BUPRENORPHINE NALOXONE

Principes actifs : Buprénorphine

Les gammes de produits

BUPRENORPHINE NALOXONE VIATRIS 2 milligrammes/0,5 mg cp sublingual séc

Remboursable

Sur prescription seulement

Dépendance aux opioïdes

Forme :

 Comprimé sublingual sécable

Catégories :

 Neurologie-psychiatrie, Etats de dépendance, Désintoxication des opiacés, Substitution aux opiacés, Buprénorphine en association

Principes actifs :

 Buprénorphine, Naloxone

Posologie pour BUPRENORPHINE NALOXONE VIATRIS 2 milligrammes/0,5 mg cp sublingual séc

Indications

Dépendance aux opioïdes

Posologie

Adulte de 15 ans à 65 ans . Traitement d'induction (jour 1). Dépendance aux opioïdes. Voie sublinguale
deux (2) comprimés trois (3) fois par jour selon besoin pendant un(e) (1) jour. Maximum six (6) comprimés par jour. Laisser fondre sous la langue.

Adulte de 15 ans à 65 ans . Traitement d'entretien (à partir de J2). Dépendance aux opioïdes. Voie sublinguale (implicite)
*(Voir monographie).

Administration

Voie sublinguale

Recommandations patient

INFORMER IMMEDIATEMENT UN MEDECIN en cas de :
- Gonflement du visage, des lèvres, de la langue ou de la gorge pouvant provoquer des difficultés à avaler ou respirer, urticaire/éruption cutanée sévère.
- Sensation de somnolence et problème de coordination, vision trouble, troubles de la parole, incapacité à penser clairement ou respiration beaucoup plus lente que d'habitude.
- Fatigue intense, démangeaisons associées à un jaunissement de la peau ou des yeux.
- Hallucinations.

CONTACTER UN MEDECIN en cas de pauses respiratoires pendant le sommeil, un réveil nocturne dû à un essoufflement, des difficultés à maintenir le sommeil ou une somnolence excessive pendant la journée.

PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (somnolence, vertiges, confusion mentale).
NE PAS CONSOMMER  de boissons alcoolisées ou de médicaments contenant de l'alcool pendant le traitement.
AVERTIR le médecin de la prise de ce médicament car il peut masquer la douleur signalant certaines maladies.
 

Ce médicament peut provoquer une dépression respiratoire sévère potentiellement mortelle chez les enfants et les personnes non dépendantes qui l'ingèrent accidentellement ou de manière délibérée. CONSERVER les plaquettes en sûreté, ne jamais sortir à l'avance les comprimés de la plaquette, tenir les plaquettes hors de portée des enfants et des autres membres de la famille, ne pas prendre ce médicament devant les enfants. Un service d'urgence doit être immédiatement contacté en cas d'ingestion accidentelle ou de suspicion d'ingestion.

SPORTIF : Substance dopante.

Contre-indications pour BUPRENORPHINE NALOXONE VIATRIS 2 milligrammes/0,5 mg cp sublingual séc

  • Insuffisance respiratoire sévère
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Intoxication alcoolique aiguë
  • Delirium tremens
  • Consommation d'alcool
  • Allaitement
  • Patient de moins de 15 ans
  • Sujet âgé
  • Intolérance au lactose
  • Grossesse

Effets indésirables pour BUPRENORPHINE NALOXONE VIATRIS 2 milligrammes/0,5 mg cp sublingual séc

Niveau d’apparition des effets indésirables

Très fréquent

Céphalée

Constipation

Hyperhidrose

Insomnie

Syndrome de sevrage

Nausée

Anxiété

Asthénie

Diarrhée

Dorsalgie

Douleur abdominale

Douleur thoracique

Dyspepsie

Fièvre

Flatulence

Grippe

Hypertension

Migraine

Nervosité

Pharyngite

Rhinite

Toux

Urticaire

Dépression

Myalgie

Infection

Frissons

Arthralgie

Oedème périphérique

Paresthésie

Somnolence

Vasodilatation

Malaise

Sensation vertigineuse

Diminution de la libido

Vomissement

Hypertonie

Amblyopie

Spasme musculaire

Prurit cutané

Diminution du poids

Troubles lacrymaux

Fonction hépatique anormale

Rash cutané

Pensée anormale

Urine anormale

Lésion buccale

Dysérection

Douleur au site d'administration

Acné

Agitation

Albuminurie

Alopécie

Aménorrhée

Anémie

Angine de poitrine

Arthrite

Asthme

Bradycardie

Conjonctivite

Dysurie

Hématurie

Hyperlipidémie

Hypoglycémie

Hypotension

Infarctus du myocarde

Infection vaginale

Leucopénie

Ménorragie

Palpitation

Rétention urinaire

Sécheresse cutanée

Tachycardie

Métrorragie

Thrombocytopénie

Ulcération buccale

Dyspnée

Hyperglycémie

Myosis

Pharmacodépendance

Tremblement

Hyperkinésie

Rêves anormaux

Dépersonnalisation

Apathie

Lymphadénopathie

Trouble de l'éjaculation

Leucocytose

Hypersensibilité

Néphrolithiase

Dermatite exfoliatrice

Bâillement

Hypothermie

Crise d'épilepsie

Trouble du langage

Amnésie

Hostilité

Décoloration de la langue

Infection du tractus urinaire

Coup de chaleur

Humeur euphorique

Appétit diminué

Créatininémie augmentée

Masse cutanée

Choc anaphylactique

Encéphalopathie hépatique

Hépatite

Hépatite aiguë

Hypotension orthostatique

Vertige

Bronchospasme

Elévation des transaminases

Syncope

Dépression respiratoire

Nécrose hépatique

Jaunisse

Angioedème

Hallucination

Syndrome hépatorénal

Syndrome de sevrage néonatal


Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables liés au traitement les plus fréquemment signalés au cours des études cliniques pivots ont été la constipation et les symptômes fréquemment associés au syndrome de sevrage (à savoir insomnie, céphalée, nausées, hyperhidrose et douleurs). Parmi les cas de crise épileptique, vomissements, diarrhée et résultats élevés des tests de la fonction hépatique qui ont été rapportés, certains ont été considérés comme graves.

Tableau récapitulant les effets indésirables

Le tableau 1 récapitule les effets indésirables signalés lors des essais cliniques pivots au cours desquels 342 patients sur 472 (72,5 %) ont signalé des effets indésirables et les effets indésirables signalés lors de la surveillance après commercialisation.

La fréquence des effets indésirables possibles, indiqués ci-dessous, est définie conformément à la convention suivante :

Très fréquent (1/10), fréquent (1/100, < 1/10), peu fréquent (1/1 000, < 1/100), indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau 1 : Effets indésirables liés aux traitements signalés dans les essais cliniques et lors de la surveillance après commercialisation portant sur l'association buprénorphine/naloxone

Description d'effets indésirables sélectionnés

·         En cas de mauvais usage du médicament par voie intraveineuse, certains effets indésirables qui sont attribués au mésusage plutôt qu'au médicament et qui ont été rapportées, sont des réactions locales, parfois septiques (abcès, cellulite), des hépatites aiguës potentiellement graves et d'autres infections, telles que des pneumonies ou des endocardites (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

·         Chez les patients présentant une pharmacodépendance manifeste, la première administration de buprénorphine peut provoquer un syndrome de sevrage médicamenteux du même type que celui induit par la naloxone (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Dépendance aux drogues

L'utilisation répétée de buprénorphine/naloxone peut entraîner une pharmacodépendance, même à des doses thérapeutiques. Le risque de dépendance aux médicaments peut varier en fonction des facteurs de risque individuels du patient, de la posologie et de la durée du traitement aux opioïdes (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.

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Grossesse et allaitement pour le BUPRENORPHINE NALOXONE VIATRIS 2 milligrammes/0,5 mg cp sublingual séc

Grossesse

Il n'existe pas ou peu de données sur l'utilisation de la buprénorphine/naloxone chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité préclinique). Le risque potentiel chez l'Homme n'est pas connu.

En fin de grossesse, la buprénorphine peut provoquer une dépression respiratoire chez le nouveau-né, même si la durée d'administration est courte. L'administration à long terme de buprénorphine au cours des trois derniers mois de la grossesse peut provoquer l'apparition d'un syndrome de sevrage chez le nouveau-né (par ex., hypertonie, tremblement du nouveau-né, agitation néonatale, myoclonie ou convulsions). Le syndrome est généralement retardé de plusieurs heures à plusieurs jours après la naissance.

En raison de la longue demi-vie de la buprénorphine, une surveillance néonatale de plusieurs jours doit être envisagée à la fin de la grossesse pour éviter le risque de dépression respiratoire ou de syndrome de sevrage chez le nouveau-né.

Par ailleurs, l'utilisation de l'association buprénorphine/naloxone pendant la grossesse doit être évaluée par le médecin. L'association buprénorphine/naloxone ne doit être utilisée pendant la grossesse que si le bénéfice potentiel est supérieur au risque potentiel pour le foetus.

Allaitement

On ne sait pas si la naloxone est excrétée dans le lait maternel. La buprénorphine et ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Chez le rat, il a été démontré que la buprénorphine inhibait la lactation. L'allaitement doit donc être interrompu au cours du traitement par BUPRENORPHINE/NALOXONE VIATRIS, comprimé sublingual sécable.

Fertilité

Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une baisse de la fertilité chez les femelles lors de la prise de doses élevées (exposition systémique > 2,4 fois l'exposition humaine à la dose maximale recommandée de 24 mg de buprénorphine, selon l'ASC, voir rubrique Données de sécurité préclinique).


Mise en garde pour BUPRENORPHINE NALOXONE VIATRIS 2 milligrammes/0,5 mg cp sublingual séc

Mise en garde

Troubles de la tolérance et de l'usage des opioïdes (abus et dépendance)

Une tolérance, une dépendance physique et psychologique et un trouble lié à l'usage des opioïdes peuvent se développer lors de l'administration répétée d'opioïdes tels que BUPRENORPHINE/ NALOXONE VIATRIS, comprimé sublingual sécable. L'abus ou le mésusage de BUPRENORPHINE/ NALOXONE VIATRIS, comprimé sublingual sécable peut entraîner un surdosage et/ou la mort.

Le risque de développer un trouble lié à l'usage d'opioïdes est accru chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux (parents ou fratrie) de troubles liés à l'usage de substances (y compris les troubles liés à la consommation d'alcool), chez les fumeurs ou chez les patients ayant des antécédents personnels d'autres troubles de santé mentale (par ex. dépression majeure, anxiété et troubles de la personnalité).

Avant de commencer le traitement par BUPRENORPHINE/NALOXONE VIATRIS, comprimé sublingual sécable et pendant le traitement, les objectifs du traitement et un plan d'arrêt doivent être convenus avec le patient (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Les patients devront être surveillés pour détecter tout signe de comportement de recherche de médicaments (par exemple, demandes de renouvellement trop précoces). Cela comprend la surveillance de la prise d'opioïdes et de médicaments psychoactifs concomitants (comme les benzodiazépines). Pour les patients présentant des signes et symptômes du trouble lié à l'usage des opioïdes, une consultation avec un spécialiste en addictologie doit être envisagée.

L'association de la buprénorphine et de la naloxone dans BUPRENORPHINE/NALOXONE VIATRIS, comprimé sublingual sécable vise à prévenir tout mauvais usage ou abus de la buprénorphine. Comparé à la buprénorphine seule, BUPRENORPHINE/NALOXONE VIATRIS, comprimé sublingual sécable devrait moins faire l'objet d'un mauvais usage par voie intraveineuse ou intranasale, car la présence de naloxone dans ce médicament précipite l'apparition du syndrome de sevrage chez les individus dépendants à l'héroïne, à la méthadone ou à tout autre agoniste opioïde.

Risques liés à l'utilisation concomitante de médicaments sédatifs comme les benzodiazépines ou des médicaments apparentés

L'utilisation concomitante de BUPRENORPHINE/NALOXONE VIATRIS et de médicaments sédatifs comme les benzodiazépines ou les médicaments apparentés peut se traduire par une sédation, une dépression respiratoire, un coma et le décès. En raison de ces risques, la prescription concomitante de ces médicaments sédatifs doit être réservée aux patients pour qui aucune option thérapeutique alternative n'est possible. Si la décision est prise de prescrire BUPRENORPHINE/NALOXONE VIATRIS de façon concomitante avec des médicaments sédatifs, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée du traitement doit être aussi courte que possible.

Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance étroite des signes et des symptômes de dépression respiratoire et de sédation. À cet égard, il est vivement recommandé d'informer les patients et leurs soignants afin qu'ils soient attentifs à ces symptômes (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Le risque de dépression respiratoire existe également lorsque la buprénorphine n'est pas utilisée conformément aux informations posologiques. Des décès ont également été rapportés après la prise concomitante de buprénorphine et d'autres dépresseurs, tels que l'alcool ou d'autres opioïdes. L'administration de buprénorphine à des personnes non dépendantes aux opioïdes, qui ne sont pas tolérantes aux effets des opioïdes, peut entraîner une dépression respiratoire potentiellement mortelle.

Ce médicament doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d'asthme ou d'insuffisance respiratoire (telle qu'une maladie pulmonaire obstructive chronique, un coeur pulmonaire, une diminution de la capacité respiratoire, une hypoxie, une hypercapnie, une dépression respiratoire préexistante ou une cyphoscoliose (déformation de la colonne vertébrale pouvant entraîner une dyspnée)).

L'association buprénorphine/naloxone peut provoquer une dépression respiratoire sévère potentiellement mortelle chez les enfants et les personnes non dépendantes qui l'ingèrent accidentellement ou de manière délibérée. Les patients doivent être avertis de conserver les plaquettes en sûreté, de ne jamais sortir à l'avance les comprimés de la plaquette, de tenir les plaquettes hors de portée des enfants et des autres membres de la famille, et ne pas prendre ce médicament devant les enfants. Un service d'urgence doit être immédiatement contacté en cas d'ingestion accidentelle ou de suspicion d'ingestion.

Dépression du SNC

L'association buprénorphine/naloxone peut provoquer de la somnolence, en particulier lorsqu'il y a prise/administration concomitante avec de l'alcool ou des dépresseurs du système nerveux central (tels que tranquillisants, sédatifs ou hypnotiques) (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines).

Dépendance

La buprénorphine est un agoniste partiel agissant sur le récepteur opiacé µ (mu) ; la prise prolongée de ce produit entraîne une dépendance de type opioïde. Des études chez l'animal, ainsi que des données cliniques, ont démontré que la buprénorphine peut provoquer une dépendance, celle-ci étant toutefois moindre que celle provoquée par un agoniste complet, tel que la morphine.

L'interruption brutale du traitement n'est pas recommandée, car elle peut entraîner un syndrome de sevrage dont les premiers signes peuvent apparaître plus tard.

Hépatite et atteintes hépatiques

Des cas d'atteinte hépatique aiguë ont été signalés chez des toxicomanes dépendants aux opioïdes, à la fois dans les rapports des essais cliniques et dans les rapports sur les effets indésirables survenus après la commercialisation du produit. Les anomalies observées vont d'une élévation transitoire asymptomatique des transaminases hépatiques à des cas d'insuffisance hépatique, de nécrose hépatique, de syndrome hépatorénal, d'encéphalopathie hépatique et de décès. Dans de nombreux cas, la présence d'un dysfonctionnement mitochondrial préexistant (maladie génétique, anomalies enzymatiques hépatiques, infection par le virus de l'hépatite B ou de l'hépatite C, abus d'alcool, anorexie, utilisation concomitante d'autres médicaments potentiellement hépatotoxiques) et la persistance d'injections de drogues peuvent être responsables de l'atteinte hépatique ou y contribuer. Ces facteurs sous-jacents doivent être pris en compte avant la prescription de buprénorphine/naloxone et au cours du traitement. En cas de suspicion d'atteinte hépatique, un bilan biologique et étiologique approfondi doit être pratiqué. En fonction des résultats obtenus, le traitement peut être interrompu avec prudence afin de prévenir l'apparition de symptômes de sevrage et d'éviter le retour à l'utilisation de drogues illicites. En cas de poursuite du traitement, il faudra étroitement surveiller la fonction hépatique.

Précipitation du syndrome de sevrage aux opioïdes

Lors de l'instauration du traitement par buprénorphine/naloxone, le médecin doit prendre en compte le profil agoniste partiel de la buprénorphine et être conscient que le traitement peut précipiter l'apparition d'un syndrome de sevrage chez les patients dépendants aux opioïdes, particulièrement si le traitement est administré moins de 6 heures après la dernière utilisation d'héroïne ou d'un autre opioïde à durée d'action courte, ou s'il est administré moins de 24 heures après la dernière prise de méthadone. Les patients doivent être surveillés de près lors du passage de la buprénorphine ou de la méthadone à la buprénorphine/naloxone, car des symptômes de sevrage ont été signalés. Afin d'éviter de précipiter l'apparition d'un syndrome de sevrage, l'induction du traitement par buprénorphine/naloxone doit être effectuée dès l'apparition des signes objectifs de manque (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Les symptômes de sevrage peuvent aussi être associés à un sous-dosage.

Insuffisance hépatique

Les effets de l'insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine et de la naloxone ont été évalués dans une étude réalisée après commercialisation. En raison de la métabolisation importante dans le foie de la buprénorphine et de la naloxone, on retrouve des taux plasmatiques de buprénorphine et de naloxone plus élevés chez les patients atteints d'insuffisance hépatique modérée à sévère que chez les volontaires sains. Les patients doivent être surveillés afin d'éviter les signes et symptômes de précipitation du syndrome de sevrage aux opioïdes, de toxicité ou de surdosage causés par des taux élevés de naloxone et/ou buprénorphine.

Un bilan de la fonction hépatique initiale et un dépistage des hépatites virales sont recommandés avant le début du traitement. Le risque d'atteinte hépatique est majoré chez les patients présentant une hépatite virale, recevant un traitement concomitant (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) et/ou présentant un dysfonctionnement hépatique. Il est recommandé de contrôler régulièrement la fonction hépatique (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

L'association buprénorphine/naloxone doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée (voir rubriques Contre-indications et Propriétés pharmacocinétiques). Chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, l'utilisation de l'association buprénorphine/naloxone est contre-indiquée.

Insuffisance rénale

L'élimination rénale peut être prolongée, car 30 % de la dose administrée est éliminée par la voie rénale. Les métabolites de la buprénorphine s'accumulent chez les patients atteints d'insuffisance rénale. La prudence est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Propriétés pharmacocinétiques).

Inhibiteurs du CYP3A

Les médicaments qui inhibent l'enzyme CYP3A4 peuvent contribuer à une augmentation des concentrations de buprénorphine. Il peut être nécessaire de réduire la dose de buprénorphine/ naloxone. Chez les patients déjà traités par des inhibiteurs du CYP3A4, la posologie de la buprénorphine/naloxone doit être adaptée avec prudence car une dose moindre peut s'avérer suffisante chez ces patients (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Effets de classe

L'administration d'opioïdes peut déclencher une hypotension orthostatique chez les patients traités en ambulatoire.

Les opioïdes peuvent augmenter la pression du liquide céphalorachidien, ce qui peut être à l'origine de crises épileptiques. C'est la raison pour laquelle les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant un traumatisme crânien, des lésions intracrâniennes et dans d'autres situations pouvant induire une augmentation de la pression du liquide céphalorachidien ou chez les patients ayant des antécédents de crises convulsives.

Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints d'hypotension, d'hypertrophie prostatique ou de sténose urétrale.

Un myosis induit par des opioïdes, des altérations du niveau de conscience ou de la perception de la douleur en tant que symptôme de la maladie peuvent interférer avec l'évaluation du patient ou compliquer le diagnostic ou le traitement clinique d'une maladie concomitante.

Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints de myxoedème, d'hypothyroïdie ou d'insuffisance corticosurrénale (par ex., maladie d'Addison).

Les opioïdes peuvent être responsables d'une augmentation de la pression intra-cholédocienne et doivent donc être utilisés avec précaution chez les patients présentant un dysfonctionnement des voies biliaires.

Les opioïdes doivent être administrés avec précaution chez les patients âgés ou affaiblis.

Selon les données disponibles sur la morphine, l'utilisation concomitante d'inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) peut provoquer une majoration des effets des opioïdes (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Syndrome sérotoninergique

L'administration concomitante de BUPRENORPHINE/NALOXONE VIATRIS et d'autres agents sérotoninergiques, tels que les inhibiteurs de la MAO, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou les antidépresseurs tricycliques, peut engendrer un syndrome sérotoninergique, qui est une maladie potentiellement mortelle (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Si un traitement concomitant avec d'autres agents sérotoninergiques est justifié sur le plan clinique, il est conseillé d'observer attentivement le patient, tout particulièrement pendant l'instauration du traitement et les augmentations de dose.

Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent comprendre des modifications de l'état mental, une instabilité autonome, des anomalies neuromusculaires et/ou des symptômes gastro-intestinaux.

En cas de suspicion de syndrome sérotoninergique, une réduction de dose ou un arrêt du traitement devra être envisagé(e) en fonction de la gravité des symptômes.

Troubles respiratoires liés au sommeil

Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires liés au sommeil, notamment l'apnée centrale du sommeil (ACS) et l'hypoxémie liée au sommeil. Le risque d'ACS augmente en fonction de la dose d'opioïdes utilisée. Chez les patients présentant une ACS, une diminution de la dose totale d'opioïdes doit être envisagée.

BUPRENORPHINE/NALOXONE VIATRIS, comprimé sublingual sécable contient du lactose.

Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu'il est essentiellement « sans sodium ».

Population pédiatrique

Utilisation chez les adolescents (âgés de 15 à moins de 18 ans)

En raison de l'absence de données chez les adolescents (âgés de 15 à moins de 18 ans), les patients appartenant à cette tranche d'âge doivent être plus étroitement surveillés pendant le traitement.

Précautions d'emploi

Mésusage délibéré

Abus médicamenteux

Asthme

Insuffisance respiratoire légère à moderée

Bronchopneumopathie chronique obstructive

Coeur pulmonaire

Dépression respiratoire

Capacité respiratoire diminuée

Hypoxie

Hypercapnie

Cyphoscoliose

Maladie génétique mitochondriale

Abus d'alcool

Anorexie

Atteinte hépatique

Symptômes de sevrage aux opioïdes

Insuffisance rénale sévère (Clcr < = 30 ml/mn)

Traumatisme crânien

Lésion intracrânienne

Risque d'augmentation de la pression intracrânienne

Antécédent de crise d'épilepsie

Hypotension

Hypertrophie prostatique ou sténose urétrale

Myxoedème

Hypothyroïdie

Insuffisance corticosurrénalienne

Dysfonctionnement des voies biliaires

Patient affaibli

Apnée centrale du sommeil

Patient de 15 à 18 ans

Aptitude à conduire

L'association buprénorphine/naloxone a une influence mineure à modérée sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines lorsqu'elle est administrée à des patients dépendants aux opioïdes. Ce produit peut provoquer de la somnolence, des vertiges ou une confusion mentale, en particulier pendant l'induction du traitement et l'adaptation de la posologie. Si le produit est pris en même temps que de l'alcool ou des dépresseurs du système nerveux central, son effet risque d'être majoré (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)

Les patients doivent être avertis que la prise de buprénorphine/naloxone peut affecter leur capacité à conduire et à utiliser des machines dangereuses.

Interaction avec d'autre médicaments

La buprénorphine/naloxone ne doit pas être prise en association avec :

·         des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de l'alcool, en raison de la majoration par l'alcool de l'effet sédatif de la buprénorphine (voir rubrique Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines).

BUPRENORPHINE/NALOXONE VIATRIS, comprimé sublingual sécable doit être utilisé avec prudence en cas d'administration concomitante avec :

·         des médicaments sédatifs comme les benzodiazépines ou médicaments apparentés :

L'utilisation concomitante des opioïdes avec des médicaments sédatifs comme les benzodiazépines ou les médicaments apparentés accroît le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma et de décès en raison d'un effet dépresseur additif sur le Système Nerveux Central (SNC). La posologie et la durée de l'utilisation concomitante doivent être limitées (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi). Les patients doivent être informés qu'il est extrêmement dangereux de s'administrer soi-même des benzodiazépines qui n'ont pas été prescrites tout en prenant ce médicament, et doivent également être avertis qu'ils doivent suivre scrupuleusement les indications de leur médecin lorsqu'ils prennent des benzodiazépines simultanément avec ce médicament (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi) ;

·         d'autres dépresseurs du système nerveux central, d'autres dérivés opioïdes (par exemple, la méthadone, les analgésiques et les antitussifs), certains antidépresseurs, antihistaminiques H1 sédatifs, barbituriques, anxiolytiques autres que les benzodiazépines, neuroleptiques, clonidine et substances apparentées : ces associations majorent la dépression du système nerveux central. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicules et l'utilisation de machines ;

·         par ailleurs, une analgésie adéquate peut être difficile à obtenir lorsque l'on administre un opioïde agoniste complet chez des patients recevant l'association buprénorphine/naloxone. Par conséquent, le risque de surdosage avec un agoniste complet existe, en particulier lorsque l'on essaye de surmonter les effets de l'agoniste partiel buprénorphine ou lorsque les concentrations plasmatiques de la buprénorphine diminuent ;

·         des gabapentinoïdes (gabapentine et prégabaline) car ils peuvent entraîner une dépression respiratoire, une hypotension, une sédation profonde, un coma ou la mort (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi) ;

·         la naltrexone et le nalméfène sont des antagonistes des opioïdes susceptibles de bloquer les effets pharmacologiques de la buprénorphine. L'administration concomitante pendant un traitement par buprénorphine/naloxone est contre-indiquée en raison de l'interaction potentiellement dangereuse pouvant précipiter l'apparition brutale de symptômes de sevrage prolongés et intenses aux opioïdes (voir rubrique Contre-indications) ;

·         des inhibiteurs du CYP3A4 : une étude d'interaction entre la buprénorphine et le kétoconazole (inhibiteur puissant du CYP3A4) a montré une augmentation des Cmax et ASC (aire sous la courbe) de la buprénorphine (respectivement de 50 % et 70 % environ) et, dans une moindre mesure, de la norbuprénorphine. Les patients traités par BUPRENORPHINE/NALOXONE VIATRIS, comprimé sublingual sécable doivent être étroitement surveillés et une diminution de la posologie peut s'avérer nécessaire en cas d'association avec un inhibiteur puissant du CYP3A4 (par exemple, les inhibiteurs de la protéase, tels que le ritonavir, le nelfinavir ou l'indinavir, ou les antifongiques azolés, tels que le kétoconazole ou l'itraconazole, les antibiotiques type macrolide) ;

·         des inducteurs du CYP3A4 : l'utilisation concomitante d'inducteurs du CYP3A4 et de buprénorphine peut réduire les concentrations plasmatiques de buprénorphine et rendre potentiellement sous-optimal le traitement de la dépendance aux opioïdes par buprénorphine. Une surveillance étroite est recommandée chez les patients traités par buprénorphine/naloxone si des inducteurs (par ex., phénobarbital, carbamazépine, phénytoïne, rifampicine) sont co- administrés. La posologie de buprénorphine ou des inducteurs du CYP3A4 doit être ajustée en conséquence ;

·         selon les données disponibles concernant la morphine, l'utilisation concomitante d'inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) peut provoquer une majoration des effets des opioïdes ;

·         des anticholinergiques ou des médicaments ayant une activité anticholinergique (par exemple, antidépresseurs tricycliques, antihistaminiques, antipsychotiques, myorelaxants, médicaments antiparkinsoniens) car ils peuvent entraîner une augmentation des effets indésirables anticholinergiques ;

·         des médicaments sérotoninergiques, tels que les inhibiteurs de la MAO, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou les antidépresseurs tricycliques, car le risque de syndrome sérotoninergique, qui est une maladie potentiellement mortelle, est accru (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).


Informations complémentaires pour BUPRENORPHINE NALOXONE VIATRIS 2 milligrammes/0,5 mg cp sublingual séc

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Excipients

Lactose monohydraté, Mannitol, Amidon de maïs, Povidone, Citrique acide, Sodium citrate, Magnésium stéarate, Acésulfame potassique, Arôme citron : Préparations aromatisantes, Maltodextrine, Acacia, Arôme citron vert : Préparations aromatisantes, Maltodextrine, Acacia

Exploitant / Distributeur

VIATRIS SANTE

Code UCD7 : 9440918

Code UCD13 : 3400894409182

Code CIS : 69658214

T2A médicament : Non

Laboratoire titulaire AMM : VIATRIS SANTE

Laboratoire exploitant : VIATRIS SANTE

Prix vente TTC : 1.85€

Taux de TVA : 2.1%

TFR (Tarif Forfaitaire de Responsabilité) : Non

Base de remboursement : 1.85€

Taux SS : 65%

Agréments collectivités : Oui

Code acte pharmacie : PH7

Date AMM : 13/06/2018

Rectificatif AMM : 06/12/2024

Marque : BUPRENORPHINE NALOXONE

Gamme : Sans gamme

Code GTIN13 : 3400930150740

Référence LPPR : Aucune

Sources d'informations

AMM européennes : www.ema.europa.eu/en

AMM françaises : ansm.sante.fr/

Equivalences strictes

BUPRENORPHINE/NALOXONE ARROW 2 milligrammes/0,5 mg, comprimé sublingual sécable, boîte de 28

Comprimé sublingual sécable

BUPRENORPHINE/NALOXONE ARROW 2 milligrammes/0,5 mg, comprimé sublingual sécable, boîte de 7

Comprimé sublingual sécable

BUPRENORPHINE NALOXONE VIATRIS 2 milligrammes/0,5 mg, comprimé sublingual sécable, boîte de 28 plaquettes unitaires de 1

Comprimé sublingual sécable

SUBOXONE 2 milligrammes/0,5 mg, comprimé sublingual, boîte de 28

Comprimé sublingual

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