Gélule

IXEL 25 mg

Remboursement sur ordonnance : 65%

Catégorie :Neurologie-psychiatrie

Principes actifs :Milnacipran

Excipients : Calcium hydrogénophosphate, Carmellose, Povidone, Silice, Magnésium stéarate, Talc, Composition de l'enveloppe de la gélule :, Tête et corps (couleur rose) :, Titane dioxyde, Fer oxyde, Fer oxyde, Gélatine

Notice

Indications thérapeutiques

Ce médicament est indiqué pour : Episode dépressif majeur

Posologie

Adulte de plus de 18 ans . insuffisant rénal (30< Clcr < 60 ml/mn). Episode dépressif majeur (implicite)

1 gélule matin et soir au cours des repas avec un verre d'eau.

Adulte de plus de 18 ans . insuffisant rénal (10< Clcr < 30 ml/mn). Episode dépressif majeur

1 gélule par jour au cours du repas avec un verre d'eau.

Administration

Voie orale.

Informations importantes

Contre-indication

Contre-indiqué dans les cas suivants: Enfant de moins de 6 ans, Allaitement, Hypertension artérielle non contrôlée, Maladie coronarienne instable, Maladie coronarienne sévère, Enfant de 6 à 18 ans, Consommation d'alcool, Grossesse, Absence de contraception féminine efficace

Effets indésirables

Les effets indésirables observés durant le traitement par le milnacipran sont surtout notés durant la première voire les deux premières semaines du traitement et s'estompent par la suite, parallèlement à l'amélioration de l'épisode dépressif.

Le tableau ci-dessous présente les événements indésirables pour lesquels une relation causale n'a pas été « exclue », qui ont été observés dans 13 études cliniques, dont 5 études contrôlées versus placebo (incluant au total 3 059 patients - 2 557 sous milnacipran et 502 sous placebo) menées chez des patients présentant une dépression.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés chez les patients déprimés traités par IXEL® dans les études cliniques ont été des nausées et des céphalées.

Tableau des effets indésirables

Estimation de la fréquence :

Très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Aucun effet indésirable n'est de fréquence « très rare », la colonne « très rare » n'est donc pas présente dans le tableau.

Très fréquent  (≥ 10 %) Fréquent (≥ 1 % à 10 %) Peu Fréquent
(≥ 0,1 % à 1 %)
Rare (< 0,1 %) Fréquence indéterminée
Affections hématologiques et du système lymphatique
Ecchymoses (1) (3) Saignements cutanéo-
muqueux (1) (3)
Affections du système immunitaire
Hypersensibilité Choc anaphylactique
Affections endocriniennes
Sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Hyperlipidémie
Perte de poids
Hyponatrémie(1) (3)
Affections psychiatriques
Agitation
Anxiété
Dépression
Troubles du comportement alimentaire
Troubles du sommeil
Comportement suicidaire
Attaque de panique
Confusion
Délire
Hallucinations
Manie
Diminution de la libido
Cauchemars
Idées suicidaires
Déréalisation
Pensées anormales
Trouble psychotique
Agressivité
Affections du système nerveux
Céphalées Migraine
Tremblement
Etourdissements
Dysesthésie
Somnolence
Troubles de la mémoire
Akathisie
Troubles de l'équilibre
Dysgueusie
Syncope
Accident vasculaire cérébral
Dyskinésie
Parkinsonisme
Convulsions
Syndrome sérotoninergique(1) (*)
Convulsion (1) (2)
Affections oculaires
Sécheresse oculaire
Douleur oculaire
Mydriase
Troubles de l'accommodation
Vision floue
Perte d'acuité visuelle
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Acouphènes
Vertiges
Affections cardiaques
Tachycardie
Palpitations
Arythmies
Bloc de branche
Extrasystoles
Infarctus du myocarde
Angor Cardiomyopathie de Takotsubo
Affections vasculaires
Bouffées vasomotrices
Hypertension
Syndrome de Raynaud
Hypotension
Hypotension orthostatique
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Toux
Dyspnée
Sécheresse nasale
Affection pharyngée
Affections gastro-intestinales
Nausées Constipation
Diarrhée
Douleur abdominale
Dyspepsie
Vomissements
Bouche sèche
Colite
Gastrite
Troubles de la motilité gastro-intestinale
Gêne abdominale
Météorisme
Ulcère gastro-duodénal
Hémorroïdes
Stomatite
Affections hépatobiliaires
Augmentation des enzymes hépatiques Hépatite
Atteinte hépatocellulaire
Hépatites cytolytiques (1)
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Prurit
Rash
Hyperhidrose
Urticaire
Dermatite
Dermatose
Réaction de photosensibilité Syndrome de Stevens-Johnson
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Douleurs musculo-squelettiques Raideur musculaire
Myalgies
Affections du rein et des voies urinaires
Dysurie
Pollakiurie
Chromaturie
Incontinence urinaire
Rétention urinaire
Affections des organes de reproduction et du sein
Troubles de l'éjaculation Dysfonction Erectile
Douleur testiculaire
Aménorrhée
Ménorragie
Troubles menstruels
Métrorragie
Affection prostatique
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fatigue Pyrexie 
Douleur thoracique
Frissons
Sensation d'état anormal
Malaise

(1) fréquenceestimée à partir des effets indésirables rapportés lors de la surveillance post-commercialisation; non observédans le groupe placebodes essais cliniques contrôlés.

(2) en particulier chez les patients ayant des antécédents d'épilepsie

(3) voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi

(*) Un syndrome sérotoninergique, en particulier lorsque le milnacipran est associé à d'autres médicaments (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions), se caractérise par au moins trois symptômes incluant des modifications de l'état psychiatrique et du comportement (excitation, confusion, anxiété, agitation, délire et nervosité), une dysfonction motrice (tremblement, raideur, myoclonies, hyperréflexie et ataxie), une hypotension ou hypertension et des symptômes autonomes tels qu'hypersudation, fièvre, frissons et diarrhée peuvent survenir.

Des cas d'idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par milnacipran ou peu après son arrêt (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Syndrome de sevrage

Quelques cas de  potentiels symptômes de sevrage ont été rapportés après l'interruption du traitement par milnacipran.

Généralement, pour les ISRS et les IRSN les symptômes sont de nature légère à modérée et spontanément résolutifs, cependant chez certains patients, ils peuvent être d'intensité sévère et/ou se prolonger. Il est donc recommandé, lorsqu'un traitement par milnacipran n'est plus nécessaire, de diminuer progressivement la posologie (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde et précautions d'emploi)

Effets indésirables rapportés après la commercialisation dans l'indication dépression (fréquence indéterminée

Certains effets indésirables rapportés après la commercialisation chez les patients dépressifs sont liés à la nature même de la maladie dépressive :

·levée de l'inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire ;

·inversion de l'humeur avec apparition d'épisodes maniaques ;

·réactivation d'un délire chez les sujets psychotiques ;

·manifestations paroxystiques d'angoisse (pour les antidépresseurs psychostimulants).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.signalement-sante.gouv.fr.

Mise en garde

Mises en garde spéciales

Suicides/ idées suicidaires ou aggravation clinique

La dépression est associée à un risque accru d'idées suicidaires, d'auto agression et de suicide (comportement de type suicidaire). Ce risque persiste jusqu'à obtention d'une rémission significative. L'amélioration clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients devront être surveillés étroitement jusqu'à obtention de cette amélioration. L'expérience clinique montre que le risque suicidaire peut augmenter en tout début de rétablissement.  

Les patients ayant des antécédents de comportement de typesuicidaire ou ceux exprimantdes idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue d'idées suicidaires ou de comportements de typesuicidaire, et doivent faire l'objet d'une surveillanceétroite pendant le traitement. Une méta-analyse d'essais cliniques contrôlésversus placebo sur l'utilisation d'antidépresseurs chez l'adulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de typesuicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo. Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra accompagner le traitement médicamenteux, particulièrement au début du traitement et lors des changements de dose. Les patients (et leur entourage) devront être avertis de la nécessité de surveiller la survenue d'une aggravation clinique, l'apparition d'idées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement et deprendre immédiatement un avis médical si ces symptômes survenaient.

Utilisation chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans

L'utilisation du milnacipran est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans. Des comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement d'opposition et colère) ont été plus fréquemment observés au cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo. Si, en cas de nécessité clinique, la décision de traiter est néanmoins prise, le patient devra faire l'objet d'une surveillance attentive pour détecter l'apparition de symptômes suicidaires.

De plus, on ne dispose d'aucune donnée de tolérance à long terme chez l'enfant et l'adolescent concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental.

Syndrome sérotoninergique

Comme avec d'autres agents sérotoninergiques, le développement d'un syndrome sérotoninergique pouvant engager le pronostic vital, peut survenir sous traitement par milnacipran, en particulier en cas d'utilisation concomitante avec d'autres substances susceptibles d'affecter le système de neurotransmission sérotoninergique (notamment les IMAO irréversibles (iproniazide), les IMAO-A sélectifs réversibles (linézolide, moclobémide, le bleu de méthylène), le millepertuis [Hypericum perforatum], la pethidine, le tramadol, la plupart des antidépresseurs (voir rubriques Contre-indications et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)

Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent être d'ordre :

·digestifs (diarrhée)

·neuropsychiques (agitation, confusion, hypomanie)

·moteurs (tremblements, rigidité, myoclonies, hyperreflexie et ataxie)

·végétatifs (variations tensionnelles, tachycardie, frissons, hyperthermie, éventuellement coma)

L'utilisation concomitante du milnacipran avec les alphas et bétas sympathomimétiques (voies IM et IV) et les IMAO-A sélectifs réversibles (tels que le linezolide, le moclobémide et le bleu de méthylène) n'est pas recommandée.

Précautions d'emploi

Insomnie ou nervosité en début de traitement peuvent justifier un traitement transitoire symptomatique.

En cas de virage maniaque franc, le traitement par le milnacipran sera interrompu et, le plus souvent, un neuroleptique sédatif sera prescrit.

En cas d'ictère ou d'autres signes de troubles hépatiques, le traitement par milnacipran doit être arrêté. Le traitement ne doit pas être repris à moins qu'une autre cause ait pu être établie.

Bien qu'aucune interaction n'ait été mise en évidence avec l'alcool, la consommation en est déconseillée, comme avec tout médicament psychotrope.

Chez le volontaire sain, lors de l'association à la lévomépromazine l'exposition systémique au milnacipran est augmentée de 20 %. Chez le sujet âgé et l'insuffisant rénal une augmentation plus importante est à craindre si les deux médicaments sont associés.

Le milnacipran doit être utilisé avec prudence dans les cas suivants :

·chez les insuffisants rénaux :

la posologie devra éventuellement être réduite en raison d'un allongement de la durée d'élimination (voir rubrique Posologie et mode d'administration) ;

·chez les patients présentant un obstacle à l'évacuation vésicale, notamment chez les patients avec hypertrophie prostatique ou présentant d'autres troubles génito-urinaires : en raison de la composante noradrénergique du mode d'action du milnacipran, une surveillance de l'apparition de troubles mictionnels est nécessaire ;

·chez les patients hypertendus ou atteints de cardiopathies :

Il est recommandé de surveiller la tension artérielle et la fréquence cardiaque en début de traitement, après une augmentation de la dose et régulièrement pendant le traitement par le milnacipran chez tous les patients, et plus étroitement chez les patients présentant un risque cardiovasculaire connu. En cas d'élévation prolongée de la pression artérielle ou de fréquence cardiaque élevée, l'arrêt du traitement par le milnacipran doit être envisagé si cliniquement justifié.

·chez les patients ayant une pression intraoculaire élevée ou présentant un glaucome à angle fermé ;

·chez les patients épileptiques ou ayant des antécédents d'épilepsie : le milnacipran doit être utilisé avec précaution et doit être interrompu chez tout patient présentant une convulsion.

Des cas d'hyponatrémie, probablement due au syndrome de sécrétion inapproprié d'hormone antidiurétique, ont été observés chez des patients recevant des médicaments inhibant la recapture de la sérotonine. Une attention particulière est recommandée chez les sujets âgés, les patients prenant des diurétiques ou tout autre traitement connu pour entraîner une hyponatrémie, chez les patients cirrhotiques ou dénutris.

Des cas d'hémorragies, parfois graves, ont été rapportés lors de la prise de médicaments inhibant la recapture de la sérotonine. Une attention particulière est recommandée chez les patients traités simultanément par des anticoagulants oraux, par des médicaments agissant sur la fonction plaquettaire tels que les AINS et l'aspirine ou par d'autres médicaments susceptibles d'augmenter le risque de saignement. Une attention est également requise chez les patients ayant présenté précédemment des troubles de l'hémostase.

La sécurité et l'efficacité du milnacipran dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs chez l'adulte à une posologie supérieure à 100 mg par jour n'ont pas été établies. Le traitement devra être arrêté chez les patients ne présentant pas une amélioration clinique à la posologie de 100 mg/jour.

Arrêt du traitement :

Le risque de symptômes de sevrage observé avec les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) peut dépendre de plusieurs facteurs dont la durée et la posologie du traitement ainsi que du taux de réduction posologique. D'une manière générale, ces symptômes sont de nature légère à modérée ; cependant, chez certains patients, leur intensité peut être sévère. Ils se produisent généralement au cours des tout premiers jours suivant  l'interruption du traitement, mais ont été rapportés très rarement chez des patients ayant oublié une dose par inadvertance. Généralement, ces symptômes sont spontanément résolutifs et disparaissent en 2 semaines, mais peuvent être prolongés chez certains patients (2 ou 3 mois voire plus).

Il est par conséquent recommandé de diminuer progressivement la posologie du milnacipran lors de l'interruption du traitement et non brusquement après une utilisation prolongée (voir rubriques Posologie et mode d'administration
et Effets indésirables).

Voir aussi

Code UCD7: 9187371

Code UCD13: 3400891873719

Code CIS: 67682501

Médicament T2A: Non

Laboratoire titulaire AMM: PIERRE FABRE MEDICAMENT

Laboratoire exploitant: PIERRE FABRE MEDICAMENT

Prix vente TTC: 5.6€

Taux de TVA: 2.1%

TFR (Tarif forfaitaire de responsabilité): non

Base de Remboursement: 5.6

Taux SS: 65%

Agréments collectivités: oui

Code Acte pharmacie: PH7

Date AMM: 06/12/1996

Rectificatif AMM: 19/07/2019

Marque: IXEL

Gamme: Sans gamme

Code GTIN13: 3400934197741

Référence LPPR: aucune

BCB