ou d'interruption du traitement dues à une éruption cutanée. Les données cliniques sont limitées et une augmentation du risque des réactions cutanées chez les patients ayant des antécédents d'éruptions cutanées liées aux INNTI ne peut être exclue (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Paramètres métaboliques
Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Syndrome de restauration immunitaire
Chez les patients infectés par le VIH présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut apparaître. Des maladies autoimmunes (comme la maladie de Basedow et l'hépatite auto-immune) ont également été rapportées; cependant, le délai d'apparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après l'instauration du traitement (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Ostéonécrose
Des cas d'ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque généralement connus, un stade avancé de la maladie ou une exposition à long terme à l'association de traitements antirétroviraux. La fréquence de cet effet n'est pas connue (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Population pédiatrique (âgée de 1 an à moins de 18 ans)
L'évaluation de la sécurité d'emploi chez les enfants et les adolescents est basée sur deux essais à un seul bras. PIANO (TMC125-C213) est un essai de phase II dans lequel 101 patients pédiatriques âgés de 6 ans à moins de 18 ans, infectés par le VIH-1, pré-traités par un antirétroviral, ont reçu
INTELENCE en association avec d'autres agents antirétroviraux. TMC125-C234/IMPAACT P1090 est un essai de phase I/II dans lequel 26 patients pédiatriques âgés de 1 an à moins de 6 ans, infectés par le VIH-1, pré-traités par un antirétroviral, ont reçu INTELENCE en association avec d'autres agents antirétroviraux (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Dans PIANO et TMC125-C234/IMPAACT P1090, la fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables chez les patients pédiatriques ont été comparables à ceux observés chez les adultes. Dans PIANO, les éruptions cutanées ont été rapportées plus fréquemment chez les sujets féminins que chez les sujets masculins (des éruptions cutanées de grade ≥ 2 ont été rapportées chez 13/64 [20,3%] sujets féminins versus 2/37 [5,4%] sujets masculins ; des interruptions de traitement dus aux éruptions cutanées ont été rapportées chez 4/64 [6,3%] sujets féminins versus 0/37 [0%] sujets masculins) (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi). Le plus souvent, les éruptions cutanées ont été légères à modérées, de type maculaire/papulaire et sont apparues au cours de la deuxième semaine de traitement. Dans la plupart des cas les éruptions cutanées régressaient spontanément et disparaissaient généralement en 1 semaine avec la poursuite du traitement.
Dans le cadre d'une étude de cohorte, rétrospective, post-commercialisation, visant à documenter le profil de sécurité à long terme de l'étravirine chez des enfants et des adolescents infectés par le VIH-1, recevant de l'étravirine avec d'autres antirétroviraux du VIH-1 (N = 182), des cas de syndrome de Stevens-Johnson ont été rapportés avec une incidence plus élevée (1 %) que dans les essais cliniques menés chez les adultes (< 0,1 %).
Autres populations particulières
Patients co-infectés par le virus de l'hépatite B et/ou celui de l'hépatite C
Dans l'analyse compilée DUET-1 et DUET-2, l'incidence des évènements hépatiques avait tendance à être plus élevée chez les sujets co-infectés traités par l'étravirine comparativement aux sujets coinfectés du groupe placebo.
INTELENCE doit être utilisé avec précaution chez ces patients (voir aussi rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.
Voir plus
Grossesse et allaitement pour le INTELENCE 100 mg cp
Grossesse
En règle générale, l'utilisation des antirétroviraux pour traiter l'infection par le VIH chez les femmes enceintes et par conséquent réduire le risque de transmission verticale du VIH chez le nourrisson, nécessite de prendre en compte les données obtenues chez l'animal ainsi que l'expérience clinique acquise chez les femmes enceintes afin de déterminer la sécurité d'emploi pour le fœtus.
Un passage transplacentaire a été observé chez des rates gravides, mais on ne sait pas s'il existe également un passage transplacentaire d'étravirine chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects sur la gestation, le développement embryonnaire/fœtal, l'accouchement ou le développement post-natal (voir rubrique Données de sécurité préclinique). Sur la base des données chez l'animal, le risque de malformations chez l'homme est peu probable. Les données cliniques ne soulèvent pas de problème de sécurité mais elles sont très limitées.
Allaitement
L'étravirine est excrétée dans le lait maternel humain.
En raison du risque d'effets indésirables chez les nourrissons, les femmes doivent être informées qu'elles ne doivent pas allaiter si elles sont traitées par INTELENCE.
Il est recommandé aux femmes infectées par le VIH de ne pas allaiter afin d'éviter la transmission du VIH.
Fertilité
Il n'y a pas de donnée disponible chez l'Homme concernant l'effet de l'étravirine sur la fertilité. Chez le rat, aucun effet sur l'accouplement ou la fertilité n'a été observé avec le traitement par l'étravirine (voir rubrique Données de sécurité préclinique).
Mise en garde pour INTELENCE 100 mg cp
Mise en garde
INTELENCE doit être associé de façon optimale à d'autres antirétroviraux qui sont actifs sur le virus du patient (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Une diminution de la réponse virologique à l'étravirine a été observée chez les patients porteurs de souches virales présentant 3 mutations ou plus parmi les mutations suivantes V90I, A98G, L100I, K101E/P, V106I, V179D/F, Y181C/I/V et G190A/S (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Les conclusions concernant la pertinence de certaines mutations ou profils de mutations sont susceptibles d'être modifiées en fonction de nouvelles données et il est recommandé de toujours consulter les systèmes d'interprétation en vigueur pour l'analyse des résultats des tests de résistance.
Hormis les données d'interaction médicamenteuse (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) aucune donnée n'est disponible sur l'association de l'étravirine avec le raltégravir ou le maraviroc.
Réactions cutanées et d'hypersensibilité sévères
Des réactions cutanées sévères ont été rapportées avec l'étravirine. Dans les essais cliniques, la survenue de syndrome de Stevens-Johnson et d'érythème polymorphe a rarement été rapportée (< 0,1 %). Le traitement avec INTELENCE doit être interrompu en cas de survenue de réaction cutanée sévère.
Les données cliniques sont limitées et une augmentation du risque de réactions cutanées chez les patients ayant des antécédents de réactions cutanées sous INNTI ne peut être exclue. La prudence est requise chez ces patients, spécialement en cas d'antécédent de réaction cutanée sévère.
Des cas sévères de syndromes d'hypersensibilité, dont des syndromes DRESS (Drug Rash with Eosinophilia and Systemic Symptoms) et de Lyell (nécrolyse épidermique toxique), d'évolution parfois fatale, ont été rapportés avec l'utilisation d'étravirine (voir rubrique Effets indésirables). Les manifestations cliniques du syndrome DRESS se caractérisent par la survenue d'une éruption cutanée, de la fièvre, une éosinophilie et une atteinte systémique (incluant, mais non limitée à, une éruption cutanée sévère, ou une éruption cutanée accompagnée de : fièvre, malaise général, fatigue, douleurs musculaires ou articulaires, bulles, lésions buccales, conjonctivite, hépatite et éosinophilie). Le délai d'apparition est généralement de 3 à 6 semaines et l'évolution est, dans la plupart des cas, favorable après arrêt du traitement et instauration d'une corticothérapie.
En cas de survenue d'une éruption cutanée sévère ou d'une réaction d'hypersensibilité sévère, les patients doivent être informés de la nécessité de consulter leur médecin. Le traitement par INTELENCE doit être arrêté immédiatement en cas de diagnostic d'hypersensibilité.
Un retard dans l'arrêt du traitement par INTELENCE après l'apparition d'une éruption cutanée sévère peut mettre en jeu le pronostic vital.
Chez les patients dont le traitement a été arrêté en raison de réactions d'hypersensibilité, le traitement par INTELENCE ne doit pas être réintroduit.
Eruptions cutanées
Des éruptions cutanées ont été rapportées avec l'étravirine. Le plus souvent, les éruptions cutanées ont été légères à modérées, apparaissant au cours de la deuxième semaine de traitement et ont été peu fréquentes après la quatrième semaine. Dans la plupart des cas, les éruptions cutanées régressaient spontanément et disparaissaient généralement en 1 à 2 semaines avec la poursuite du traitement. Lors de la prescription d'INTELENCE chez une femme, les prescripteurs doivent être informés que l'incidence des éruptions cutanées a été plus élevée chez les femmes (voir rubrique Effets indésirables).
Population pédiatrique
Pour les enfants qui ne peuvent pas avaler le ou les comprimés en entier, les comprimés peuvent être dispersés dans un liquide. Cela ne doit être envisagé que si l'enfant peut prendre la totalité de la dose du ou des comprimés dispersés dans un liquide (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Précautions particulières d’élimination et de manipulation). L'importance de consommer la totalité de la dose doit être soulignée auprès de l'enfant et de son soignant pour éviter une exposition trop faible et un manque de réponse virologique. En cas de doute sur la capacité de l'enfant à prendre la totalité de la dose du ou des comprimés dispersés dans un liquide, un traitement par un autre médicament antirétroviral doit être envisagé.
Sujets âgés
L'expérience chez les patients âgés est limitée : dans les essais de phase III, 6 patients âgés de 65 ans ou plus et 53 patients âgés de 56 à 64 ans ont reçu de l'étravirine. Le type et l'incidence des effets indésirables chez les patients de plus de 55 ans ont été similaires à ceux des patients plus jeunes (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Propriétés pharmacocinétiques).
Grossesse
Etant donné l'augmentation de l'exposition à l'étravirine pendant la grossesse, des précautions doivent être prises chez les patientes enceintes qui doivent prendre d'autres médicaments associés ou qui ont des comorbidités pouvant augmenter davantage l'exposition à l'étravirine.
Patients présentant des pathologies associées
Insuffisance hépatique
L'étravirine est principalement métabolisée et éliminée par le foie et fortement liée aux protéines plasmatiques. Des effets liés à l'exposition à la fraction libre peuvent être attendus (ils n'ont pas été étudiés) et en conséquence, la prudence est conseillée chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée. L'étravirine n'a pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh classe C) et par conséquent son utilisation chez ce groupe de patients n'est pas recommandée (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Propriétés pharmacocinétiques).
Co-infection par le virus de l'hépatite B (VHB) ou le virus de l'hépatite C (VHC)
La prudence est requise chez les patients co-infectés par les virus de l'hépatite B ou C car les données disponibles sont limitées. Une possible augmentation du risque d'élévation des enzymes hépatiques ne peut être exclue.
Poids corporel et paramètres métaboliques
Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral. De telles modifications peuvent en partie être liées au contrôle de la maladie et au mode de vie. Si pour les augmentations des taux de lipides, il est bien établi dans certains cas qu'il existe un effet du traitement, aucun lien n'est clairement établi entre une prise de poids et un quelconque traitement antirétroviral. Le contrôle des taux de lipides et de glucose sanguins devra tenir compte des recommandations en vigueur encadrant les traitements contre le VIH. Les troubles lipidiques devront être pris en charge en fonction du tableau clinique.
Syndrome de restauration immunitaire
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des agents pathogènes opportunistes asymptomatiques ou résiduels peut survenir et entraîner des manifestations cliniques graves ou une aggravation des symptômes. De telles réactions ont été observées classiquement au cours des premières semaines ou mois suivant l'instauration du traitement par association d'antirétroviraux. Des exemples pertinents sont les rétinites à cytomégalovirus, les infections mycobactériennes généralisées et/ou localisées et les pneumopathies dues à Pneumocystis jiroveci. Tout symptôme inflammatoire doit être évalué et un traitement doit être instauré si nécessaire.
Des maladies auto-immunes (comme la maladie de Basedow et l'hépatite auto-immune) ont également été rapportées dans le cadre d'une restauration immunitaire ; cependant, le délai d'apparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après l'instauration du traitement (voir rubrique Effets indésirables).
Ostéonécrose
Bien que l'étiologie soit considérée comme multifactorielle (incluant l'utilisation de corticoïdes, la consommation d'alcool, une immunosuppression sévère, un indice de masse corporelle élevé), des cas d'ostéonécrose ont été rapportés en particulier chez des patients à un stade avancé de la maladie liée au VIH et/ou ayant un traitement par association d'antirétroviraux au long cours. Il est conseillé aux patients de solliciter un avis médical s'ils éprouvent des douleurs et des arthralgies, une raideur articulaire ou des difficultés pour se mouvoir.
Interactions avec d'autres médicaments
Il n'est pas recommandé d'associer l'étravirine et le tipranavir/ritonavir, en raison d'une forte interaction pharmacocinétique (diminution de l'ASC de l'étravirine de 76%) qui pourrait diminuer de façon significative la réponse virologique à l'étravirine.
L'association de l'étravirine avec le daclatasvir, l'atazanavir/cobicistat ou le darunavir/cobicistat n'est pas recommandée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Pour plus d'informations sur les interactions avec d'autres médicaments voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions.
Intolérance au lactose et déficience en lactase
INTELENCE 25 mg comprimés
Chaque comprimé contient 40 mg de lactose monohydraté. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
INTELENCE 100 mg comprimés
Chaque comprimé contient 160 mg de lactose monohydraté. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Précautions d'emploi
Réaction cutanée sévère
Antécédent de réaction cutanée sévère sous INNTI
Syndrome DRESS
Réaction d'hypersensibilité
Sujet de sexe féminin
Patient âgé
Insuffisance hépatique modérée
Hépatite B
Hépatite C
Troubles lipidiques
Infection opportuniste
Ostéonécrose
Grossesse
Aptitude à conduire
INTELENCE a une influence mineure sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Aucune étude sur les effets d'INTELENCE sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'a été réalisée. Des effets indésirables tels que somnolence et vertiges ont été rapportés chez les patients traités par l'étravirine et doivent être pris en considération lors de l'évaluation de l'aptitude d'un patient à conduire des véhicules et à utiliser des machines (voir rubrique Effets indésirables).
Interaction avec d'autre médicaments
Médicaments qui modifient l'exposition à l'étravirine
L'étravirine est métabolisée par CYP3A4, CYP2C9 et CYP2C19 suivi par une glucuronoconjugaison des métabolites par l'uridine diphosphate glucuronosyl-transferase (UDPGT). Les médicaments inducteurs du CYP3A4, du CYP2C9 ou du CYP2C19 peuvent augmenter la clairance de l'étravirine, ce qui conduit à une diminution des concentrations plasmatiques de l'étravirine.
La co-administration d'étravirine avec des médicaments inhibiteurs du CYP3A4, du CYP2C9 ou du CYP2C19 peut diminuer la clairance de l'étravirine et peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de l'étravirine.
Médicaments dont l'exposition est modifiée par l'utilisation de l'étravirine
L'étravirine est un faible inducteur du CYP3A4. La co-administration d'étravirine avec des médicaments principalement métabolisés par le CYP3A4 peut entraîner une diminution des concentrations plasmatiques de ces médicaments, ce qui peut diminuer ou raccourcir leurs effets thérapeutiques.
L'étravirine est un faible inhibiteur du CYP2C9 et du CYP2C19. L'étravirine est aussi un faible inhibiteur de la glycoprotéine P. Sa co-administration avec des médicaments principalement métabolisés par le CYP2C9 ou le CYP2C19, ou transportés par la glycoprotéine P, peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de ces médicaments, ce qui peut augmenter ou prolonger leur effet thérapeutique ou modifier leur profil d'effets indésirables.
Les interactions connues et théoriques avec une sélection de médicaments anti-rétroviraux et non antirétroviraux sont décrites dans le tableau 2. Le tableau n'est pas exhaustif.
Tableau d'interactions
Les interactions entre l'étravirine et les médicaments co-administrés sont décrits dans le tableau 2 (une augmentation est symbolisée par « ↑ », une diminution par « ↓ » et aucune modification par « ↔ », non réalisé par « NR », intervalle de confiance par « IC »).
Tableau 2 : Interactions et recommandations de dose avec les autres médicaments
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Médicaments par classe thérapeutique |
Effets sur les concentrations médicamenteuses Méthode des moindres carrés Ratio moyen (IC 90% ; 1,00 = pas d'effet) |
Recommandations concernant la co-administration |
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ANTI-INFECTIEUX |
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Antirétroviraux |
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INTI |
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Didanosine 400 mg une fois par jour |
didanosine ASC ↔ 0,99 (0,79-1,25) Cmin NR Cmax ↔ 0,91 (0,58-1,42) étravirine ASC ↔ 1,11 (0,99-1,25) Cmin ↔ 1,05 (0,93-1,18) Cmax ↔ 1,16 (1,02-1,32) |
Pas d'effet significatif sur les paramètres PK de la didanosine et de l'étravirine. INTELENCE et la didanosine peuvent être utilisés sans adaptation posologique. |
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Ténofovir disoproxil 245 mg une fois par jourb |
ténofovir ASC ↔ 1,15 (1,09-1,21) Cmin ↑ 1,19 (1,13-1,26) Cmax ↑ 1,15 (1,04-1,27) étravirine ASC ↓ 0,81 (0,75-0,88) Cmin ↓ 0,82 (0,73-0,91) Cmax ↓ 0,81 (0,75-0,88) |
Pas d'effet significatif sur les paramètres PK du ténofovir et de l'étravirine. INTELENCE et le ténofovir peuvent être utilisés sans adaptation posologique. |
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Autres INTI |
Non étudié, mais aucune interaction n'est attendue compte tenu de la voie d'élimination principalement rénale pour les autres INTI (ex abacavir, emtricitabine, lamivudine, stavudine et zidovudine). |
INTELENCE peut être utilisé avec ces INTI sans adaptation posologique. |
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INNTI |
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Efavirenz Névirapine Rilpivirine |
Il n'a été montré aucun bénéfice à associer deux INNTI. L'association de l'étravirine avec l'éfavirenz ou la névirapine peut entraîner une diminution significative de la concentration plasmatique de l'étravirine et la perte d'effet thérapeutique de l'étravirine. L'association de l'étravirine avec la rilpivirine peut entraîner une diminution de la concentration plasmatique de la rilpivirine et la perte d'effet thérapeutique de la rilpivirine. |
Il n'est pas recommandé de co-administrer INTELENCE avec d'autres INNTI. |
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Inhibiteurs de la Protéase (IP) du VIH - Non boostés (sans co-administration de ritonavir à faible dose) |
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Indinavir |
L'association de l'étravirine avec l'indinavir peut entraîner une diminution significative des concentrations plasmatiques d'indinavir et une perte d'effet thérapeutique de l'indinavir. |
Il n'est pas recommandé de co-administrer INTELENCE avec l'indinavir. |
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IP du VIH - Boostés avec une faible dose de ritonavir |
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Atazanavir/ritonavir 300/100 mg une fois par jour |
atazanavir ASC ↓ 0,86 (0,79-0,93) Cmin ↓ 0,62 (0,55-0,71) Cmax ↔ 0,97 (0,89-1,05) étravirine ASC ↑ 1,30 (1,18-1,44) Cmin ↑ 1,26 (1,12-1,42) Cmax ↑ 1,30 (1,17-1,44) |
INTELENCE et atazanavir/ritonavir peuvent être utilisés sans adaptation posologique. |
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Darunavir/ritonavir 600/100 mg deux fois par jour |
darunavir ASC ↔ 1,15 (1,05-1,26) Cmin ↔ 1,02 (0,90-1,17) Cmax ↔ 1,11 (1,01-1,22) étravirine ASC ↓ 0,63 (0,54-0,73) Cmin ↓ 0,51 (0,44-0,61) Cmax ↓ 0,68 (0,57-0,82) |
INTELENCE et darunavir/ritonavir peuvent être utilisés sans adaptation posologique (voir aussi rubrique Propriétés pharmacodynamiques). |
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Fosamprénavir/ ritonavir 700/100 mg deux fois par jour |
amprénavir ASC ↑ 1,69 (1,53-1,86) Cmin ↑ 1,77 (1,39-2,25) Cmax ↑ 1,62 (1,47-1,79) étravirine ASC ↔a Cmin ↔a Cmax ↔a |
Il peut être nécessaire de réduire la dose d'amprénavir/ritonavir et de fosamprénavir/ritonavir en cas d'association avec INTELENCE. La solution orale peut être utilisée pour la réduction de la dose. |
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Lopinavir/ritonavir (comprimé) 400/100 mg deux fois par jour |
lopinavir ASC ↔ 0,87 (0,83-0,92) Cmin ↓ 0,80 (0,73-0,88) Cmax ↔ 0,89 (0,82-0,96) étravirine ASC ↓ 0,65 (0,59-0,71) Cmin ↓ 0,55 (0,49-0,62) Cmax ↓ 0,70 (0,64-0,78) |
INTELENCE et lopinavir/ritonavir peuvent être utilisés sans adaptation posologique. |
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Saquinavir/ritonavir 1 000/100 mg deux fois par jour |
saquinavir ASC ↔ 0,95 (0,64-1,42) Cmin ↓ 0,80 (0,46-1,38) Cmax ↔ 1,00 (0,70-1,42) étravirine ASC ↓ 0,67 (0,56-0,80) Cmin ↓ 0,71 (0,58-0,87) Cmax ↓ 0,63 (0,53-0,75) |
INTELENCE et saquinavir/ritonavir peuvent être utilisés sans adaptation posologique. |
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Tipranavir/ritonavir 500/200 mg deux fois par jour |
tipranavir ASC ↑ 1,18 (1,03-1,36) Cmin ↑ 1,24 (0,96-1,59) Cmax ↑ 1,14 (1,02-1,27) étravirine ASC ↓ 0,24 (0,18-0,33) Cmin ↓ 0,18 (0,13-0,25) Cmax ↓ 0,29 (0,22-0,40) |
Il n'est pas recommandé de co-administrer le tipranavir/ritonavir et INTELENCE (voir rubrique 4.4). |
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IP du VIH - Boostés avec cobicistat |
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Atazanavir/cobicistat Darunavir/cobicistat |
Non étudiés. La co-administration d'étravirine avec atazanavir/cobicistat ou darunavir/cobicistat peut diminuer les concentrations plasmatiques des IP et/ou du cobicistat, ce qui peut entraîner une perte de l'effet thérapeutique et le développement de résistance. |
La co-administration d'INTELENCE avec atazanavir/cobicistat ou darunavir/cobicistat n'est pas recommandée. |
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Antagonistes du CCR5 |
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Maraviroc 300 mg deux fois par jour Maraviroc/darunavir/ ritonavir 150/600/100 mg deux fois par jour |
maraviroc ASC ↓ 0,47 (0,38-0,58) Cmin ↓ 0,61 (0,53-0,71) Cmax ↓ 0,40 (0,28-0,57) étravirine ASC ↔ 1,06 (0,99-1,14) Cmin ↔ 1,08 (0,98-1,19) Cmax ↔ 1,05 (0,95-1,17) maraviroc* ASC ↑ 3,10 (2,57-3,74) Cmin ↑ 5,27 (4,51-6,15) Cmax ↑ 1,77 (1,20-2,60) * comparé au maraviroc 150 mg deux fois par jour |
Lorsque le maraviroc est associé à INTELENCE et à un IP, la dose recommandée de maraviroc est de 150 mg deux fois par jour à l'exception de l'association avec fosamprénavir/ritonavir, qui n'est pas recommandée avec le maraviroc. Aucune adaptation posologique n'est requise pour INTELENCE. Voir aussi rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi. |
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Inhibiteurs de fusion |
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Enfuvirtide 90 mg deux fois par jour |
étravirine* ASC ↔a C0h ↔a Concentrations d'enfuvirtide non étudiées et aucun effet n'est attendu. *sur la base d'analyses de pharmacocinétique de population |
Aucune interaction n'est attendue pour INTELENCE ou pour l'enfuvirtide lorsqu'ils sont coadministrés. |
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Inhibiteurs de l'intégrase (inhibiteur de transfert de brins) |
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Dolutégravir 50 mg une fois par jour Dolutégravir + darunavir/ritonavir 50 mg une fois par jour + 600/100 mg deux fois par jour Dolutégravir + Lopinavir/ritonavir 50 mg une fois par jour + 400/100 mg deux fois par jour |
dolutégravir ASC ↓ 0,29 (0,26-0,34) Cmin ↓ 0,12 (0,09-0,16) Cmax ↓ 0,48 (0,43-0,54) étravirine ASC ↔a Cmin ↔a Cmax ↔a dolutégravir ASC↓ 0,75 (0,69-0,81) Cmin ↓ 0,63 (0,52-0,77) Cmax ↓ 0,88 (0,78-1,00) étravirine ASC ↔a Cmin ↔a Cmax ↔a dolutégravir ASC↔ 1,11 (1,02-1,20) Cmin ↑ 1,28 (1,13-1,45) Cmax ↔ 1,07 (1,02-1,13) étravirine ASC ↔a Cmin ↔a Cmax ↔a |
L'étravirine réduit significativement les concentrations plasmatiques du dolutégravir. L'effet de l'étravirine sur les concentrations plasmatiques du dolutégravir est atténué par la co-administration avec darunavir/ritonavir ou avec lopinavir/ritonavir, et devrait être atténué avec atazanavir/ritonavir. INTELENCE doit être utilisé avec le dolutégravir uniquement en association avec atazanavir/ritonavir, darunavir/ritonavir ou lopinavir/ritonavir. Cette association peut être utilisée sans adaptation posologique. |
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Raltégravir 400 mg deux fois par jour |
raltégravir ASC ↓ 0,90 (0,68-1,18) Cmin ↓ 0,66 (0,34-1,26) Cmax ↓ 0,89 (0,68-1,15) étravirine ASC ↔ 1,10 (1,03-1,16) Cmin ↔ 1,17 (1,10-1,26) Cmax ↔ 1,04 (0,97-1,12) |
INTELENCE et raltégravir peuvent être utilisés sans adaptation posologique. |
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ANTI-ARYTHMIQUES |
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Digoxine 0,5 mg dose unique |
digoxine ASC ↑ 1,18 (0,90-1,56) Cmin NR Cmax ↑ 1,19 (0,96-1,49) |
INTELENCE et la digoxine peuvent être utilisés sans adaptation posologique. Il est recommandé de surveiller les concentrations de digoxine en cas d'association à INTELENCE. |
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Amiodarone Bépridil Disopyramide Flécaïnide Lidocaïne (systémique) Mexilétine Propafénone Quinidine |
Non étudiés. Il est attendu une diminution des concentrations plasmatiques de ces antiarythmiques avec INTELENCE. |
La prudence est recommandée, ainsi que le suivi de la concentration thérapeutique, si disponible, des anti-arythmiques co-administrés avec INTELENCE. |
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ANTIBIOTIQUES |
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Azithromycine |
Non étudié. Compte tenu de la voie d'élimination biliaire de l'azithromycine, aucune interaction médicamenteuse n'est attendue entre l'azithromycine et INTELENCE. |
INTELENCE et l'azithromycine peuvent être utilisés sans adaptation posologique. |
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Clarithromycine 500 mg deux fois par jour |
clarithromycine ASC ↓ 0,61 (0,53-0,69) Cmin ↓ 0,47 (0,38-0,57) Cmax ↓ 0,66 (0,57-0,77) 14-OH-clarithromycine ASC ↑ 1,21 (1,05-1,39) Cmin ↔ 1,05 (0,90-1,22) Cmax ↑ 1,33 (1,13-1,56) étravirine ASC ↑ 1,42 (1,34-1,50) Cmin ↑ 1,46 (1,36-1,58) Cmax ↑ 1,46 (1,38-1,56) |
L'exposition à la clarithromycine a été diminuée par l'étravirine; cependant, les concentrations du métabolite actif, 14-OH-clarithromycine, ont été augmentées. La 14-OH-clarithromycine ayant une activité réduite sur le complexe Mycobacterium avium (MAC), l'activité globale vis-à-vis de ce pathogène peut en être altérée. Par conséquent, des alternatives à la clarithromycine doivent être envisagées pour le traitement des MAC. |
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ANTICOAGULANTS |
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Warfarine |
Non étudié. Il est attendu une augmentation des concentrations plasmatiques de la warfarine avec l'étravirine. |
Il est recommandé de surveiller l'INR (international normalised ratio) lorsque la warfarine est associée à INTELENCE. |
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ANTIEPILEPTIQUES |
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CarbamazépineNon étudiés. Il est attendu une diminution des L'association n'est pas Phénobarbitalconcentrations plasmatiques de l'étravirine avec recommandée. Phénytoïnela carbamazépine, le phénobarbital et la phénytoïne. |
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ANTIFONGIQUES |
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Fluconazole 200 mg une prise le matin |
fluconazole ASC ↔ 0,94 (0,88-1,01) Cmin ↔ 0,91 (0,84-0,98) Cmax ↔ 0,92 (0,85-1,00) étravirine ASC ↑ 1,86 (1,73-2,00) Cmin ↑ 2,09 (1,90-2,31) Cmax ↑ 1,75 (1,60-1,91) |
INTELENCE et fluconazole peuvent être utilisés sans adaptation posologique. |
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Itraconazole Kétoconazole Posaconazole |
Non étudiés. Le posaconazole, un inhibiteur puissant du CYP3A4, peut augmenter les concentrations plasmatiques de l'étravirine. L'itraconazole et le kétoconazole sont des inhibiteurs puissants ainsi que des substrats du CYP3A4. L'utilisation concomitante d'itraconazole ou de kétoconazole par voie systémique et d'étravirine pourrait augmenter les concentrations plasmatiques d'étravirine. Simultanément, les concentrations plasmatiques d'itraconazole ou de kétoconazole pourraient être diminuées par l'étravirine. |
INTELENCE et ces antifongiques peuvent être utilisés sans adaptation posologique. |
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Voriconazole 200 mg deux fois par jour |
voriconazole ASC ↑ 1,14 (0,88-1,47) Cmin ↑ 1,23 (0,87-1,75) Cmax ↓ 0,95 (0,75-1,21) étravirine ASC ↑ 1,36 (1,25-1,47) Cmin ↑ 1,52 (1,41-1,64) Cmax ↑ 1,26 (1,16-1,38) |
INTELENCE et le voriconazole peuvent être utilisés sans adaptation posologique. |
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ANTIPALUDIQUES |
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Artéméther/ Luméfantrine 80/480 mg, 6 doses à 0, 8, 24, 36, 48 et 60 heures |
artéméther ASC ↓ 0,62 (0,48-0,80) Cmin ↓ 0,82 (0,67-1,01) Cmax ↓ 0,72 (0,55-0,94) dihydroartémisinine ASC ↓ 0,85 (0,75-0,97) Cmin ↓ 0,83 (0,71-0,97) Cmax ↓ 0,84 (0,71-0,99) luméfantrine ASC ↓ 0,87 (0,77-0,98) Cmin ↔ 0,97 (0,83-1,15) Cmax ↔ 1,07 (0,94-1,23) étravirine ASC ↔ 1,10 (1,06-1,15) Cmin ↔ 1,08 (1,04-1,14) Cmax ↔ 1,11 (1,06-1,17) |
Un surveillance étroite de la réponse aux antipaludiques est recommandée lors de la co-administration d'INTELENCE avec artéméther/luméfantrine car une diminution significative de l'exposition à l'artéméter et à son métabolite actif, la dihydroartémisinine, peut entraîner une diminution de l'efficacité des antipaludiques. Aucun ajustement posologique n'est nécessaire pour INTELENCE. |
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ANTI-MYCOBACTERIENS |
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Rifampicine Rifapentine |
Non étudiés. Il est attendu que la rifampicine et la rifapentine diminuent les concentrations plasmatiques de l'étravirine. INTELENCE doit être utilisé en association avec un IP boosté. La rifampicine est contre-indiquée en association avec des IP boostés. |
Association non recommandée. |
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Rifabutine 300 mg une fois par jour |
En association avec un IP boosté : Aucune étude d'interaction n'a été réalisée. Sur la base de données historiques, une diminution de l'exposition à l'étravirine et une augmentation de l'exposition à la rifabutine et plus particulièrement au 25-O-désacetyl-rifabutine peuvent être attendues. En l'absence d'association avec un IP boosté (en dehors de l'indication recommandée pour l'étravirine) : rifabutine ASC ↓ 0,83 (0,75-0,94) Cmin ↓ 0,76 (0,66-0,87) Cmax ↓ 0,90 (0,78-1,03) 25-O-désacetyl-rifabutine ASC ↓ 0,83 (0,74-0,92) Cmin ↓ 0,78 (0,70-0,87) Cmax ↓ 0,85 (0,72-1,00) étravirine ASC ↓ 0,63 (0,54-0,74) Cmin ↓ 0,65 (0,56-0,74) Cmax ↓ 0,63 (0,53-0,74) |
L'association d'INTELENCE avec un IP boosté et de la rifabutine doit être utilisée avec précaution en raison du risque de diminution de l'exposition à l'étravirine et du risque d'augmentation des expositions à la rifabutine et au 25-O-désacetyl-rifabutine. Une surveillance étroite de la réponse virologique et des effets indésirables liés à la rifabutine est recommandée. Il est conseillé de consulter l'information produit de l'IP boosté associé pour connaître l'adaptation posologique nécessaire pour la rifabutine. |
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BENZODIAZEPINES |
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Diazepam |
Non étudié. Il est attendu que l'étravirine augmente les concentrations plasmatiques du diazepam. |
Des alternatives au diazepam doivent être envisagées. |
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CORTICOSTEROÏDES |
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Dexaméthasone (voie systémique) |
Non étudié. Il est attendu que le dexaméthasone diminue les concentrations plasmatiques de l'étravirine |
Le dexaméthasone par voie systémique doit être utilisée avec précaution ou des alternatives doivent être envisagées, en particulier en cas d'utilisation à long terme. |
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CONTRACEPTIFS A BASE D'OESTROGENES |
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Ethinylestradiol 0,035 mg une fois par jour Noréthindrone 1 mg une fois par jour |
éthinylestradiol ASC ↑ 1,22 (1,13-1,31) Cmin ↔ 1,09 (1,01-1,18) Cmax ↑ 1,33 (1,21-1,46) noréthindrone ASC ↔ 0,95 (0,90-0,99) Cmin ↓ 0,78 (0,68-0,90) Cmax ↔ 1,05 (0,98-1,12) étravirine ASC ↔a Cmin ↔a Cmax ↔a |
L'association de contraceptifs à base d'œstrogènes et/ou de progestérone et d'INTELENCE peut être utilisée sans adaptation posologique. |
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ANTIVIRAUX A ACTION DIRECTE SUR LE VIRUS DE L'HEPATITE C (VHC) |
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Ribavirine |
Non étudié, mais aucune interaction n'est attendue compte tenu de la voie d'élimination rénale de la ribavirine. |
L'association d'INTELENCE et de la ribavirine peut être utilisée sans adaptation posologique. |
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Daclatasvir |
Non étudié. La co-administration d'étravirine avec le daclatasvir peut diminuer les concentrations de daclatasvir. |
La co-administration d'INTELENCE et de daclatasvir n'est pas recommandée. |
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Elbasvir/grazoprevir |
Non étudié. La co-administration d'étravirine avec elbasvir/grazoprevir peut diminuer les concentrations d'elbasvir et de grazoprevir, entraînant une diminution de l'effet thérapeutique d'elbasvir/grazoprevir. |
La co-administration est contre-indiquée (voir rubrique Contre-indications). |
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PRODUITS A BASE DE PLANTES |
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Millepertuis (Hypericum perforatum) |
Non étudié. Il est attendu que le millepertuis diminue les concentrations plasmatiques de l'étravirine. |
Association non recommandée. |
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INHIBITEURS DE LA HMG CO-A REDUCTASE |
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Atorvastatine 40 mg une fois par jour |
atorvastatine ASC ↓ 0,63 (0,58-0,68) Cmin NR Cmax ↑ 1,04 (0,84-1,30) 2-OH-atorvastatine ASC ↑ 1,27 (1,19-1,36) Cmin NR Cmax ↑ 1,76 (1,60-1,94) étravirine ASC ↔ 1,02 (0,97-1,07) Cmin ↔ 1,10 (1,02-1,19) Cmax ↔ 0,97 (0,93-1,02) |
L'association d'INTELENCE et d'atorvastatine peut être administrée sans adaptation posologique, cependant, la dose d'atorvastatine devra éventuellement être modifiée en fonction de la réponse clinique. |
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Fluvastatine Lovastatine Pravastatine Rosuvastatine Simvastatine |
Non étudiés. Il n'est pas attendu d'interaction entre la pravastatine et l'étravirine. La lovastatine, la rosuvastatine et la simvastatine sont des substrats du CYP3A4 et leur co-administration avec l'étravirine pourrait diminuer les concentrations plasmatiques de l'inhibiteur de la HMG Co-A réductase. La fluvastatine et la rosuvastatine sont métabolisées par le CYP2C9 et la co-administration avec l'étravirine pourrait augmenter les concentrations plasmatiques de l'inhibiteur de la HMG Co-A réductase. |
Il peut être nécessaire d'adapter la dose de ces inhibiteurs de la HMG Co-A réductase. |
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ANTAGONISTES DES RECEPTEURS H2 |
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Ranitidine 150 mg deux fois par jour |
étravirine ASC ↓ 0,86 (0,76-0,97) Cmin NR Cmax ↓ 0,94 (0,75-1,17) |
INTELENCE peut être coadministré avec les antagonistes des récepteurs H2 sans adaptation posologique. |
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IMMUNOSUPPRESSEURS |
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Ciclosporine Sirolimus Tacrolimus |
Non étudiés. Il est attendu que l'étravirine diminue les concentrations plasmatiques de la ciclosporine, du sirolimus et du tacrolimus. |
La co-administration avec des immunosuppresseurs administrés par voie systémique doit se faire avec précaution car les concentrations plasmatiques de la ciclosporine, du sirolimus et du tacrolimus peuvent être modifiées lorsqu'ils sont coadministrés avec INTELENCE. |
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ANALGESIQUES NARCOTIQUES |
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Méthadone Dose individuelle allant de 60 mg à 130 mg une fois par jour |
R(-) méthadone ASC ↔ 1,06 (0,99-1,13) Cmin ↔ 1,10 (1,02-1,19) Cmax ↔ 1,02 (0,96-1,09) S(+) méthadone ASC ↔ 0,89 (0,82-0,96) Cmin ↔ 0,89 (0,81-0,98) Cmax ↔ 0,89 (0,83-0,97) étravirine ASC ↔a Cmin ↔a Cmax ↔a |
Il n'a pas été nécessaire, sur la base de l'état clinique, de modifier la dose de méthadone pendant ou après la période de coadministration avec INTELENCE. |
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INHIBITEURS DE LA PHOSPHODIESTERASE DE TYPE 5 (PDE-5) |
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Sildénafil 50 mg dose unique Tadalafil Vardénafil |
sildénafil ASC ↓ 0,43 (0,36-0,51) Cmin NR Cmax ↓ 0,55 (0,40-0,75) N-déméthyl-sildénafil ASC ↓ 0,59 (0,52-0,68) Cmin NR Cmax ↓ 0,75 (0,59-0,96) |
L'utilisation concomitante d'inhibiteurs de la PDE-5 et d'INTELENCE peut nécessiter une adaptation posologique de l'inhibiteur de la PDE-5 pour obtenir l'effet clinique désiré. |
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INHIBITEURS DE L'AGREGATION PLAQUETTAIRE |
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Clopidogrel |
Des données in vitro montrent que l'étravirine possède des propriétés inhibitrices sur le CYP2C19. Par conséquent, il est possible que l'étravirine, par une telle inhibition du CYP2C19 in vivo, inhibe le métabolisme du clopidogrel en son métabolite actif. La pertinence clinique de cette interaction n'a pas été établie. |
Par précaution, l'utilisation concomitante de l'étravirine et du clopidogrel doit être déconseillée. |
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INHIBITEURS DE LA POMPE A PROTONS |
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Oméprazole 40 mg une fois par jour |
étravirine ASC ↑ 1,41 (1,22-1,62) Cmin NR Cmax ↑ 1,17 (0,96-1,43) |
INTELENCE peut être coadministré avec des inhibiteurs de la pompe à protons sans adaptation posologique. |
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INHIBITEURS SELECTIFS DE LA RECAPTURE DE LA SEROTONINE (ISRS) |
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Paroxétine 20 mg une fois par jour |
paroxétine ASC ↔ 1,03 (0,90-1,18) Cmin ↓ 0,87 (0,75-1,02) Cmax ↔ 1,06 (0,95-1,20) étravirine ASC ↔ 1,01 (0,93-1,10) Cmin ↔ 1,07 (0,98-1,17) Cmax ↔ 1,05 (0,96-1,15) |
INTELENCE peut être coadministré avec la paroxétine sans adaptation posologique. |
a
Comparaison basée sur des données historiques.
b
L'étude a été conduite avec 300 mg de fumarate de ténofovir disoproxil une fois par jour
Note : Au cours des études d'interactions, les différentes formulations et/ou doses d'étravirine utilisées ont conduit à des expositions similaires et, par conséquent, les données d'interactions applicables à une formulation le sont également aux autres.
Population pédiatrique
Les études d'interactions n'ont été réalisées que chez l'adulte.
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Hypromellose, Cellulose microcristalline, Silice colloïdale, Croscarmellose sodique, Magnésium stéarate, Lactose monohydraté
Exploitant / Distributeur
JANSSEN CILAG
167 quai de la bataille de Stalingrad
92130
ISSY LES MOULINEAUX
Code UCD7 : 9316874
Code UCD13 : 3400893168745
Code CIS : 63514730
T2A médicament : Non
Laboratoire exploitant : JANSSEN CILAG
Prix vente TTC : 205.53€
Taux de TVA : 2.1%
TFR (Tarif Forfaitaire de Responsabilité) : Non
Base de remboursement : 205.53€
Taux SS : 100%
Agréments collectivités : Oui
Code acte pharmacie : PH1
Date AMM : 28/08/2008
Rectificatif AMM : 08/08/2024
Marque : INTELENCE
Gamme : Sans gamme
Code GTIN13 : 3400938742602
Référence LPPR : Aucune
Equivalences strictes
TMC125 comprimé 100 mg, flacon de 120 (détails indisponibles)
TMC125 100 mg Comprimé flacon de 120 (détails indisponibles)