Solution injectable

MORPHINE (CHLORHYDR) AGUETTANT 10 mg/mL

Remboursement sur ordonnance : 65%

Catégorie :Antalgiques

Principes actifs :Chlorhydrate de morphine

Excipients : Sodium chlorure, Eau pour préparations injectables, Présence de :, Sodium

Notice

Indications thérapeutiques

Ce médicament est indiqué pour : Douleur intense, Douleur rebelle

Posologie

Adulte . Douleur intense. Voie péridurale

six (6) mg tous les douze (12) heures en injection péridurale pendant sept (7) jours. ou zéro virgule six (0.6) ml tous les douze (12) heures en injection péridurale pendant sept (7) jours.

Adulte . Douleur intense. Voie intrathécale

zéro virgule deux (0.2) mg tous les douze (12) heures en injection intrathécale pendant sept (7) jours. ou zéro virgule un(e) (0.1) ml tous les douze (12) heures en injection intrathécale pendant sept (7) jours.

Adulte . Traitement en ventilation contrôlée en réanimation. Douleur intense. Voie IV en perfusion

cinq (5) mg par heure en perfusion IV pendant vingt-huit (28) jours. ou un demi (½) ml par heure en perfusion IV pendant vingt-huit (28) jours.

Adulte . Traitement relais : analgésie autocontrôlée. Douleur intense. Voie IV

un(e) (1) mg tous les dix (10) minutes en injection IV pendant sept (7) jours. ou zéro virgule un(e) (0.1) ml tous les dix (10) minutes en injection IV pendant sept (7) jours.

Adulte . Douleur intense. Voie IV

trois (3) mg tous les dix (10) minutes en injection IV pendant sept (7) jours. ou zéro virgule trois (0.3) ml tous les dix (10) minutes en injection IV pendant sept (7) jours.

Adulte . Traitement relais. Douleur intense. Voie SC

dix (10) mg tous les quatre (4) heures en injection SC pendant sept (7) jours. ou un(e) (1) ml tous les quatre (4) heures en injection SC pendant sept (7) jours.

Enfant - Nourrisson . Douleur intense. Voie IV (en bolus)

zéro virgule un(e) (0.1) mg par kilo tous les cinq (5) minutes en bolus IV pendant sept (7) jours. ou zéro virgule zéro un(e) (0.01) ml par kilo tous les cinq (5) minutes en bolus IV pendant sept (7) jours.

Enfant - Nourrisson . Traitement relais en salle de réveil ou soins intensifs. Douleur intense. Voie IV en perfusion continue

zéro virgule zéro deux (0.02) mg par kilo par heure en perfusion IV pendant vingt-huit (28) jours. ou zéro virgule zéro zéro deux (0.002) ml par kilo par heure en perfusion IV pendant vingt-huit (28) jours.

Enfant - Nourrisson . Traitement initial. Douleur intense. Voie IV

zéro virgule un(e) (0.1) mg par kilo en injection IV pendant sept (7) jours. ou zéro virgule zéro un(e) (0.01) ml par kilo en injection IV pendant sept (7) jours.

Enfant - Nourrisson . Douleur intense. Voie péridurale

zéro virgule zéro cinq (0.05) mg par kilo à renouveler si besoin douze (12) à vingt-quatre (24) heures après. ou zéro virgule zéro zéro cinq (0.005) ml par kilo à renouveler si besoin douze (12) à vingt-quatre (24) heures après. Injecter par voie péridurale.

Tout âge . Traitement initial. Douleur rebelle. Voie intrathécale

zéro virgule zéro zéro trois (0.003) mg par kilo par jour en injection intrathécale pendant sept (7) jours. ou zéro virgule zéro zéro zéro trois (0.0003) ml par kilo par jour en injection intrathécale pendant sept (7) jours.

Tout âge . Traitement initial. Douleur rebelle. Voie péridurale

zéro virgule zéro trois (0.03) mg par kilo par jour en injection péridurale pendant sept (7) jours. ou zéro virgule zéro zéro trois (0.003) ml par kilo par jour en injection péridurale pendant sept (7) jours.

Tout âge . Traitement initial. Douleur rebelle. Voie intraventriculaire

zéro virgule deux (0.2) mg par jour en injection intraventriculaire pendant sept (7) jours. ou zéro virgule un(e) (0.1) ml par jour en injection intraventriculaire pendant sept (7) jours.

Tout âge . Douleur rebelle. Voie IV en perfusion continue

zéro virgule trois (0.3) mg par kilo par jour en perfusion IV continue pendant vingt-huit (28) jours. ou zéro virgule zéro trois (0.03) ml par kilo par jour en perfusion IV continue pendant vingt-huit (28) jours.

Tout âge . Douleur rebelle. Voie SC en perfusion continue (implicite)

un demi (½) mg par kilo par jour en perfusion SC continue pendant vingt-huit (28) jours. ou zéro virgule zéro cinq (0.05) ml par kilo par jour en perfusion SC continue pendant vingt-huit (28) jours.

Enfant de 6 ans à 15 ans . Traitement par analgésie autocontrôlée. Douleur intense. Voie IV (en bolus)

zéro virgule zéro deux (0.02) mg par kilo tous les dix (10) minutes en bolus IV pendant sept (7) jours. ou zéro virgule zéro zéro deux (0.002) ml par kilo tous les dix (10) minutes en bolus IV pendant sept (7) jours.

Enfant de 6 ans à 15 ans . Traitement associé au cours de l'analgésie autocontrôlée. Douleur intense. Voie IV en perfusion continue

zéro virgule zéro deux (0.02) mg par kilo par heure en perfusion IV continue pendant vingt-huit (28) jours. ou zéro virgule zéro zéro deux (0.002) ml par kilo par heure en perfusion IV continue pendant vingt-huit (28) jours.

Administration

Voie intraventriculaire.

Voie SC.

Voie intrathécale.

Voie péridurale.

Voie IV.

Informations importantes

Contre-indication

Contre-indiqué dans les cas suivants: Insuffisance respiratoire décompensée en l'absence de ventilation artificielle, Insuffisance hépatocellulaire sévère avec encéphalopathie, Traumatisme crânien, Hypertension intracrânienne en l'absence de ventilation contrôlée, Epilepsie non contrôlée, Allaitement, Trouble de l'hémostase, Infection, Voie IM, Consommation d'alcool

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Parmi les effets indésirables les plus fréquents lors de l'initiation du traitement, la somnolence, une confusion, des nausées et vomissements sont rapportés. Ils peuvent être transitoires mais leur persistance doit faire rechercher une cause associée ou un surdosage. La constipation en revanche ne cède pas à la poursuite du traitement. Tous ces effets sont prévisibles et nécessitent d'être traités.

Liste tabulée des effets indésirables

Les réactions indésirables énumérées ci-dessous ont été observées pendant des études cliniques et/ou après commercialisation et sont basées sur des données issues d'essais cliniques et classifiées par classe de système d'organe MedDRA. Les catégories de fréquence sont définies selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Classe de systèmes d'organes

Fréquence

Affections du système immunitaire

Fréquence indéterminée - réactions anaphylactoïdes (attribuées à une libération d'histamine) ou plus rarement anaphylactiques, pouvant se manifester par des bouffées vasomotrices, un prurit, une éruption cutanée pouvant être urticarienne et/ou une hypotension artérielle. Des cas de collapsus cardio-vasculaire avec état de choc ont également été rapportés.

Affections psychiatriques

Fréquence indéterminée - excitation, cauchemars (plus spécialement chez le sujet âgé), avec éventuellement hallucinations ; humeur euphorique ; dépendance.

Affections du système nerveux

Fréquence indéterminée - céphalée ; sédation ; augmentation de la pression intracrânienne (qu'il convient de traiter dans un premier temps) ; allodynie, hyperalgésie (voir la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) ; hyperhidrose ; risque exceptionnel d'apparition de myoclonies en cas de surdosage ou d'augmentation trop rapide des doses (chez les sujets âgés ou insuffisants rénaux).

Affections oculaires

Fréquence indéterminée - myosis.

Affections cardiaques

Fréquence indéterminée - bradycardie ; palpitations.

Affections vasculaires

Fréquence indéterminée - hypotension orthostatique

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquence indéterminée - dépression respiratoire avec au maximum apnée.

Affections gastro-intestinales

Fréquence indéterminée - sécheresse buccale.

Affections hépatobiliaires

Fréquence indéterminée - syndrome douloureux abdominal aigu de type biliaire, évocateur d'un spasme du sphincter d'Oddi, survenant particulièrement chez les patients cholécystectomisés.

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquence indéterminée - dysurie et rétention urinaire en cas d'adénome prostatique ou de sténose urétrale.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquence indéterminée - des cas de dermatites de contact ont été rapportés.

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Fréquence indéterminée - rigidité musculaire.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquence indéterminée - hypothermie ; syndrome de sevrage.

Description de réactions indésirables sélectionnées

Pharmacodépendance et syndrome de sevrage

L'utilisation d'analgésiques opioïdes peut être associée au développement d'une dépendance ou d'une tolérance physique et/ou psychologique. L'interruption soudaine de l'administration d'opioïdes ou l'administration d'antagonistes opioïdes peut précipiter un syndrome de sevrage. Ce syndrome peut également survenir entre deux doses. Pour la prise en charge, voir la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.

Les symptômes physiologiques de sevrage comprennent les symptômes suivants: courbatures, tremblements, syndrome des jambes sans repos, diarrhée, colique abdominale, nausée, symptômes semblables à ceux de la grippe, tachycardie et mydriase. Les symptômes psychologiques comprennent les symptômes suivants: humeur dysphorique, anxiété et irritabilité. Dans le cadre de la pharmacodépendance, un «état de manque» est souvent présent.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr

Mise en garde

Mises en garde spéciales

En raison de sa concentration, la présentation en ampoule de 10 ml est destinée à des patients en cours de traitement morphinique et particulièrement adaptée aux techniques d'administration continue chez l'adulte.

Dans le contexte du traitement de la douleur, l'augmentation des doses, même si celles-ci sont élevées, ne relève pas le plus souvent d'un processus d'accoutumance.

Une demande pressante et réitérée nécessite de réévaluer fréquemment l'état du patient. Elle témoigne le plus souvent d'un authentique besoin en analgésique, à ne pas confondre avec un comportement addictif.

La morphine est un stupéfiant pouvant donner lieu, en dehors de son utilisation dans le traitement de la douleur, à une utilisation détournée (mésusage): dépendance physique et psychique peuvent alors s'observer, ainsi qu'une tolérance (accoutumance) se développant à la suite d'administrations répétées.

La morphine présente un risque d'abus similaire à celui des autres puissants opioïdes agonistes et doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant des antécédents d'alcoolisme ou de toxicomanie.

Des antécédents de toxicomanie ne contre-indiquent toutefois pas la prescription de morphine si celle-ci apparaît indispensable au traitement de la douleur.

Dépendance et syndrome de sevrage

L'utilisation d'analgésiques opioïdes peut être associée au développement d'une dépendance ou d'une tolérance physique et/ou psychologique. Plus l'utilisation du médicament est longue, plus le risque augmente. De même, des doses plus élevées augmentent le risque encouru. Il est possible de réduire au maximum les symptômes en ajustant la dose ou la forme pharmaceutique et en procédant à un sevrage progressif de la morphine. Pour les symptômes individuels, voir la rubrique Effets indésirables.

Une hyperalgésie ne répondant pas à une nouvelle augmentation de la dose de morphine peut survenir, notamment à des doses élevées. Une réduction de la dose de morphine ou un changement d'opioïde peut s'avérer nécessaire.

L'utilisation de morphine injectable doit s'accompagner d'une surveillance de l'intensité de la douleur, de la vigilance et de la fonction respiratoire, de manière d'autant plus rapprochée qu'il s'agit d'une douleur aiguë, que l'instauration du traitement est récente et que la voie est centrale. La somnolence constitue un signe d'appel de décompensation respiratoire.

En cas de dilution, une solution isotonique doit être utilisée.

Les concentrations plasmatiques de morphine peuvent être réduites par la rifampicine. Il convient de surveiller l'effet analgésique de la morphine et d'ajuster les doses de morphine pendant et après le traitement par rifampicine.

Syndrome thoracique aigu (STA) chez les patients présentant une drépanocytose

En raison d'une possible association entre le STA et l'utilisation de morphine chez les patients présentant une drépanocytose recevant un traitement par morphine lors d'une crise vaso-occlusive, les patients concernés doivent faire l'objet d'une surveillance étroite visant à détecter les symptômes de STA.

Insuffisance surrénale

Les analgésiques opioïdes peuvent entraîner une insuffisance surrénale réversible nécessitant une surveillance et un traitement de substitution par glucocorticoïdes. Les symptômes d'insuffisance surrénale peuvent comprendre les symptômes suivants: nausée, vomissements, perte d'appétit, fatigue, faiblesse, sensations vertigineuses et pression artérielle basse.

Diminution des hormones sexuelles et augmentation de la prolactine

L'utilisation à long terme d'analgésiques opioïdes peut être associée à une diminution des niveaux d'hormones sexuelles et à une augmentation de la prolactine. Les symptômes incluent les événements suivants: diminution de la libido, impuissance et aménorrhée.

Risque lié à l'utilisation concomitante de sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés:

L'utilisation concomitante de MORPHINE (CHLORHYDRATE) AGUETTANT 10 mg/mL, solution injectable et de sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma ou le décès. En raison de ces risques, la prescription concomitante de ces sédatifs devrait être réservée aux patients pour lesquels il n'existe pas d'autres options thérapeutiques. Si la décision de prescrire MORPHINE (CHLORHYDRATE) AGUETTANT 10 mg/mL, solution injectable de manière concomitante avec des sédatifs est prise, il convient d'utiliser la dose efficace la plus faible, et la durée du traitement doit être aussi courte que possible.

Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance étroite afin de détecter tout signe et symptôme de dépression respiratoire et de sédation. À cet égard, il est fortement recommandé d'informer les patients et leurs soignants des symptômes à surveiller (voir la rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Traitement antiplaquettaire par inhibiteur du P2Y12 par voie orale

Une réduction de l'efficacité du traitement par inhibiteur P2Y12 a été observée, dès le premier jour de traitement concomitant par inhibiteur P2Y12 et morphine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Précautions d'emploi

La morphine doit être utilisée avec précaution dans les cas suivants:

Hypovolémie :

En cas d'hypovolémie, la morphine peut induire un collapsus. L'hypovolémie sera donc corrigée avant l'administration de morphine.

Insuffisance rénale :

L'élimination rénale de la morphine, sous la forme d'un métabolite actif, impose de débuter le traitement à posologie réduite, en adaptant par la suite, comme chez tout patient, les doses ou la fréquence d'administration à l'état clinique.

Lorsque l'étiologie de la douleur est traitée simultanément :

Il convient alors d'adapter les doses de morphine aux résultats du traitement appliqué.

Chez l'insuffisant respiratoire :

La fréquence respiratoire sera surveillée attentivement. La somnolence constitue un signe d'appel d'une décompensation.

Il importe de diminuer les doses de morphine lorsque d'autres traitements antalgiques d'action centrale sont prescrits simultanément, car cela favorise l'apparition brutale d'une insuffisance respiratoire.

Chez l'insuffisant hépatique :

L'administration de morphine doit être prudente et accompagnée d'une surveillance clinique.

Chez les personnes âgées et très âgées :

Leur sensibilité particulière aux effets antalgiques mais aussi aux effets indésirables centraux (confusion) ou digestifs, associée à une baisse physiologique de la fonction rénale, doit inciter à la prudence, en réduisant notamment la posologie initiale de moitié.

Une pathologie urétro-prostatique ou vésicale, fréquente dans cette population, expose au risque de rétention urinaire.

Les co-prescriptions de traitements psychotropes, dépresseurs du SNC ou avec un effet anti-cholinergique augmentent la survenue d'effets indésirables.

Constipation :

Il est impératif de s'assurer de l'absence de syndrome occlusif avant de mettre en route le traitement. La constipation est un effet indésirable connu de la morphine. Un traitement préventif doit être systématiquement prescrit.

Chez le nourrisson, surtout avant trois mois :

Les effets de la morphine sont plus intenses et prolongés par défaut de maturation de son métabolisme. Les doses initiales doivent être réduites. La surveillance se fera en unité de soins intensifs pour le traitement des douleurs aiguës. L'instauration d'un traitement chronique doit se faire sous surveillance hospitalière.

Hypertension intracrânienne :

En cas d'augmentation de la pression intracrânienne, l'utilisation de la morphine au cours des douleurs chroniques devra être prudente.

Troubles mictionnels:

Il existe un risque de dysurie ou de rétention d'urine principalement avec les voies intrathécale et péridurale.

Sportifs :

L'attention des sportifs doit être attirée sur le fait que cette spécialité contient de la morphine et que ce principe actif est inscrit sur la liste des substances dopantes.

Sodium

Ce médicament contient du sodium.

Ampoule de 10 mL : Ce médicament contient 29,5 mg de sodium par ampoule, ce qui équivaut à 1,47% de l'apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l'OMS de 2 g de sodium par adulte.

BCB