Comprimé sécable à libération prolongée

CARBAMAZEPINE MYLAN LP 400 mg

Remboursement sur ordonnance : 65%

Catégorie :Antalgiques

Principes actifs :Carbamazépine

Excipients : Triacétine, Talc, Cellulose microcristalline, Crospovidone, Silice colloïdale, Magnésium stéarate, Copolymère de méthacrylate d'ammonium :, Sorbique acide, Sodium hydroxyde, Copolymères acide méthacrylique/acrylate ethyle :, Sodium laurylsulfate, Polysorbate 80

Notice

Indications thérapeutiques

Ce médicament est indiqué pour : Epilepsie généralisée tonico-clonique, Epilepsie partielle, Névralgie du trijumeau, Prévention d'épisode maniaque ou hypomaniaque de psychose maniaco-dépressive

Posologie

Adulte . Traitement initial. Epilepsie

½ comprimé par jour au cours ou après le repas.

Adulte . Traitement d'entretien. Epilepsie (implicite)

1½ comprimés matin et soir au cours ou après le repas.

Adulte . Névralgie du trijumeau

2 comprimés par jour au cours ou après le repas. Maximum 4 comprimés par jour.

Adulte . Traitement initial. Prévention d'épisode maniaque ou hypomaniaque de psychose maniaco-dépressive

1 comprimé 2 fois par jour au cours ou après le repas. Maximum 4 comprimés par jour.

Adulte . Traitement d'entretien. Prévention d'épisode maniaque ou hypomaniaque de psychose maniaco-dépressive

½ comprimé 3 fois par jour au cours ou après le repas. Maximum 4 comprimés par jour.

Enfant de 6 ans à 15 ans . Traitement initial. Epilepsie

½ comprimé le soir au cours ou après le repas.

Enfant de 6 ans à 10 ans . Traitement d'entretien (en complément du dosage à 200 mg). Epilepsie (implicite)

1 comprimé le soir au cours ou après le repas.

Enfant de 10 ans à 15 ans . Traitement d'entretien (implicite)

1 comprimé matin et soir au cours ou après le repas.

Enfant de 10 ans à 15 ans . Traitement d'entretien (en complément du dosage à 200 mg)

1½ comprimés le soir au cours ou après le repas.

Enfant de 5 ans à 6 ans . Traitement d'entretien (en complément du dosage à 200 mg). Epilepsie (implicite)

1 comprimé le soir au cours ou après le repas.

Enfant de 5 ans à 6 ans . Traitement initial. Epilepsie

½ comprimé le soir au cours ou après le repas.

Administration

Voie orale.

Informations importantes

Contre-indication

Contre-indiqué dans les cas suivants: Hypoplasie médullaire, Bloc auriculoventriculaire, Antécédent de porphyrie hépatique, Absence de contraception efficace non hormonale, Enfant de moins de 5 ans, Grossesse, Allaitement, Consommation d'alcool

Effets indésirables

Les effets indésirables ci-après semblent être dose‑dépendants (dose initiale très élevée ou chez les patients âgés) et sont observés notamment en début de traitement. Ils peuvent céder spontanément en quelques jours ou après une réduction temporaire de la posologie : étourdissements, céphalées, ataxie, somnolence, fatigue, diplopie, nausées, vomissements et réactions allergiques cutanées.

Les effets indésirables liés à la dose diminuent (ou disparaissent) généralement après quelques jours, soit spontanément, soit après réduction temporaire de la dose. Les effets indésirables au niveau du système nerveux central peuvent être la manifestation d'un surdosage relatif ou d'une fluctuation significative du taux plasmatique. Dans ces cas, il est conseillé d'assurer un contrôle des taux plasmatiques et de fractionner la dose quotidienne en doses plus petites.

Les effets indésirables sont classés ci-dessous par système-organe et par fréquence. La classification selon la fréquence utilise la convention suivante : très fréquents (> 1/10), fréquents (> 1/100 - < 1/10), peu fréquents (> 1/1 000 - < 1/100), rares (> 1/10 000 - < 1/1 000) et très rares (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Infections et infestations

Fréquence indéterminée : réactivation d'une infection avec HHV-6 (herpès virus humain de type 6).

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquents : leucopénie.

Fréquents : éosinophilie, thrombocytopénie.

Rare :lymphadénopathie, leucocytose.

Très rare : agranulocytose, anémie aplasique, érythroblastopénie, anémie, anémie mégaloblastique, réticulocytose, anémie hémolytique, splénomégalie, pancytopénie.

Fréquence indéterminée : aplasie médullaire.

Selon les données publiées, le trouble le plus fréquemment décrit est une leucopénie bénigne, transitoire dans 10 % des cas, tandis que 2 % sont persistants.

Affections du système immunitaire

Peu fréquents : réaction d'hypersensibilité retardée systémique avec fièvre, éruptions cutanées, vascularite, adénopathies, pseudolymphome, articulations douloureuses (arthralgies), leucopénie, éosinophilie, hypogammaglobuliménie, hépatomégalie et splénomégalie ou anomalies des tests hépatiques et syndrome de disparition des voies biliaires, ces manifestations se combinant de diverses manières. D'autres organes tels que les poumons, les reins, le pancréas et le muscle cardiaque peuvent également être affectés.

Très rares : réaction allergique généralisée aiguë, réactions anaphylactiques, angio-oedème, hypogammaglobuliménie.

Fréquence indéterminée : rash dû à des médicaments avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS).

Affections endocriniennes

Fréquents : gain de poids, hyponatrémie.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquents : rétention hydrique.

Rares : carence en acide folique, perte d'appétit.

Affections psychiatriques

Peu fréquents : confusion et agitation chez le patient âgé, état dépressif, agressivité, troubles de la pensée, hallucinations (visuelle et auditive), activation d'une psychose latente.

Rares : agitation, manie.

Très rares : phobies.

Affections du système nerveux

Très fréquents : étourdissements, somnolence, sédation, ataxie (troubles ataxiques et corticaux).

Fréquents : céphalées.

Peu fréquents : manque d'énergie, mouvements involontaires à type d'astérixis, tremblements, dystonie ou tics et nystagmus.

Rares : troubles dyskinétiques : notamment dyskinésie buccofaciale, troubles choréo-athétosiques, troubles oculomoteurs, troubles de l'élocution, paresthésies, neuropathie périphérique, polyneuropathie, parésie.

Très rares : troubles du goût, syndrome malin des neuroleptiques, méningite aseptique accompagnée de myoclonies et éosinophilie périphérique.

Indéterminée : troubles de la mémoire.

Affections oculaires

Fréquents : troubles de l'accommodation, diplopie.

Rare : opacités du cristallin.

Très rares : conjonctivite, toxicité rétinienne, cataracte.

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Peu fréquent : acouphènes.

Très rares : troubles de la perception auditive, hypoacousie, hyperacousie.

Affections cardiaques

Peu fréquents : troubles de la conduction, bloc auriculo-ventriculaire, accompagné dans des cas isolés de syncope, bradycardie, arythmie, aggravation d'une coronaropathie, insuffisance cardiaque congestive.

Affections vasculaires

Peu fréquents : vascularite.

Rares : hypertension, hypotension.

Très rares : thrombophlébite, thrombo-embolie, collapsus circulatoire.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très rares : réactions pulmonaires d'hypersensibilité accompagnées de fièvre, dyspnée, pneumopathie ou pneumonie (alvéolite), fibrose pulmonaire.

Affections gastro-intestinales

Très fréquents : nausées, vomissements.

Fréquents : perte d'appétit, sécheresse buccale.

Peu fréquents : diarrhée, constipation.

Rares : douleurs abdominales.

Très rares : stomatite, gingivite, glossite, pancréatite.

Fréquence indéterminée : colite.

Affections hépatobiliaires

Rares : ictère, hépatite (cholestatique, cytolytique, granulomateuse, mixte), syndrome de disparition des voies biliaires, insuffisance hépatique.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquents : réactions cutanées allergiques accompagnées ou non de fièvre, urticaire (pouvant être grave).

Peu fréquents : prurit, dermatite exfoliative, érythrodermie, alopécie, hypersudation.

Rares : lupus érythémateux systémique.

Très rares : réactions cutanées sévères : syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), nécrolyse épidermique toxique (NET) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi), modification de la pigmentation de la peau, acné, hirsutisme, photosensibilité, érythème exsudatif multiforme et noueux, purpura, pustulose exanthématique aiguë généralisée (AGEP).

Fréquence indéterminée : kératose lichenoïde, onychomadèse.

Des preuves de plus en plus nombreuses plaident en faveur de l'association de marqueurs génétiques et la survenue d'événements indésirables cutanés, notamment SSJ, NET, DRESS, AGEP et éruption maculopapuleuse. Chez les patients japonais et européens, ces réactions ont été associées à l'utilisation de la carbamazépine et à la présence de l'allèle HLA-A*3101. Il a été montré qu'un autre marqueur, l'allèle HLA-B*1502, était fortement associé au SSJ et à la NET chez les Chinois Han, les Thaïlandais et certaines autres populations d'origine asiatique (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde et précautions d'emploi).

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Rares : faiblesse musculaire.

Très rares : arthralgie, myalgies, spasmes musculaires, troubles du métabolisme osseux.

Fréquence indéterminée : fracture.

Il a été rapporté une diminution de la densité minérale osseuse, une ostéopénie, une ostéoporose et des fractures chez les patients traités à long terme avec la carbamazépine. Le mécanisme par lequel la carbamazépine affecte le métabolisme osseux n'a pas été identifié.

La carbamazépine est susceptible d'augmenter le métabolisme du 25-OH-cholécalciférol, entraînant ainsi une diminution du taux de calcium qui peut, dans de rares cas, se traduire par une ostéomalacie, une arthralgie, une myalgie et des crampes musculaires.

Affections du rein et des voies urinaires

Peu fréquents : atteinte rénale à type de protéinurie, hématurie, oligurie, augmentation de l'urée sanguine/azotémie.

Rares : troubles mictionnels tels que dysurie, pollakiurie et rétention urinaire.

Très rares : insuffisance rénale, néphropathie interstitielle.

Affections des organes de reproduction et du sein

Rares : gynécomastie, galactorrhée.

Très rares : troubles sexuels à type d'impuissance, diminution de la libido, de stérilité masculine et/ou spermatogénèse anormale (avec diminution du nombre et/ou de la motilité des spermatozoïdes).

Affections congénitales, familiales et génétiques

Très rares : porphyrie aiguë (porphyrie aiguë intermittente et porphyrie mixte), porphyrie non aiguë (porphyrie cutanée tardive).

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquents : fatigue.

Fréquents : oedème.

Investigations

Très fréquents : augmentation des gamma-glutamyl-transpeptidases (due à une induction enzymatique), habituellement non pertinent sur le plan clinique.

Fréquent : augmentation des phosphatases alcalines dans le sang, diminution de l'osmolalité plasmatique liée à un syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique, pouvant entraîner des cas isolés d'intoxication hydrique accompagnés de léthargie, vomissements, céphalées, confusion mentale, anomalies neurologiques.

Peu fréquents : augmentation des transaminases.

Très rares : hypercholestérolémie, y compris augmentation du cholestérol HDL et des triglycérides, augmentation de la pression intra-oculaire, anomalies des tests thyroïdiens : diminution de la L-thyroxine (thyroxine libre, thyroxine, tri-iodothyronime) et augmentation de la TSH, généralement sans manifestations cliniques, augmentation de la prolactine dans le sang, augmentation du cortisol sérique.

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Fréquence indéterminée : chutes (en cas de traitement par cabamazépine en association, ataxie, étourdissement, somnolence, hypotension, état confus, sédation peuvent survenir (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)).

La carbamazépine peut diminuer les taux plasmatiques de l'acide folique et de la vitamine B12 et peut augmenter le taux de l'homocystéine.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

Mise en garde

Idées et comportements suicidaires

Des idées et comportements suicidaires ont été rapportés chez des patients traités par des antiépileptiques dans plusieurs indications. Une méta-analyse d'essais randomisés, contrôlés versus placebo portant sur des antiépileptiques a également montré une légère augmentation du risque d'idées et de comportements suicidaires. Les causes de ce risque ne sont pas connues et les données disponibles n'excluent pas la possibilité d'une augmentation de ce risque pour la carbamazépine.

Par conséquent, les patients doivent être étroitement surveillés pour tout signe d'idées et de comportements suicidaires et un traitement approprié doit être envisagé. Il doit être recommandé aux patients (et leur personnel soignant) de demander un avis médical en cas de survenue de signes d'idées et de comportements suicidaires.

Grossesse et femmes en âge de procréer

La carbamazépine peut être associée à des dommages foetaux lorsqu'elle est administrée chez la femme enceinte (voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement). CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 400 mg, comprimé sécable à libération prolongée ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le rapport bénéfice-risque le justifie.

En raison du risque tératogène potentiel pour le foetus, des conseils appropriés doivent être fournis sur les risques pendant la grossesse chez les femmes enceintes et les femmes en âge de procréer (voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement).

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement par CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 400 mg, comprimé sécable à libération prolongée et pendant les deux semaines suivant la dernière dose (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions « Contraceptifs hormonaux » et Fertilité, grossesse et allaitement).

Réactions cutanées

Des réactions cutanées graves et menaçant dans certain cas le pronostic vital : nécrolyse épidermique toxique (NET) et syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), ont été décrites avec l'utilisation de la carbamazépine. On estime que ces réactions se produisent chez 1 à 6 nouveaux utilisateurs sur 10 000 dans les pays comprenant principalement des populations caucasiennes, mais le risque dans certains pays asiatiques a été estimé à un niveau 10 fois plus élevé.

Des preuves de plus en plus nombreuses évoquent le rôle de différents allèles HLA dans la prédisposition des patients à des effets indésirables immunitaires (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Allèle HLA-B*1502 -dans la population chinoise Han, thaïlandaise et les autres populations asiatiques

Il a été observé que la présence du HLA-B*1502 chez les sujets d'origine thaïlandaise ou chinoise Han a été fortement associée au risque de réaction cutanée sévère de type SSJ ou NET lors d'un traitement par carbamazépine. La prévalence des porteurs de l'allèle HLA-B*1502 est d'environ 10 % dans les populations chinoise Han et thaïlandaise. Il est recommandé d'effectuer, dans la mesure du possible, une recherche de cet allèle chez ces sujets avant l'instauration d'un traitement par carbamazépine (voir rubrique Posologie et mode d'administration). Si le résultat de ce test est positif, la carbamazépine ne devrait pas être instaurée chez ces patients, à l'exception des situations où aucune autre alternative thérapeutique n'est envisageable. Les patients pour lesquels la recherche de l'allèle HLA-B*1502 est négative ont un risque faible de développer une réaction de type SSJ, mais ce risque ne doit pas être négligé.

Certaines données suggèrent un risque accru de survenue du syndrome de Stevens-Johnson ou NET graves associés à la carbamazépine dans d'autres populations asiatiques. À cause de la prévalence de cet allèle dans les autres populations asiatiques (par exemple, supérieur à 15 % aux Philippines et en Malaisie), les tests génétiques dans les populations présentant un risque d'être porteuses de l'allèle HLA-B*1502 peuvent être envisagés.

La prévalence de l'allèle HLA-B*1502 est négligeable notamment dans les populations d'ascendance européenne, africaine ou hispanique, ainsi que chez les sujets japonais et coréens (< 1 %).

Allèle HLA-A*3101 - Population d'ascendance européenne et population japonaise

Certaines données suggèrent que l'allèle HLA-A*3101 est associé à une majoration du risque d'événements indésirables cutanés induits par la carbamazépine, notamment SSJ ou NET, éruption médicamenteuse avec éosinophilie (DRESS) ou pustulose exanthémateuse généralisée aiguë (AGEP) et éruption maculo-papuleuse moins sévères (voir rubrique Effets indésirables) chez les personnes d'ascendance européenne et les Japonais.

La fréquence de l'allèle HLA-A*3101 varie largement entre les populations ethniques. L'allèle HLA-A*3101 montre une prévalence de 2 à 5 % dans les populations européennes et d'environ 10 % dans la population japonaise.

La présence de l'allèle HLA-A*3101 peut aggraver le risque d'événements indésirables cutanés induits par la carbamazépine (principalement moins sévères) de 5,0 % dans la population générale à 26,0 % chez les sujets d'ascendance européenne, tandis que son absence peut réduire le risque de 5,0 à 3,8 %.

Les données sont insuffisantes pour formuler une recommandation relative au dépistage de l'allèle HLA-A*3101 avant le début du traitement par la carbamazépine.

Si les patients d'ascendance européenne ou d'origine japonaise sont porteurs de l'allèle HLA-A*3101, l'administration de la carbamazépine peut être envisagée si les bénéfices peuvent prévaloir sur les risques.

Les patients doivent être informés des signes et symptômes et surveillés étroitement à la recherche de réactions cutanées. Le risque maximum de survenue d'un SSJ ou d'une NET se situe dans les premières semaines de traitement.

En cas de symptômes ou signes de SSJ ou d'une NET (p. ex., éruption cutanée progressive souvent accompagnée de cloques ou de lésions des muqueuses), le traitement par carbamazépine doit être interrompu.

Le traitement du SSJ et de la NET a d'autant plus de chances de succès que le diagnostic a été fait tôt et que le médicament suspect a été arrêté immédiatement. L'arrêt précoce est associé à un meilleur pronostic.

Si un patient a développé un SSJ ou une NET avec la carbamazépine, cette dernière ne doit jamais être reprise chez ce patient.

Limites du dépistage génétique

Les résultats d'un dépistage génétique ne peuvent jamais être remplacés par une vigilance clinique et une prise en charge appropriée du patient. De nombreux patients asiatiques qui sont positifs pour le HLA-B*1502 et qui sont traités par carbamazépine ne développeront pas de SSJ/NET, et les patients de n'importe quelle race négatifs pour le HLA-B*1502 peuvent toujours développer un SSJ / une NET. De même, des patients qui sont positifs pour le HLA-A*3101 et qui sont traités par carbamazépine ne développeront pas de SSJ, NET, DRESS, AGEP ou une éruption maculo-papuleuse et des patients qui sont négatifs pour le HLA-A* 3101 de n'importe quelle race pourront néanmoins développer ce type de réactions cutanées sévères. Le rôle d'autres facteurs possibles dans le développement et la morbidité de ces effets indésirables cutanés sévères, tels que les antiépileptiques, la compliance, des médicaments supplémentaires, des comorbidités et le niveau de suivi dermatologique, n'a pas été étudié.

Autres réactions dermatologiques

Des réactions cutanées légères, par exemple un exanthème maculeux ou maculo-papuleux isolé, sont également possibles et le plus souvent transitoires et sans danger. Elles disparaissent habituellement en quelques jours ou semaines, pendant la poursuite du traitement tel quel ou après une diminution de la posologie. Comme il peut être difficile de distinguer les premiers signes d'une réaction cutanée légère transitoire de ceux d'une réaction plus grave, les patients doivent cependant être maintenus sous surveillance étroite, en arrêtant immédiatement le médicament si la réaction s'aggrave avec la poursuite du traitement.

Il a été constaté que l'allèle HLA-A*3101 est associé à des réactions indésirables cutanées moins sévères à la carbamazépine et permet de prédire leur risque de survenue, par exemple un syndrome d'hypersensibilité aux anticonvulsivants ou une éruption cutanée sans gravité (éruption maculo-papuleuse). Il n'est cependant pas avéré que l'allèle HLA-B*1502 permet de prédire le risque des réactions cutanées susmentionnées.

La prescription de carbamazépine exige que soient soigneusement examiné le rapport risque/bénéfice et nécessite la plus grande prudence dans les conditions suivantes :

· anomalies hématologiques,

· anomalies du métabolisme du sodium,

· insuffisances cardiaque, hépatique et rénale sévères,

· grossesse et allaitement,

· dystrophie myotonique : risques de troubles de la conduction cardiaque chez ces patients.

Réactions hématologiques

L'agranulocytose et l'anémie aplasique ont été associées à la carbamazépine. Cependant, compte tenu de la très faible fréquence de ces troubles, il est difficile d'obtenir une estimation significative du risque. Le risque global dans la population générale non traitée a été estimé à 4,7 personnes par million et par an pour l'agranulocytose et à 2,0 personnes par million et par an pour l'anémie aplasique.

Avant toute instauration d'un traitement par la carbamazépine, un hémogramme, une numération des plaquettes et un bilan biologique avec dosage du fer et des électrolytes doivent être pratiqués. La formule sanguine doit être pratiquée une fois par mois au cours des cinq premiers mois, puis 2 à 4 fois par an. La surveillance clinique est primordiale pendant toute la durée du traitement. L'administration de carbamazépine doit être interrompue en cas d'apparition de leucopénie ou de thrombopénie sévères.

Une diminution temporaire ou durable du nombre de leucocytes ou de thrombocytes se produit fréquemment avec l'utilisation de la carbamazépine. Ces effets sont cependant de nature passagère dans la majorité des cas, et il est peu probable qu'ils soient le signe du développement d'une anémie aplasique ou d'une agranulocytose. Le traitement par carbamazépine doit cependant être interrompu en cas de survenue d'une leucopénie sévère (principalement une neutropénie) ou d'une thrombocytopénie accompagnée de manifestations cliniques, par exemple une fièvre ou un mal de gorge. La carbamazépine doit également être arrêtée en cas d'apparition de signes de dépression médullaire importante.

Tout patient prenant ce médicament doit être informé que l'apparition de fièvre, d'un mal de gorge, d'éruption cutanée, d'ulcérations buccales, d'apparition spontanée d'ecchymoses, de purpura ou de pétéchies, de nausées, d'ictère et d'hépatomégalie, impose d'avertir tout de suite le médecin traitant.

En présence d'affections cardiovasculaires, d'affections hépatiques ou rénales sévères et chez le sujet âgé, une surveillance rapprochée est nécessaire. La posologie doit être adaptée à chaque cas.

Crises d'épilepsie

La carbamazépine doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant des crises de typologie mixte, y compris des crises d'absence typiques ou atypiques. Dans tous les cas, la carbamazépine peut aggraver les absences. En cas d'aggravation des absences, le traitement par carbamazépine doit être arrêté.

Comme avec d'autres antiépileptiques, la carbamazépine peut, dans certains cas, induire une augmentation de la fréquence des crises ou provoquer l'apparition de nouveaux types de crises. Ces phénomènes peuvent également résulter d'un surdosage, d'une diminution des concentrations plasmatiques de l'antiépileptique administré parallèlement ou d'un effet paradoxal.

Fonction hépatique

Des tests biologiques hépatiques doivent également être pratiqués avant toute instauration du traitement, puis à intervalles réguliers, en particulier chez les patients ayant des antécédents d'affection hépatique et chez les patients âgés. Les patients devront contacter leur médecin immédiatement si les symptômes d'une hépatite apparaissent : fatigue, perte d'appétit, nausées, jaunissement de la peau ou foie gonflé. L'apparition de signes et symptômes évoquant un dysfonctionnement hépatique impose l'interruption du traitement par la carbamazépine.

Fonction rénale

Il est conseillé de réaliser une analyse d'urine et un dosage de l'azote uréique sanguin (BUN) avant le début du traitement et à intervalles réguliers.

Réactions d'hypersensibilité

La carbamazépine peut provoquer des réactions d'hypersensibilité, y compris une éruption médicamenteuse avec éosinophilie (DRESS - Drug Rash with Eosinophilia and Systemic Symptoms), une réactivation d'un HHV-6 (herpès virus humain de type 6) associé au DRESS, une réaction d'hypersensibilité retardée multiviscérale pouvant affecter la peau, le foie (canaux hépatobiliaires compris), les organes hématopoïétiques et le système lymphatique ou d'autres organes, individuellement ou ensemble, dans le cadre d'une réaction systémique (voir rubrique Effets indésirables).

Il a été démontré que l'allèle HLA-A*3101 est associé à la survenue d'un syndrome d'hypersensibilité, y compris une éruption cutanée maculo-papuleuse.

Les patients qui ont présenté des réactions d'hypersensibilité à la carbamazépine doivent être informés qu'environ 25 à 30 % d'entre eux peuvent présenter des réactions d'hypersensibilité à l'oxcarbazépine. Une hypersensibilité croisée est possible entre la carbamazépine et les antiépileptiques aromatiques (ex : la phénytoïne, la primidone et le phénobarbital).Si des signes ou symptômes d'une réaction d'hypersensibilité surviennent, le traitement par carbamazépine doit être arrêté immédiatement.

Hyponatrémie

Une hyponatrémie peut se produire lors de la prise de carbamazépine. Chez les patients souffrant de problèmes rénaux préexistants associés à une concentration sérique basse du sodium ou chez les patients recevant concomitamment des médicaments faisant diminuer la concentration sérique du sodium, par exemple les diurétiques, la natrémie doit être mesurée avant le traitement. Elle doit être contrôlée deux semaines plus tard, puis tous les mois pendant trois mois ou suivant la nécessité clinique. Les patients âgés sont particulièrement sensibles à ces facteurs de risque et, en cas de constatation d'une hyponatrémie, la restriction hydrique est une contre-mesure importante.

Hypothyroïdie

La carbamazépine peut diminuer la concentration des hormones thyroïdiennes via une induction enzymatique, ce qui requiert une augmentation de la dose de l'hormonothérapie substitutive (HTS) chez les patients hypothyroïdiens. Un contrôle de la fonction thyroïdienne est recommandé afin d'ajuster la dose de la HTS.

En raison du risque de photosensibilité, les patients traités par carbamazépine doivent éviter une exposition excessive au soleil pendant le traitement.

Contrôle des taux plasmatiques

Bien que les corrélations entre la posologie et les taux plasmatiques de la carbamazépine, d'une part, et entre les taux plasmatiques et l'efficacité clinique ou la tolérance, d'autre part, soient plutôt faibles, un contrôle des taux plasmatiques peut néanmoins s'avérer utile dans les situations suivantes : augmentation subite et importante du nombre de crises ; grossesse ; chez les enfants ou les adolescents ; en cas de suspicion de troubles de la résorption ; contrôle de la compliance ; en cas de suspicion d'un effet toxique lors de polymédication (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Réduction de la dose et arrêt du traitement

L'arrêt brutal d'un traitement par la carbamazépine peut accélérer les crises d'épilepsie. Les patients doivent être sevrés progressivement de la carbamazépine sur une période de plusieurs mois. Lorsqu'un traitement par la carbamazépine doit être interrompu subitement, le passage à un nouvel antiépileptique doit se faire sous couvert d'un médicament adapté (p. ex., benzodiazépines I.V. ou rectales, ou phénytoïne I.V.).

Effets endocrinologues

On a signalé un saignement utérin chez des femmes sous contraception hormonale qui prenaient de la carbamazépine ; la fiabilité des contraceptifs hormonaux peut être influencée négativement par la carbamazépine et il convient de conseiller aux femmes en âge de procréer d'utiliser d'autres contraceptifs lorsqu'elles prennent de la carbamazépine (voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement).

Précautions d'emploi

En cas de glaucome et de rétention urinaire, les patients doivent être informés des risques éventuels associés à l'activité faiblement anticholinergique de la carbamazépine. La pression intra-oculaire et la fonction rénale doivent être régulièrement contrôlées chez ces patients.

De fortes doses de carbamazépine peuvent être responsables de la réactivation d'une psychose latente et entraîner éventuellement agitation ou confusion chez le patient âgé.

Chutes

Le traitement par carbamazépine a été associé à des cas d'ataxie, étourdissements, somnolence, hypotension, état confus, sédation pouvant entraîner des chutes et, en conséquence des fractures ou autres blessures. Chez les patients atteints de maladies, dans un état ou dont le traitement peut exacerber ces effets, une évaluation complète du risque de chutes doit être effectuée régulièrement en cas de traitement à long-terme.

Alcool

La prise de boissons alcoolisées est formellement déconseillée, la carbamazépine risquant d'en majorer les effets.

CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 400 mg, comprimé sécable à libération prolongée contient du sodium

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu'il est essentiellement « sans sodium ».

Voir aussi

Code UCD7: 9220594

Code UCD13: 3400892205946

Code CIS: 66857620

Médicament T2A: Non

Laboratoire titulaire AMM: MYLAN

Laboratoire exploitant: MYLAN

Prix vente TTC: 3.57€

Taux de TVA: 2.1%

TFR (Tarif forfaitaire de responsabilité): oui

Base de Remboursement: 3.57

Taux SS: 65%

Agréments collectivités: oui

Code Acte pharmacie: PH7

Date AMM: 17/12/1999

Rectificatif AMM: 19/04/2019

Marque: Carbamazepine

Gamme: Sans gamme

Code GTIN13: 3400935305145

Référence LPPR: aucune