Sirop

CHLORHYDRATE DE METHADONE APHP 5 mg/3,75 mL

Remboursement sur ordonnance : 65%

Catégorie :Neurologie-psychiatrie

Principes actifs :Méthadone chlorhydrate

Excipients : Sorbique acide, Glycérol, D--xylose, Saccharose, Orange amère, Eau purifiée, Présence de :, Alcool

Notice

Indications thérapeutiques

Ce médicament est indiqué pour : Pharmacodépendance majeure aux opiacés

Posologie

Adulte . Traitement substitutif. Pharmacodépendance majeure aux opiacés (implicite)

un(e) (1) flacon un(e) (1) fois par jour pendant quatorze (14) jours.

Administration

Voie orale.

Informations importantes

Contre-indication

Contre-indiqué dans les cas suivants: Age inférieur à 15 ans, Insuffisance respiratoire grave, Iléus paralytique, Consommation d'alcool, Malabsorption du glucose-galactose, Allaitement

Effets indésirables


Chez le sujet pharmacodépendant aux opioïdes lors de la mise en place du traitement par la méthadone, les effets indésirables les plus fréquents sont : euphorie, vertiges, somnolence, nausées, vomissements, constipation, sédation, hypersudation, dysurie, oedèmes.
Chez le sujet pharmacodépendant aux opioïdes traité par la méthadone en phase d'entretien, les effets indésirables les plus fréquents sont : hypersudation, nausées, constipation.
Depuis la commercialisation des gélules de METHADONE AP-HP, des cas fatals d'ingestion accidentelle, en particulier chez des enfants, ont été rapportés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Les effets indésirables ci-dessous sont classés par système organe et par fréquence. Les fréquences issues des essais cliniques sont classées en : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100 à <1/10), peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), indéterminé (la fréquence ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles).
La fréquence des effets indésirables listés ci-dessous est indéterminée :
Système Organe/Classe Effets indésirables
Affections hématologiques et du système lymphatique Thrombopénie1
Affections endocriniennes Hyperprolactinémie2
Troubles du métabolisme et de la nutrition Appétit diminué
Hypoglycémie
Affections psychiatriques Humeur euphorique3
Insomnie
Agitation
Diminution de la libido
Etat confusionnel
Dépendance
Désorientation
Hallucination
Affections du système nerveux Somnolence3
Sédation3
Céphalée
Sensation vertigineuse3
Syncope
Convulsion
Affections endocriniennes Hypogonadisme
Insuffisance surrénalienne
Affections oculaires Défauts visuels
Myosis
Affections cardiaques Arrêt cardiaque4
Bradycardie
Palpitations
Torsade de pointes
Tachycardie
Arythmie
Affections vasculaires Hypotension4, 6
Choc4
Bouffée congestive
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Dépression respiratoire4
Arrêt respiratoire4
Affections gastro-intestinales Bouche sèche
Nausées3, 5 Vomissement3
Constipation3, 5
Douleur abdominale
Affections hépatobiliaires Douleur biliaire
Affections de la peau et du tissu sous-cutané Hyperhidrose3, 5
Prurit R
ash
Urticaire
Affections du rein et des voies urinaires Dysurie3
Rétention urinaire
Affections des organes de reproduction et du sein Gynécomastie
Aménorrhée
Dysménorrhée
Dysérection
Galactorrhée
Troubles généraux et anomalies au site d'administration Oedème3
Asthénie
Fatigue
Malaise
Œdèmes périphériques
Investigations Intervalle QT prolongé à l'électrocardiogramme
Poids augmenté
Testostérone sanguine diminuée
1 : Des cas réversibles de thrombopénie ont été rapportés chez des patients dépendants aux opioïdes avec hépatite chronique
2 : Elévation de la prolactine lors de l'administration à long terme
3 : Effets indésirables les plus fréquents chez les sujets pharmacodépendants aux opioïdes lors de la mise en place du traitement par la méthadone
4 : Effets indésirables les plus sévères
5 : Effets indésirables les plus fréquents chez les sujets pharmacodépendants aux opioïdes traités par la méthadone en phase d'entretien
6 : Symptomatique

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

Mise en garde

Mises en garde spéciales

Ce médicament est un dérivé morphinique dont la prescription est exclusivement réservée au traitement de substitution aux opioïdes.
Le succès du traitement est fortement corrélé à la posologie et aux mesures médico-psychologiques et socio-éducatives associées.
Le traitement peut révéler des troubles psychiatriques nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire, adaptée à chaque patient.
Dépression du SNC et respiratoire
Des cas de décès par dépression respiratoire ont été rapportés avec la méthadone. Le risque de dépression respiratoire et de décès est plus important pendant la période d'initiation du traitement et lors de la reprise du traitement après une période de sevrage (perte de tolérance).
La prise de méthadone avec de l'alcool ou des dépresseurs du système nerveux central (tels que tranquillisants, sédatifs, hypnotiques) peut augmenter le risque de dépression du système nerveux central.
La surveillance et l'évaluation des patients pendant la première semaine sont primordiales. En effet lors de l'administration de méthadone, l'état d'équilibre est obtenu tardivement, avec en particulier un risque d'augmentation de la concentration plasmatique entre le 4ème et le 6ème jour, d'où une vigilance clinique accrue pendant cette période.
L'utilisation concomitante de méthadone et de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou des médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et le décès. Par conséquent, les patients recevant des dépresseurs du système nerveux central et de la méthadone doivent être encore plus étroitement surveillés pour détecter les signes de dépression respiratoire, de sédation et d'hypotension.
En raison de ces risques, la prescription concomitante de ces médicaments sédatifs devrait être réservée aux patients pour lesquels il n'existe pas d'autres options thérapeutiques.
Dans le cas d'une décision de prescrire la méthadone en même temps que des médicaments sédatifs, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée du traitement des médicaments sédatifs doit être aussi courte que possible (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Le patient devra être étroitement surveillé afin de détecter des signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation. Par conséquent, il est fortement recommandé d'informer le patient et son entourage d'être attentifs à ces symptômes (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
La prise concomitante de méthadone avec des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de l'alcool est déconseillée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Dépendance et syndrome de sevrage

Des dépendances physique et psychique peuvent apparaître au cours d'un traitement par méthadone. L'arrêt brutal du traitement entraîne l'apparition d'un syndrome de sevrage aux opioïdes et une diminution de la tolérance acquise.
Le syndrome de sevrage peut se manifester par les symptômes suivants : agitation, larmoiement, éternuement, rhinorrhée, bâillements, sudation, frissons, tremblements, mydriase, irritabilité, anxiété, douleurs des extrémités, douleur dorsale, arthralgie, myalgie, contracture musculaire, spasme musculaire, faiblesse, crampes abdominales, insomnie, nausées, anorexie, vomissements, diarrhée, hausse de la tension artérielle, de la fréquence respiratoire ou de la fréquence cardiaque, piloérection et fièvre.
L'apparition de ce syndrome de sevrage sera évitée par une diminution progressive des doses.

Abus et mésusage

Le risque d'abus et de mésusage de ce médicament est à surveiller. L'usage détourné peut entraîner des effets indésirables graves pouvant être fatals. Il est recommandé, lors de chaque consultation, de vérifier l'absence de pratique d'injection par le patient.

Ingestion accidentelle

La dose létale de la méthadone est de l'ordre de 1 mg/kg pour les enfants et les personnes naïves ou peu dépendantes aux opioïdes. Afin d'éviter tout risque d'ingestion accidentelle, les patients doivent être avertis de mettre les flacons en sûreté, de ne jamais ouvrir à l'avance les flacons, de les tenir hors de portée et de la vue des enfants et de ne pas prendre ce médicament devant les enfants. Un service d'urgence doit être contacté immédiatement en cas d'ingestion accidentelle ou de suspicion d'ingestion (voir rubrique Effets indésirables).

Allongement de l'intervalle QT et torsades de pointe

Des cas d'allongement de l'intervalle QT et de torsades de pointe ont été rapportés au cours de traitements par la méthadone, principalement à des posologies élevées (> 120 mg/j). La méthadone doit être administrée avec précaution, sous surveillance clinique, électrolytique et ECG, aux patients présentant un risque d'allongement de l'intervalle QT, c'est à dire en cas :

  •  d'antécédent connu d'allongement du QT (congénital ou acquis),
  •  d'antécédents familiaux de mort subite,
  •  de posologie élevée, supérieure à 120 mg/j,
  •  de pathologie cardiaque évoluée,
  •  de traitements médicamenteux susceptibles de donner des torsades de pointe : antiarythmiques de classe Ia (disopyramide, hydroquinidine, quinidine), antiarythmiques de classe III (amiodarone, dronédarone, sotalol), certains antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine), arsénieux, cocaïne, certains macrolides (érythromycine IV, spiramycine), certains neuroleptiques (amilsupride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, quétiapine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), crizotinib, délamanid, hydroxychloroquine, moxifloxacine, méquitazine, prucalopride, sulfaméthoxazole + triméthoprime, torémifène, vandétanib, vincamine IV.
  •  de traitements médicamenteux connus pour provoquer une hypokaliémie, ou pour entraîner une bradycardie, ou pour inhiber significativement le métabolisme de la méthadone (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Insuffisance surrénalienne

Les analgésiques opioïdes peuvent provoquer une insuffisance surrénalienne réversible nécessitant une
surveillance et un traitement de substitution par glucocorticoïdes. Les symptômes de l'insuffisance surrénalienne
peuvent inclure des nausées, des vomissements, une perte d'appétit, de la fatigue, une faiblesse, des vertiges ou
une hypotension artérielle.

Diminution des hormones sexuelles et augmentation de la prolactine

L'utilisation à long terme d'analgésiques opioïdes peut être associée à une diminution des taux d'hormones
sexuelles et à une augmentation de la prolactine. Les symptômes peuvent inclure une diminution de la libido, une
impuissance ou une aménorrhée.

Hypoglycémie

Une hypoglycémie a été observée dans un contexte de surdosage en méthadone ou d’une augmentation de la
dose. Une surveillance régulière de la glycémie est recommandée lors de l'augmentation de la dose (voir rubriques
4.8 et 4.9).
Syndrome sérotoninergique
L'utilisation concomitante de méthadone avec certains médicaments peut entraîner un syndrome sérotoninergique justifiant l'arrêt immédiat du traitement (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Le syndrome sérotoninergique se manifeste par l'apparition (éventuellement brutale) simultanée ou séquentielle, d'un ensemble de symptômes pouvant nécessiter l'hospitalisation, voire exceptionnellement entraîner le décès.
Ces symptômes peuvent être d'ordre :
  •  digestifs (diarrhée),
  •  neuropsychiques (agitation, confusion, hypomanie),
  •  moteurs (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité),
  •  végétatifs (variations de la pression artérielle, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs, éventuellement coma).
L'arrêt des substances sérotoninergiques permet habituellement d'obtenir une amélioration rapide. Le traitement dépend du type et de la sévérité des symptômes.
Excipients à effet notoire
Ce médicament contient 14 mg d'éthanol (alcool) par ml de sirop.
Ce médicament contient 1,6% de volume d'éthanol (alcool), c'est-à-dire jusqu'à 50 mg par flacon, ce qui équivaut à 1,25 ml de bière ou 0,5 ml de vin par flacon. L'utilisation de ce médicament est dangereuse chez les sujets alcooliques et doit être prise en compte chez les femmes enceintes ou allaitant et les groupes à haut risque tels que les insuffisants hépatiques ou les épileptiques.
Ce médicament contient du saccharose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase.
Ce médicament contient environ 2 g de saccharose par récipient unidose de 5 mg/3,75 ml dont il faut tenir compte dans la ration journalière, en cas de régime pauvre en sucre ou de diabète.

Précautions d'emploi

La constipation est un effet indésirable connu de la méthadone. Il est impératif de rechercher et de prendre en charge une constipation pendant le traitement.
Une perte de poids importante au cours du traitement doit conduire à une surveillance attentive pour déceler tout signe de surdosage qui pourrait être entrainé par un relargage soudain de la méthadone dans la circulation sanguine.
La méthadone est à utiliser avec précaution chez les sujets âgés, les femmes enceintes (voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement), les patients présentant une pathologie telle que : asthme, insuffisance respiratoire, rénale ou hépatique sévères et diabète.
Les opioïdes peuvent augmenter la pression du liquide céphalorachidien et entraîner des convulsions : ils doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant un traumatisme crânien, des lésions intracrâniennes, d'autres circonstances dans lesquelles la pression du liquide céphalo-rachidien peut être augmentée, ou en cas d'antécédents d'épilepsie.
Les opioïdes peuvent provoquer une hypotension orthostatique. Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients souffrant d'hypotension, d'hypovolémie, d'hypertrophie prostatique ou de sténose urétrale.
Le myosis induit par les opioïdes, les changements de niveau de conscience peuvent interférer avec l'évaluation du patient ou modifier le diagnostic ou l'évolution d'une maladie concomitante.
Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints de myxoedème, d'hypothyroïdie, ou d'insuffisance cortico-surrénalienne (par exemple maladie d'Addison).
Les opioïdes pouvant augmenter la pression intra-cholédocienne, ils doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant une dysfonction des voies biliaires.

Voir aussi

Code UCD7: 9171571

Code UCD13: 3400891715712

Code CIS: 61144346

Médicament T2A: Non

Laboratoire titulaire AMM: ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS AP-HP

Laboratoire exploitant: BOUCHARA RECORDATI

Prix vente TTC: 0.74€

Taux de TVA: 2.1%

TFR (Tarif forfaitaire de responsabilité): non

Base de Remboursement: 0.74

Taux SS: 65%

Agréments collectivités: oui

Code Acte pharmacie: PH7

Date AMM: 21/03/1995

Rectificatif AMM: 08/06/2020

Marque: Methadone

Gamme: Sans gamme

Code GTIN13: 3400933894580

Référence LPPR: aucune

BCB