Comprimé dispersible

LAMOTRIGINE SANDOZ 100 mg

Remboursement sur ordonnance : 65%

Catégorie :Neurologie-psychiatrie

Principes actifs :Lamotrigine

Excipients : Cellulose microcristalline, L-hydroxypropylcellulose, Carboxyméthylamidon, Povidone, Saccharine sodique, Magnésium stéarate, Silice colloïdale, Arôme cassis :, Maltodextrine

Notice

Indications thérapeutiques

Ce médicament est indiqué pour : Epilepsie partielle et généralisée, Syndrome de Lennox-Gastaut, Absence typique, Trouble bipolaire de type I avec prédominance d'épisodes dépressifs

Posologie

Enfant de 6 ans à 13 ans . Traitement en monothérapie : Entretien. Absence typique

15 mg par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 200 mg par jour. ou 0.15 comprimé par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 2 comprimés par jour.

Enfant de 6 ans à 13 ans . Traitement avec le valproate : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée (implicite)

5 mg par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 200 mg par jour. ou 0.05 comprimé par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 2 comprimés par jour.

Enfant de 6 ans à 13 ans . Traitement sans valproate et sans IGL : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée

10 mg par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 200 mg par jour. ou 0.1 comprimé par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 2 comprimés par jour.

Enfant de 6 ans à 13 ans . Traitement sans valproate et avec IGL : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée

15 mg par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 400 mg par jour. ou 0.15 comprimé par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 4 comprimés par jour.

Enfant de 6 ans à 13 ans . insuffisant hépatique modéré. Traitement en monothérapie : Entretien. Absence typique

7½ mg par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 100 mg par jour. ou 0.075 comprimé par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 1 comprimé par jour.

Enfant de 6 ans à 13 ans . insuffisant hépatique modéré. Traitement sans valproate et avec IGL : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée

7½ mg par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 200 mg par jour. ou 0.075 comprimé par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 2 comprimés par jour.

Enfant de 6 ans à 13 ans . insuffisant hépatique modéré. Traitement sans valproate et sans IGL : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée

5 mg par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 100 mg par jour. ou 0.05 comprimé par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 1 comprimé par jour.

Enfant de 6 ans à 13 ans . insuffisant hépatique sévère. Traitement sans valproate et avec IGL : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée

3¾ mg par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 100 mg par jour. ou 0.0375 comprimé par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 1 comprimé par jour.

Enfant de 6 ans à 13 ans . insuffisant hépatique modéré. Traitement avec le valproate : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée

2½ mg par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 100 mg par jour. ou 0.025 comprimé par kilo par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 1 comprimé par jour.

Enfant - Nourrisson de 2 ans à 6 ans . Traitement en monothérapie : Entretien. Absence typique

15 mg par kilo par jour à dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 200 mg par jour. ou 0.15 comprimé par kilo par jour à dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 2 comprimés par jour.

Enfant - Nourrisson de 2 ans à 6 ans . Traitement avec le valproate : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée (implicite)

5 mg par kilo par jour à dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 200 mg par jour. ou 0.05 comprimé par kilo par jour à dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 2 comprimés par jour.

Enfant - Nourrisson de 2 ans à 6 ans . Traitement sans valproate et avec IGL : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée

15 mg par kilo par jour à dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 400 mg par jour. ou 0.15 comprimé par kilo par jour à dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 4 comprimés par jour.

Enfant - Nourrisson de 2 ans à 6 ans . Traitement sans valproate et sans IGL : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée

10 mg par kilo par jour à dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 200 mg par jour. ou 0.1 comprimé par kilo par jour à dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 2 comprimés par jour.

Enfant - Nourrisson de 2 ans à 6 ans . insuffisant hépatique modéré. Traitement en monothérapie : Entretien. Absence typique

7½ mg par kilo par jour à dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 100 mg par jour. ou 0.075 comprimé par kilo par jour à dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 1 comprimé par jour.

Enfant - Nourrisson de 2 ans à 6 ans . insuffisant hépatique modéré. Traitement sans valproate et avec IGL : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée

7½ mg par kilo par jour à dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 200 mg par jour. ou 0.075 comprimé par kilo par jour à dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 2 comprimés par jour.

Enfant - Nourrisson de 2 ans à 6 ans . insuffisant hépatique modéré. Traitement sans valproate et sans IGL : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée

5 mg par kilo par jour à dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 100 mg par jour. ou 0.05 comprimé par kilo par jour à dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 1 comprimé par jour.

Enfant - Nourrisson de 2 ans à 6 ans . insuffisant hépatique sévère. Traitement sans valproate et avec IGL : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée

3¾ mg par kilo par jour à dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 100 mg par jour. ou 0.0375 comprimé par kilo par jour à dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 1 comprimé par jour.

Adulte de plus de 18 ans . Traitement en monothérapie (ou ss valproate/IGL) : Entretien. Trouble bipolaire de type I avec prédominance d'épisodes dépressifs (implicite)

1 comprimé 2 fois par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau.

Adulte de plus de 18 ans . insuffisant hépatique modéré. Traitement en monothérapie (ou ss valproate/IGL) : Entretien. Trouble bipolaire de type I avec prédominance d'épisodes dépressifs

1 comprimé 1 fois par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau.

Adulte de plus de 18 ans . Traitement en monothérapie (ou ss valproate/IGL) : Semaine 5. Trouble bipolaire de type I avec prédominance d'épisodes dépressifs

1 comprimé 1 fois par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau pendant 1 semaine.

Adulte de plus de 18 ans . Traitement avec le valproate : Entretien. Trouble bipolaire de type I avec prédominance d'épisodes dépressifs

1 comprimé 2 fois par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau. Maximum 2 comprimés par jour.

Adulte de plus de 18 ans . Traitement sans valproate et avec IGL : Semaine 5. Trouble bipolaire de type I avec prédominance d'épisodes dépressifs

1 comprimé 2 fois par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau pendant 1 semaine.

Adulte de plus de 18 ans . insuffisant hépatique modéré. Traitement sans valproate et avec IGL : Entretien. Trouble bipolaire de type I avec prédominance d'épisodes dépressifs

1 comprimé 2 fois par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau.

Adulte - Enfant de plus de 13 ans . Traitement en monothérapie : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée (implicite)

1 comprimé 2 fois par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau.

Adulte - Enfant de plus de 13 ans . Traitement avec le valproate : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée

1 comprimé 2 fois par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau.

Adulte - Enfant de plus de 13 ans . insuffisant hépatique modéré. Epilepsie partielle et généralisée

1 comprimé 1 fois par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau.

Adulte - Enfant de plus de 13 ans . Traitement sans valproate et avec IGL : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée

1 comprimé 2 fois par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau.

Adulte - Enfant de plus de 13 ans . Traitement sans valproate et sans IGL : Entretien. Epilepsie partielle et généralisée

1 comprimé 2 fois par jour à croquer, avaler ou dissoudre dans un peu d'eau.

Administration

Voie orale.

Informations importantes

Contre-indication

Contre-indiqué dans les cas suivants: Enfant de moins de 2 ans, Allaitement

Effets indésirables

Les effets indésirables pour les indications d'épilepsie et de troubles bipolaires sont basés sur les données disponibles. Issues d'essais cliniques contrôlés et d'autres expériences cliniques et sont listés dans le tableau ci-dessous. Les catégories des fréquences proviennent des essais cliniques contrôlés (en monothérapie pour l'épilepsie (identifiées par une croix †) et pour les troubles bipolaires (identifiées par le symbole §)). Lorsque les catégories de fréquences diffèrent entre les données des essais cliniques de l'épilepsie et ceux des troubles bipolaires, la fréquence la plus élevée est mentionnée. Toutefois lorsqu'aucune donnée d'essais cliniques contrôlés n'est disponible, les catégories de fréquences étaient obtenues à partir d'autres essais cliniques.

La convention suivante a été utilisée pour la classification des effets indésirables : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000), très rare (< 1/10 000), indéterminée (ne peut être estimé à partir des données disponibles).

Système organe Effets indésirables Fréquence
Affections hématologiques et du système lymphatique Anomalies hématologiques1 incluant neutropénies, leucopénies, anémies, thrombopénies, pancytopénies, anémies aplasiques, agranulocytoses, lympho-histiocytose hémophagocytaire (LHH). Très rare
Adénopathie1. Indéterminée
Affections du système immunitaire Syndrome d'hypersensibilité2 (incluant des symptômes comme fièvre, adénopathies, oedème de la face, anomalies hématologiques et hépatiques, coagulation intra- vasculaire disséminée, défaillance multiviscérale). Très rare
Hypogammaglobulinémie Indéterminée
Affections psychiatriques Agressivité, irritabilité Fréquent
Confusion, hallucinations, tics Très rare
Cauchemars Indéterminée
Affections du système nerveux Céphalées†§. Très fréquent
Somnolence†§, sensations vertigineuses†§, tremblements, insomnie, agitation§ Fréquent
Ataxie. Peu fréquent
Nystagmus, méningite aseptique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Rare
Instabilité, mouvements anormaux, aggravation de la maladie de Parkinson3, syndrome extrapyramidal, choréoathétose, augmentation de la fréquence des crises d'épilepsie. Très rare
Affections oculaires Diplopie, vision floue. Peu fréquent
Conjonctivite. Rare
Affections gastro-intestinales Nausées, vomissements, diarrhée, sécheresse buccale§ Fréquent
Affections hépatobiliaires Insuffisance hépatique, dysfonctionnement hépatique4, Très rare

augmentation des valeurs des tests hépatiques.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané Eruptions cutanées. Très fréquent
Alopécie Peu fréquent
Syndrome de Stevens-Johnson§. Rare
Nécrolyse épidermique toxique. Très rare
Syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques Très rare
Affections musculo- squelettiques et systémiques Arthralgie§. Très fréquent
Réactions type lupus. Très rare
Troubles généraux et anomalies au site d'administration Fatigue, douleur§, douleur du dos§. Fréquent

Description des effets indésirables sélectionnés :

1 Les anomalies hématologiques et les adénopathies peuvent être ou non associées à un syndrome d'hypersensibilité (voir Affections du système immunitaire).

2 Des éruptions cutanées ont également été rapportées dans le cadre d'un syndrome d'hypersensibilité associé à un tableau variable de symptômes systémiques incluant fièvre, adénopathies, oedèmes de la face et anomalies hématologiques et hépatiques. Le syndrome d'expression clinique variable peut, rarement, conduire à une coagulation intra vasculaire disséminée et à une défaillance multiviscérale.

Il est important de noter que des réactions précoces d'hypersensibilité (par exemple fièvre, adénopathies) peuvent être observées alors qu'une éruption cutanée n'est pas évidente. Si ces signes et symptômes surviennent, le patient doit alors être immédiatement examiné et LAMOTRIGINE SANDOZ interrompue si une autre étiologie ne peut être établie.

3 Ces effets ont été rapportés dans d'autres essais cliniques.

Des cas d'aggravation de symptômes parkinsoniens liés à la lamotrigine ont été rapportés chez des patients ayant une maladie de Parkinson préexistante, des effets extrapyramidaux et des choréoathétoses ont également été rapportés de façon isolée chez des patients n'ayant pas cette pathologie sous-jacente.

4 Un dysfonctionnement hépatique survient généralement en association avec des réactions d'hypersensibilité mais des cas isolés ont été rapportés sans signe manifeste d'hypersensibilité.

5 Dans des essais cliniques chez l'adulte, les éruptions cutanées sont survenues jusqu'à 8 à 12 % des patients prenant de la lamotrigine et chez 5 à 6 % des patients prenant un placebo. Les éruptions cutanées ont conduit à l'arrêt du traitement par la lamotrigine chez 2 % des patients. L'éruption, généralement maculopapuleuse en apparence, apparaît généralement dans les huit premières semaines de traitement et se résout à l'arrêt du traitement par LAMOTRIGINE SANDOZ (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Des éruptions cutanées graves pouvant mettre en jeu le pronostic vital, incluant le syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique (Syndrome de Lyell) et un syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS) ont été rapportées. Bien que la majorité guérisse à l'arrêt du traitement par la lamotrigine, quelques patients ont des séquelles irréversibles et il y a eu de rares cas de décès associés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Le risque global d'éruptions cutanées, semble être fortement lié à :

· des doses initiales de lamotrigine élevées et dépassant le schéma d'escalade de dose recommandée (voir rubrique Posologie et mode d'administration),

· l'utilisation concomitante de valproate (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Des éruptions cutanées ont également été rapportées dans le cadre d'un syndrome d'hypersensibilité associé à un tableau variable de symptômes systémiques (voir Affections du système immunitaire.

Il a été rapporté des cas de diminution de la densité minérale osseuse, d'ostéopénie, d'ostéoporose et de fractures chez des patients traités au long terme avec de la lamotrigine. Le mécanisme par lequel la lamotrigine affecte le métabolisme osseux n'a pas été identifié.

Déclaration des effets indésirables suspectés


La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

Mise en garde

ECG typique du syndrome de Brugada

Des anomalies arythmogènes du segment ST-T et un tracé d'ECG typique du syndrome de Brugada ont été rapportés chez des patients traités par lamotrigine. L'utilisation de la lamotrigine devrait être envisagée avec précaution chez des patients atteints du syndrome de Brugada.

Lympho-histiocytose hémophagocytaire (LHH)

Des cas de LHH ont été rapportés chez des patients traités par lamotrigine (voir rubrique Effets indésirables). La LHH est caractérisée par des signes et des symptômes tels que de la fièvre, une éruption cutanée, des symptômes neurologiques, une hépatosplénomégalie, une lymphadénopathie, une cytopénie, une élévation du taux sérique de ferritine, une hypertriglycéridémie ainsi que des anomalies de la fonction hépatique et de la coagulation. Les symptômes surviennent généralement dans les 4 semaines suivant le début du traitement. La LHH peut menacer le pronostic vital.

Les patients doivent être informés des symptômes associés à la LHH et doivent consulter immédiatement un médecin s'ils présentent ces symptômes lors d'un traitement par lamotrigine.

Les signes et symptômes apparaissant chez les patients doivent être immédiatement évalués et le diagnostic d'une LHH doit être envisagé. Le traitement par lamotrigine doit être immédiatement interrompu à moins qu'une étiologie différente puisse être établie.

Eruption cutanée

Des effets indésirables cutanés ont été signalés, ils sont généralement survenus dans les 8 premières semaines après l'instauration du traitement par la lamotrigine.

Si la majorité des éruptions sont bénignes et transitoires, des éruptions cutanées graves nécessitant une hospitalisation et un arrêt de la lamotrigine ont également été rapportées. Cela inclut des éruptions pouvant mettre en jeu le pronostic vital, comme le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), le syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique (NET)) et le syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS) ; aussi appelé syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse (voir rubrique Effets indésirables).

Chez les adultes recrutés dans les essais utilisant les recommandations posologiques actuelles de la lamotrigine, l'incidence des éruptions cutanées graves est d'environ 1 pour 500 patients épileptiques. Environ la moitié de ces cas a été rapportée comme étant des syndromes de Stevens-Johnson (1 pour 1000). Dans les essais cliniques chez les patients atteints de troubles bipolaires, l'incidence des éruptions cutanées graves est d'environ 1 pour 1000.

Ce risque d'éruptions cutanées graves est plus élevé chez l'enfant que chez l'adulte. Les données disponibles issues de nombreux essais cliniques suggèrent que l'incidence des éruptions ayant conduit à une hospitalisation chez des enfants soit de l'ordre de 1 pour 300 à 1 pour 100.

Chez les enfants, l'aspect initial d'une éruption cutanée peut faire penser à une infection, les médecins doivent envisager l'éventualité d'une réaction au traitement par la lamotrigine chez les enfants développant des symptômes d'éruptions cutanées et de fièvre durant les huit premières semaines de traitement.

De plus, le risque global d'éruptions semble être fortement lié à :

· des posologies initiales de lamotrigine élevées et dépassant le schéma d'escalade de dose recommandée du traitement par la lamotrigine (voir rubrique Posologie et mode d'administration),

· l'utilisation concomitante de valproate (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Des précautions sont également exigées lors du traitement de patients ayant des antécédents d'allergie ou d'éruptions avec d'autres AEs étant donné que la fréquence d'éruptions cutanées non sévères après un traitement par la lamotrigine a été environ trois fois plus élevée chez ces patients que chez ceux n'ayant pas de tels antécédents.

Tous les patients (adultes et enfants) qui développent une éruption doivent être rapidement évalués et LAMOTRIGINE SANDOZ doit être arrêtée immédiatement à moins que l'éruption ne soit clairement pas liée à la lamotrigine. Il est recommandé de ne pas réintroduire LAMOTRIGINE SANDOZ chez les patients l'ayant interrompu en raison d'une éruption associée à un traitement antérieur par la lamotrigine, à moins que le bénéfice potentiel ne dépasse clairement le risque.

Si le patient a développé un SSJ, une NET, ou un DRESS sous lamotrigine, le traitement avec de la lamotrigine ne devra jamais être repris chez ce patient.

L'éruption cutanée a également été rapportée dans le cadre d'un syndrome d'hypersensibilité associé à un tableau variable de symptômes systémiques incluant fièvre, adénopathies, oedèmes de la face et anomalies hématologiques et hépatiques et méningite aseptique (voir rubrique Effets indésirables). Le syndrome d'expression clinique variable peut, rarement, conduire à une coagulation intra-vasculaire disséminée (CIVD) et à une défaillance multiviscérale. Il est important de noter que des réactions précoces d'hypersensibilité (par exemple fièvre, adénopathies) peuvent être observées alors qu'une éruption cutanée n'est pas évidente. Si ces signes et symptômes surviennent le patient doit alors être immédiatement examiné et LAMOTRIGINE SANDOZ interrompu si une autre étiologie ne peut être établie.

La méningite aseptique était réversible à l'arrêt du traitement dans la majorité des cas, mais était récurrente dans un certain nombre de cas lors d'une réexposition à la lamotrigine. La réexposition entrainait la réapparition rapide des symptômes qui étaient fréquemment plus sévères. La lamotrigine ne doit pas être réintroduite chez des patients l'ayant interrompue en raison d'une méningite aseptique due au traitement par la lamotrigine.

Aggravation clinique et risque suicidaire

Des idées et comportements suicidaires ont été rapportés chez des patients traités par des AEs dans plusieurs indications. Une méta-analyse d'essais randomisés, contrôlés versus placebo portant sur des AEs a également montré une légère augmentation du risque d'idées et de comportements suicidaires. Les causes de ce risque ne sont pas connues et les données disponibles n'excluent pas la possibilité d'une augmentation de ce risque pour la lamotrigine.

Par conséquent les patients doivent être étroitement surveillés pour tout signe d'idées et de comportements suicidaires et un traitement approprié doit être envisagé. Il doit être recommandé aux patients (et à leur personnel soignant) de demander un avis médical en cas de survenue de signes d'idées et de comportements suicidaires.

Les patients atteints de troubles bipolaires peuvent avoir une aggravation de leurs symptômes dépressifs et/ou l'émergence d'idées ou comportements suicidaires qu'ils prennent ou non des médicaments pour les troubles bipolaires, y compris LAMOTRIGINE SANDOZ. De ce fait, les patients sous LAMOTRIGINE SANDOZ pour des troubles bipolaires doivent être étroitement surveillés pour toute aggravation clinique (incluant le développement de nouveaux symptômes) et pour des idées et comportements suicidaires, particulièrement à l'instauration du traitement, ou lors de modifications posologiques.

Certains patients, tels que ceux ayant des antécédents d'idées ou de comportements suicidaires, les jeunes adultes, et ceux exprimant un degré significatif d'idées suicidaires avant le début du traitement, peuvent être plus à risque de pensées suicidaires ou de tentatives de suicide, et doivent faire l'objet d'une surveillance attentive pendant le traitement.

Il faut envisager un changement du schéma posologique voire un éventuel arrêt du médicament, chez les patients ayant une aggravation clinique (incluant le développement de nouveaux symptômes) et/ou l'émergence d'idées/comportements suicidaires, particulièrement si ces symptômes sont sévères, surviennent brutalement ou ne faisaient pas partie des symptômes présentés par le patient.

Contraceptifs hormonaux

Effets des contraceptifs hormonaux sur l'efficacité de la lamotrigine

L'utilisation de l'association éthinylestradiol/lévonorgestrel (30 µg/150 µg) multiplie environ par 2 la clairance de la lamotrigine, entraînant une diminution des taux de lamotrigine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Une diminution des taux de lamotrigine a été associée à une perte de contrôle des crises. Après titration, une augmentation de la posologie d'entretien de la lamotrigine (jusqu'à 2 fois la dose initiale) sera nécessaire dans la plupart des cas pour atteindre la réponse thérapeutique maximale.

Lors de l'arrêt d'un contraceptif hormonal, la clairance de la lamotrigine peut être réduite de moitié.

Des augmentations de taux de la lamotrigine peuvent être associées à des effets indésirables dose dépendants. Les patients doivent être suivis en conséquence.

Chez les femmes ne prenant pas encore d'inducteurs de la glucuronisation de la lamotrigine et prenant un contraceptif hormonal qui inclut une semaine de traitement inactif (par exemple « une semaine sans prise de pilule ») des augmentations progressives et transitoires des taux de lamotrigine surviendront durant la semaine de traitement inactif (voir rubrique Posologie et mode d'administration). Ce type de variations des taux de lamotrigine peut être associé à des effets indésirables. Dans ce cas, il faut envisager, en première intention, l'utilisation d'une contraception n'incluant pas une semaine sans prise de pilule (par exemple, contraceptif hormonal continu ou méthodes non hormonales).

Les interactions entre la lamotrigine et d'autres contraceptifs oraux ou traitements hormonaux substitutifs n'ont pas été étudiées, bien qu'ils puissent affecter de la même façon les paramètres pharmacocinétiques de la lamotrigine.

Effets de la lamotrigine sur l'efficacité des contraceptifs hormonaux

Une étude d'interaction chez 16 volontaires sains a montré une faible augmentation de la clairance du lévonorgestrel et des changements des taux de FSH et LH sériques (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) lorsque la lamotrigine était administrée de façon concomitante à un contraceptif hormonal (association éthinylestradiol/lévonorgestrel). L'impact de ces changements sur l'activité ovulatoire ovarienne est inconnu. Cependant on ne peut exclure la possibilité que ces changements conduisent à une diminution de l'efficacité du contraceptif chez certaines patientes prenant des spécialités à base d'hormones avec un traitement par lamotrigine. Aussi les patientes doivent être informées de la nécessité de rapporter rapidement tout changement de leur cycle menstruel tel qu'un saignement imprévu.

Dihydrofolate réductase

La lamotrigine est un faible inhibiteur de la dihydrofolate réductase et pourrait donc interférer avec le métabolisme des folates lors d'un traitement à long terme (voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement).

Toutefois, dans le cadre d'une utilisation prolongée, la lamotrigine n'a pas induit de changements significatifs de la concentration en hémoglobine, du volume globulaire moyen, ou des concentrations en folates du sérum ou des hématies pendant un an, ni de changements significatifs de la concentration en folates des hématies pendant 5 ans.

Insuffisance rénale

Chez les insuffisants rénaux en stade terminal, des études en administration unique n'ont pas révélé de modifications significatives des concentrations plasmatiques en lamotrigine. Cependant une accumulation du métabolite glucuronoconjugué est à prévoir et des précautions d'emploi doivent donc être prises pour le traitement de ces patients.

Patients prenant d'autres spécialités contenant de la lamotrigine

LAMOTRIGINE SANDOZ ne doit pas être administré aux patients déjà traités par toute autre préparation contenant de la lamotrigine sans consultation médicale.

Développement chez les enfants

Il n'existe aucune donnée sur l'effet de la lamotrigine sur la croissance, la maturation sexuelle et les développements cognitifs, émotionnels et comportementaux des enfants.

Précautions relatives à l'épilepsie

Comme avec d'autres AEs, l'arrêt brutal de LAMOTRIGINE SANDOZ peut provoquer des crises par un effet rebond. La posologie de LAMOTRIGINE SANDOZ doit être progressivement réduite sur une période de deux semaines, sauf s'il s'agit de problèmes de tolérance (par exemple éruption cutanée) nécessitant un arrêt brutal du traitement.

D'après des données issues de la littérature, des crises convulsives sévères incluant l'état de mal peuvent conduire à une rhabdomyolyse, une défaillance multiviscérale et une coagulation intra-vasculaire disséminée pouvant parfois conduire au décès. Des cas similaires sont survenus en association avec l'utilisation de lamotrigine.

Une aggravation clinique significative de la fréquence des crises peut être observée au lieu d'une amélioration de celle-ci. Chez les patients présentant plusieurs types de crises, le bénéfice observé sur le contrôle d'un type de crise doit être pondéré face à une aggravation d'un autre type de crise.

Les crises myocloniques peuvent être aggravées par la lamotrigine.

Les données suggèrent que les réponses au traitement lors d'une association à des inducteurs enzymatiques sont moindres comparées à une association à des médicaments anti-épileptiques non inducteurs enzymatiques. La cause en est mal connue.

Chez les enfants prenant de la lamotrigine pour le traitement d'absences typiques, l'efficacité peut ne pas se maintenir chez tous les patients.

Précautions relatives aux troubles bipolaires

Enfants et adolescents de moins de 18 ans

Le traitement par anti-dépresseurs est associé à une augmentation des idées et comportements suicidaires chez les enfants et les adolescents atteints de troubles dépressifs majeurs et d'autres troubles psychiatriques.

Liées aux excipients

En raison de la présence de maltodextrine (source de glucose),  les patients présentant un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladie héréditaire rare) ne doivent pas prendre ce médicament.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé dispersible, c'est à dire qu ‘il est essentiellement « sans sodium ».

Voir aussi

Code UCD7: 9278145

Code UCD13: 3400892781457

Code CIS: 68403716

Médicament T2A: Non

Laboratoire titulaire AMM: SANDOZ

Laboratoire exploitant: SANDOZ

Prix vente TTC: 9.17€

Taux de TVA: 2.1%

TFR (Tarif forfaitaire de responsabilité): non

Base de Remboursement: 9.17

Taux SS: 65%

Agréments collectivités: oui

Code Acte pharmacie: PH7

Date AMM: 12/08/2005

Rectificatif AMM: 08/09/2020

Marque: Lamotrigine

Gamme: Sans gamme

Code GTIN13: 3400936967816

Référence LPPR: aucune

BCB