Solution buvable

HALDOL 2 mg/mL

Remboursement sur ordonnance : 65%

Catégorie :Cancérologie et hématologie

Principes actifs :Halopéridol

Excipients : Parahydroxybenzoate de méthyle, Lactique acide, Eau purifiée

Notice

Indications thérapeutiques

Ce médicament est indiqué pour : Schizophrénie, Psychose schizo-affective, Délire, Episode maniaque des troubles bipolaires de type I, Agitation psychomotrice, Agressivité persistante chez le patient présentant une démence d'Alzheimer modérée à sévère, Démence vasculaire, Tics, Syndrome de Gilles de la Tourette, Chorée de Huntington, Etat d'agressivité sévère chez l'enfant autiste, Troubles graves du comportement de l'enfant avec agitation et agressivité

Posologie

Sujet âgé (implicite)

5 mg par jour pures ou diluées dans l'eau. Maximum 5 mg par jour. ou 50 gouttes par jour pures ou diluées dans l'eau. Maximum 50 gouttes par jour.

Sujet âgé . Délire

5 mg par jour pure ou diluée dans un peu d'eau. Maximum 5 mg par jour. ou 50 gouttes par jour pure ou diluée dans un peu d'eau. Maximum 50 gouttes par jour.

Sujet âgé . Episode maniaque des troubles bipolaires de type I

5 mg par jour pures ou diluées dans l'eau. Maximum 5 mg par jour. ou 50 gouttes par jour pures ou diluées dans l'eau. Maximum 50 gouttes par jour.

Enfant de 6 ans à 11 ans . Traitement en cas d'échec thérapeutique. Etat d'agressivité sévère chez l'enfant autiste (implicite)

3 mg par jour pure ou diluée dans un peu d'eau pendant 6 semaines. ou 30 gouttes par jour pure ou diluée dans un peu d'eau pendant 6 semaines.

Enfant de 6 ans à 11 ans . Traitement en cas d'échec thérapeutique. Troubles graves du comportement de l'enfant avec agitation et agressivité

3 mg par jour pure ou diluée dans un peu d'eau pendant 6 semaines. ou 30 gouttes par jour pure ou diluée dans un peu d'eau pendant 6 semaines.

Adulte de plus de 18 ans . Traitement en cas d'échec thérapeutique. Agressivité persistante chez le patient présentant une démence d'Alzheimer modérée à sévère

5 mg par jour pure ou diluée dans un peu d'eau pendant 6 semaines. ou 50 gouttes par jour pure ou diluée dans un peu d'eau pendant 6 semaines.

Adulte de plus de 18 ans . Traitement en cas d'échec thérapeutique. Démence vasculaire

5 mg par jour pure ou diluée dans un peu d'eau pendant 6 semaines. ou 50 gouttes par jour pure ou diluée dans un peu d'eau pendant 6 semaines.

Adulte de 18 ans à 65 ans (implicite)

10 mg par jour pure ou diluée dans un peu d'eau. ou 100 gouttes par jour pure ou diluée dans un peu d'eau.

Adulte de 18 ans à 65 ans . Délire

10 mg par jour pure ou diluée dans un peu d'eau. Maximum 10 mg par jour. ou 100 gouttes par jour pure ou diluée dans un peu d'eau. Maximum 100 gouttes par jour.

Adulte de 18 ans à 65 ans . Tics

5 mg par jour pure ou diluée dans un peu d'eau. ou 50 gouttes par jour pure ou diluée dans un peu d'eau.

Adulte de 18 ans à 65 ans . Episode maniaque des troubles bipolaires de type I

10 mg par jour pure ou diluée dans un peu d'eau. Maximum 10 mg par jour. ou 100 gouttes par jour pure ou diluée dans un peu d'eau. Maximum 100 gouttes par jour.

Enfant de 13 ans à 17 ans . Traitement en cas d'échec thérapeutique. Schizophrénie (implicite)

3 mg par jour pure ou diluée dans un peu d'eau. Maximum 5 mg par jour. ou 30 gouttes par jour pure ou diluée dans un peu d'eau. Maximum 50 gouttes par jour.

Enfant de 12 ans à 17 ans . Traitement en cas d'échec thérapeutique. Troubles graves du comportement de l'enfant avec agitation et agressivité (implicite)

5 mg par jour pure ou diluée dans un peu d'eau pendant 6 semaines. ou 50 gouttes par jour pure ou diluée dans un peu d'eau pendant 6 semaines.

Enfant de 12 ans à 17 ans . Traitement en cas d'échec thérapeutique. Etat d'agressivité sévère chez l'enfant autiste

5 mg par jour pure ou diluée dans un peu d'eau pendant 6 semaines. ou 50 gouttes par jour pure ou diluée dans un peu d'eau pendant 6 semaines.

Enfant de 10 ans à 17 ans . Traitement en cas d'échec thérapeutique. Tics (implicite)

3 mg par jour pure ou diluée dans un peu d'eau. ou 30 gouttes par jour pure ou diluée dans un peu d'eau.

Administration

Voie orale.

Informations importantes

Contre-indication

Contre-indiqué dans les cas suivants: Etat comateux, Dépression du SNC, Maladie de Parkinson, Démence à corps de Lewy, Paralysie supranucléaire progressive, Allongement de l'intervalle QTc, Syndrome congénital du QT long, Infarctus récent du myocarde, Insuffisance cardiaque décompensée, Antécédent d'arythmie ventriculaire, Antécédent de torsades de pointes, Hypokaliémie non corrigée, Allaitement, Grossesse

Effets indésirables

La sécurité de l'halopéridol a été évaluée chez 284 patients traités par l'halopéridol dans le cadre de 3 études cliniques contrôlées contre placebo et chez 1 295 patients traités par l'halopéridol dans le cadre de 16 études cliniques en double aveugle contrôlées contre comparateur actif.

D'après les données de sécurité compilées issues de ces études cliniques, les effets indésirables les plus fréquemment signalés ont été : syndrome extrapyramidal (34 %), insomnies (19 %), agitation (15 %), hyperkinésie (13 %), céphalées (12 %), trouble psychotique (9 %), dépression (8 %), prise de poids (8 %), tremblement (8 %), hypertonie (7 %), hypotension orthostatique (7 %), dystonie (6 %) et somnolences (5 %).

Par ailleurs, la sécurité du décanoate d'halopéridol a été évaluée chez 410 patients dans le cadre de 3 études comparatives (1 comparant le décanoate d'halopéridol à la fluphénazine et 2 comparant la formulation sous forme de décanoate à l'halopéridol oral), de 9 études en ouvert et d'une étude dose-réponse.

Le tableau 4 présente les effets indésirables qui ont été :

· signalés au cours des études cliniques avec l'halopéridol ;

· signalés au cours des études cliniques avec le décanoate d'halopéridol en lien avec la fraction active ;

· identifiés dans le cadre de la surveillance post-commercialisation avec l'halopéridol et le décanoate d'halopéridol.

La fréquence des effets indésirables repose sur (ou estimée d'après) les essais cliniques ou les études épidémiologiques concernant l'halopéridol et classée suivant la convention ci-dessous :

Très fréquent :                          ≥ 1/10

Fréquent :                                 ≥ 1/100, < 1/10

Peu fréquent :                           ≥ 1/1 000, < 1/100

Rare :                                       ≥ 1/10 000, < 1/1 000

Très rare :                                < 1/10 000

Fréquence indéterminée :         ne peut être estimée sur la base des données disponibles.

Les effets indésirables sont présentés par classe de système d'organes et par ordre décroissant de gravité au sein de chaque catégorie de fréquence.

Tableau 4 : effets indésirables 

Classe de système d'organes Effet indésirable
Fréquence
Très fréquent Fréquent Peu fréquent Rare Fréquence indéterminée
Affections hématologiques et du système lymphatique Leucopénie Pancytopénie Agranulocytose Thrombopénie Neutropénie
Affections du système immunitaire Hypersensibilité Réaction anaphylactique
Affections endocriniennes Hyperprolactinémie Sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique
Troubles du métabolisme et de la nutrition Hypoglycémie
Affections psychiatriques Agitation Insomnies Trouble psychotique
Dépression
État de confusion Perte de la libido Diminution de la libido Nervosité
Affections du système nerveux Syndrome extrapyramidal Hyperkinésie Céphalées Dyskinésie tardive Akathisie Bradykinésie Dyskinésie Dystonie Hypokinésie
Hypertonie Sensations vertigineuses Somnolences Tremblement
Convulsion Parkinsonisme Sédation Contractions musculaires involontaires Syndrome malin des neuroleptiques Dysfonction motrice Nystagmus Akinésie Signe de la roue dentée Faciès figé
Affections oculaires Crise oculogyre Troubles de la vision Vision floue
Affections cardiaques Tachycardie Fibrillation ventriculaire Torsades de pointes Tachycardie ventriculaire Extrasystoles
Affections vasculaires Hypotension
Hypotension orthostatique
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Dyspnée Bronchospasme Œdème laryngé Laryngospasme
Affections gastro-intestinales Vomissements Nausées Constipation Sécheresse buccale Hypersécrétion salivaire
Affections hépatobiliaires Anomalies du bilan hépatique Hépatite Ictère Insuffisance hépatique aiguë Cholestase
Affections de la peau et du tissu sous-cutané Éruption cutanée Réaction de photosensibilité Urticaire Prurit Hyperhidrose Angio-oedème
Dermatite exfoliative Vascularite leucocytoclasique
Affections musculo-squelettiques et systémiques Torticolis
Rigidité musculaire Spasmes musculaires Raideur musculo-squelettique
Trismus Fasciculations Rhabdomyolyse
Affections du rein et des voies urinaires Rétention urinaire
Affections gravidiques, puerpérales et périnatales Syndrome de sevrage médicamenteux chez le nouveau-né (voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement)
Affections des organes de reproduction et du sein Dysfonction érectile Aménorrhée Galactorrhée Dysménorrhée Douleur mammaire Gêne mammaire Ménorragie Troubles menstruels Dysfonction sexuelle Priapisme Gynécomastie
Troubles généraux et anomalies au site d'administration Hyperthermie Œdème Troubles de la démarche   Mort subite Œdème de la face Hypothermie
Investigations Prise de poids Perte de poids Allongement du QT à l'électrocardiogramme

Des allongements de l'intervalle QT à l'électrocardiogramme, des arythmies ventriculaires (fibrillation ventriculaire, tachycardie ventriculaire), des torsades de pointes et des morts subites ont été signalés avec l'halopéridol.

Effets de classe des antipsychotiques

Des arrêts cardiaques ont été signalés avec les antipsychotiques.

Des cas de thromboembolie veineuse, y compris des cas d'embolie pulmonaire et de thrombose veineuse profonde, ont été signalés avec les antipsychotiques. La fréquence de ces événements n'est pas connue.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

Mise en garde

Mortalité accrue chez les personnes âgées atteintes de démence

De rares cas de mort subite ont été signalés chez des patients atteints de troubles psychiatriques traités par des antipsychotiques, notamment par l'halopéridol (voir rubrique Effets indésirables).

Les patients âgés atteints de psychose liée à une démence et traités par des antipsychotiques sont exposés à un risque accru de mortalité. L'analyse de 17 études contrôlées contre placebo (d'une durée modale de 10 semaines), portant essentiellement sur des patients traités par des antipsychotiques atypiques, a révélé un risque de mortalité compris, chez les patients traités, entre 1,6 et 1,7 fois le risque correspondant chez les patients sous placebo. Sur la durée d'une étude contrôlée typique de 10 semaines, le taux de mortalité a été d'environ 4,5 % chez les patients traités par des antipsychotiques, contre 2,6 % environ dans le groupe placebo. Bien que les causes de mortalité aient été diverses, la plupart des décès sont apparus être d'origine cardiovasculaire (insuffisance cardiaque, mort subite, par exemple) ou infectieuse (pneumonie, par exemple). Les études observationnelles semblent indiquer que le traitement par l'halopéridol chez les patients âgés est également associé à une mortalité accrue. Cette association pourrait être plus importante avec l'halopéridol qu'avec les antipsychotiques atypiques ; elle est plus marquée pendant les 30 premiers jours suivant le début du traitement et persiste pendant au moins 6 mois. Il n'a pas été clairement établi dans quelle mesure cette association est imputable au médicament ou plutôt liée aux conditions du patient.

Effets cardiovasculaires

Outre les cas de mort subite, des allongements de l'intervalle QTc et/ou des arythmies ventriculaires ont été signalés avec l'halopéridol (voir rubriques Contre-indications et Effets indésirables). Le risque de survenue de ces événements semble être plus élevé à forte dose, à forte concentration plasmatique, chez les patients prédisposés ou en cas d'administration par voie parentérale, en particulier intraveineuse.

La prudence est conseillée chez les patients présentant une bradycardie, une maladie cardiaque, des antécédents familiaux d'allongement du QTc ou des antécédents de consommation importante d‘alcool. La prudence est également requise chez les patients susceptibles de présenter des concentrations plasmatiques élevées (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi, Métaboliseurs lents du CYP2D6).

Il est recommandé de réaliser un ECG à l'initiation traitement. La nécessité d'effectuer des ECG de contrôle pendant le traitement pour surveiller l'allongement de l'intervalle QTc et les arythmies ventriculaires doit être évaluée chez tous les patients. En cas d'allongement du QTc en cours de traitement, il est recommandé de réduire la dose, mais la prise d'halopéridol doit être interrompue si le QTc dépasse 500 ms.

Les déséquilibres électrolytiques tels que l'hypokaliémie et l'hypomagnésémie augmentent le risque d'arythmies ventriculaires et doivent donc être corrigés avant de commencer le traitement par l'halopéridol. Par conséquent, un bilan initial des électrolytes suivi de contrôles réguliers est recommandé.

Des cas de tachycardie et d'hypotension (notamment d'hypotension orthostatique) ont également été signalés (voir rubrique Effets indésirables). La prudence est recommandée lors de l'administration d'halopéridol chez des patients enclins à l'hypotension ou à l'hypotension orthostatique.

Événements vasculaires cérébraux

Lors des études cliniques randomisées, contrôlées contre placebo, menées chez des patients atteints de démence, une augmentation d'un facteur 3 environ du risque d'événements vasculaires cérébraux indésirables a été observée avec certains antipsychotiques atypiques. Les études observationnelles qui ont comparé le taux d'Accident Vasculaire Cérébral (AVC) chez les patients âgés exposés à des antipsychotiques, tous types confondus, au taux d'AVC chez ceux non exposés à des médicaments de ce type ont constaté que le taux d'AVC était plus élevé parmi les patients exposés. Cette majoration pourrait être plus importante avec l'ensemble des butyrophénones, y compris l'halopéridol. Le mécanisme à l'origine de cette augmentation du risque n'est pas connu. Une augmentation du risque ne peut être exclue chez les autres populations de patients. HALDOL doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque d'AVC.

Syndrome malin des neuroleptiques

L'halopéridol a été associé à des cas de syndrome malin des neuroleptiques, une réaction idiosyncrasique rare caractérisée par une hyperthermie, une rigidité musculaire généralisée, une instabilité du système nerveux autonome, des troubles de la conscience et une augmentation des taux sériques de créatine phosphokinase. L'hyperthermie est souvent un signe précoce de ce syndrome. Le traitement antipsychotique doit être immédiatement interrompu et un traitement symptomatique approprié doit être mis en place, ainsi qu'une surveillance rapprochée.

Dyskinésie tardive

Une dyskinésie tardive peut apparaître chez certains patients traités au long cours ou après l'arrêt du médicament. Le syndrome est principalement caractérisé par des mouvements répétitifs involontaires de la langue, du visage, de la bouche ou de la mâchoire. Les manifestations peuvent être permanentes chez certains patients. Le syndrome peut être occulté par la réinstauration du traitement, l'augmentation de la dose ou le passage à un antipsychotique différent. Si des signes et symptômes de dyskinésie tardive apparaissent, l'arrêt de tous les antipsychotiques, y compris d'HALDOL, doit être envisagé.

Symptômes extrapyramidaux

Des symptômes extrapyramidaux peuvent survenir (par exemple, tremblement, rigidité, hypersalivation, bradykinésie, akathisie, dystonie aiguë). L'utilisation d'halopéridol a été associée à l'apparition d'une akathisie, caractérisée par une sensation subjective d'agitation désagréable ou éprouvante et un besoin de bouger, souvent accompagnés d'une incapacité à rester assis ou debout sans bouger. Cet effet survient le plus souvent pendant les premières semaines du traitement. Chez les patients développant ces symptômes, une augmentation de la dose peut être délétère.

Une dystonie aiguë peut survenir pendant les premiers jours du traitement par HALDOL, mais son apparition a également été signalée plus tardivement et à la suite d'augmentations de la dose. Les symptômes dystoniques peuvent comprendre le torticolis, les grimaces faciales, le trismus, la protrusion linguale et les mouvements oculaires anormaux, notamment la crise oculogyre (liste non exhaustive). Le risque de survenue de ces réactions est plus important chez les patients de sexe masculin et les plus jeunes. En cas de dystonie aiguë, il peut être nécessaire d'arrêter la prise du médicament.

Si nécessaire, il est possible de prescrire des médicaments antiparkinsoniens de type anticholinergique pour corriger les symptômes extrapyramidaux, mais il est recommandé de ne pas les prescrire de façon systématique à titre préventif. Lorsqu'un traitement concomitant par un antiparkinsonien est requis, il peut être nécessaire de le poursuivre après l'arrêt d'HALDOL, s'il est excrété plus rapidement que l'halopéridol, afin d'éviter l'apparition ou l'aggravation de symptômes extrapyramidaux. Le risque d'augmentation de la pression intra-oculaire doit être pris en compte lorsque des médicaments anticholinergiques, y compris des médicaments antiparkinsoniens, sont administrés en concomitance avec HALDOL.

Crises épileptiques/convulsions

La survenue de crises épileptiques déclenchées par l'halopéridol a été signalée. La prudence est requise chez les patients atteints d'épilepsie ou présentant des prédispositions aux crises épileptiques (sevrage alcoolique et lésions cérébrales, par exemple).

Sécurité hépatobiliaire

L'halopéridol étant métabolisé par le foie, il est conseillé d'ajuster la dose et de procéder avec prudence chez les patients atteints d'insuffisance hépatique (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Propriétés pharmacocinétiques). Des cas isolés d'anomalies de la fonction hépatique ou d'hépatite, le plus souvent cholestatique, ont été signalés (voir rubrique Effets indésirables).

Sécurité endocrinienne

La thyroxine peut favoriser l'apparition d'effets toxiques de l'halopéridol. Chez les patients atteints d'hyperthyroïdie, le traitement antipsychotique ne devra être utilisé qu'avec précaution et devra toujours être accompagné d'un traitement visant à rétablir l'euthyroïdie.

Les effets hormonaux des antipsychotiques comprennent l'hyperprolactinémie, laquelle peut entraîner une galactorrhée, une gynécomastie et une oligoménorrhée ou une aménorrhée (voir rubrique Effets indésirables). Les études de cultures tissulaires semblent indiquer que le développement des cellules au sein des tumeurs mammaires humaines pourrait être stimulé par la prolactine. Bien qu'aucune association claire n'ait été démontrée entre l'administration d'antipsychotiques et les tumeurs mammaires humaines lors des études cliniques et épidémiologiques, la prudence est recommandée en présence d'antécédents médicaux pertinents. HALDOL doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une hyperprolactinémie préexistante ou de possibles tumeurs prolactino‑dépendantes (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Des cas d'hypoglycémie et de syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique ont été signalés avec l'halopéridol (voir rubrique Effets indésirables).

Thromboembolie veineuse

Des cas de thromboembolie veineuse (TEV) ont été signalés avec les antipsychotiques. Étant donné que les patients traités par des antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque éventuels de TEV doivent être identifiés avant et pendant le traitement par HALDOL et des mesures préventives doivent être prises.

Réponse au traitement et sevrage

Dans le cadre de la schizophrénie, la réponse au traitement antipsychotique peut être différée.

Si les antipsychotiques sont arrêtés, la réapparition des symptômes liés à la pathologie sous-jacente peut ne pas être perceptible pendant plusieurs semaines ou mois.

Dans de très rares cas, des symptômes de sevrage aigus (incluant des nausées, des vomissements et des insomnies) ont été signalés après l'arrêt brutal d'antipsychotiques à haute dose. Un arrêt progressif est conseillé par mesure de précaution.

Patients atteints de dépression

Il est recommandé de ne pas utiliser HALDOL seul lorsque la dépression est l'affection prédominante chez un patient. Le médicament peut être associé à des antidépresseurs pour traiter les patients chez lesquels coexistent une dépression et une psychose (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Passage d'une phase maniaque à une phase dépressive

Lors du traitement des épisodes maniaques chez les patients atteints de troubles bipolaires, il existe un risque de passage de la phase maniaque à une phase dépressive. Il est important de surveiller ce passage à un épisode dépressif et les risques associés, tels qu'un comportement suicidaire, afin de pouvoir intervenir le cas échéant.

Métaboliseurs lents du CYP2D6

HALDOL doit être utilisé avec précaution chez les patients connus pour être des métaboliseurs lents du cytochrome P450 (CYP) 2D6 et recevant en parallèle un inhibiteur du CYP3A4.

Population pédiatrique

Les données de sécurité disponibles concernant la population pédiatrique indiquent un risque de survenue de symptômes extrapyramidaux, notamment une dyskinésie tardive, et d'une sédation. Les données de sécurité disponibles concernant l'usage à long terme sont limitées.

Excipients d'HALDOL

HALDOL, solution buvable contient du parahydroxybenzoate de méthyle et peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).

Voir aussi

Code UCD7: 9395193

Code UCD13: 3400893951934

Code CIS: 62237643

Médicament T2A: Non

Laboratoire titulaire AMM: JANSSEN CILAG

Laboratoire exploitant: JANSSEN CILAG

Prix vente TTC: 1.88€

Taux de TVA: 2.1%

TFR (Tarif forfaitaire de responsabilité): non

Base de Remboursement: 1.88

Taux SS: 65%

Agréments collectivités: oui

Code Acte pharmacie: PH7

Date AMM: 26/09/1990

Rectificatif AMM: 10/07/2019

Marque: HALDOL

Gamme: Sans gamme

Code GTIN13: 3400926921149

Référence LPPR: aucune

BCB