Comprimé pelliculé

ATORVASTATINE ARROW 10 mg

Remboursement sur ordonnance : 65%

Catégorie :Cardiologie et angéiologie

Principes actifs :Atorvastatine

Excipients : Noyau :, Cellulose microcristalline, Sodium carbonate, Maltose, Croscarmellose sodique, Magnésium stéarate, Pelliculage :, Hypromellose, Hydroxypropylcellulose, Triéthyle citrate, Titane dioxyde, Polysorbate 80

Notice

Indications thérapeutiques

Ce médicament est indiqué pour : Hypercholestérolémie pure (Type IIa), Hypercholestérolémie mixte (IIb), Hypercholestérolémie familiale homozygote, Prévention cardiovasculaire chez le patient à risque élevé d'un premier accident

Posologie

Adulte (implicite)

1 comprimé 1 fois par jour.

Enfant de plus de 10 ans . Hypercholestérolémie (implicite)

1 comprimé 1 fois par jour. Maximum 2 comprimés par jour.

Administration

Voie orale.

Informations importantes

Contre-indication

Contre-indiqué dans les cas suivants: Affection hépatique évolutive, Elévation prolongée et inexpliquée des transaminases > 3 N, Grossesse, Allaitement, Absence de contraception féminine efficace, Enfant de moins de 10 ans, CPK musculaire > 5 N

Effets indésirables

Dans les essais cliniques contrôlées ayant comparé l'effet de l'atorvastatine à un placebo chez 16 066 patients (8755 patients traités par atorvastatine versus 7311 patients recevant un placebo) traités pendant une durée moyenne de 53 semaines, 5,2 % des patients traités par atorvastatine ont arrêté le traitement en raison d'effets indésirables, contre 4,0 % de patients recevant un placebo.

Les effets indésirables présentés ci-après observés avec l'atorvastatine sont issus d'études cliniques et de l'importante expérience acquise après la commercialisation de la molécule.

Les fréquences estimées des événements sont classées selon la convention suivante : fréquent (³1/100, < 1/10) ; peu fréquent (³1/1 000, < 1/100) ; rare (³1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (£1/10 000).

Infections et infestations

Fréquent : rhinopharyngite.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Rare : thrombocytopénie.

Affections du système immunitaire

Fréquent : réactions allergiques.

Très rare : anaphylaxie.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent : hyperglycémie.

Peu fréquent : hypoglycémie, prise de poids, anorexie.

Affections psychiatriques

Peu fréquent : insomnie, cauchemars.

Affections du système nerveux

Fréquent : céphalées.

Peu fréquent : vertiges, paresthésie, hypoesthésie, amnésie, dysgueusie.

Rare : neuropathie périphérique.

Affections oculaire

Peu fréquent : vision trouble.

Rare : troubles visuels.

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Peu fréquent : acouphènes.

Très rare : perte d'audition.

Affections respiratoire, thoracique et mediastinale

Fréquent : douleur pharyngo-laryngée, épistaxis.

Affections gastro-intestinales

Fréquent : constipation, flatulence, dyspepsie, nausées, diarrhée.

Peu fréquent : douleur abdominale hautes et basses, éructation, vomissements, pancréatite.

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent : hépatite.

Rare : cholestase.

Très rare : insuffisance hépatique.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent : urticaire, éruption cutanée, prurit, alopécie.

Rare : oedème angioneurotique, dermatite bulleuse dont érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell.

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Fréquent : myalgies, arthralgies, douleur des extrémités, spasmes musculaires, gonflement des articulations, douleur dorsale.

Peu fréquent : douleur cervicale, fatigue musculaire.

Rare : myopathie, myosite, rhabdomyolyse, tendinopathie parfois compliquées d'une rupture.

Affections des organes de reproduction et du sein

Très rare : gynécomastie.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Peu fréquent : malaise, asthénie, douleur thoracique, oedème périphérique, fatigue, pyrexie.

Investigations

Fréquent : anomalies des explorations fonctionnelles hépatiques, augmentation du taux sanguin de la créatine phosphokinase.

Peu fréquent : leucocyturie.

Comme avec les autres inhibiteurs de la HMG-CoA réductase, des augmentations des taux sériques des transaminases ont été rapportées chez des patients recevant l'atorvastatine. Ces modifications ont généralement été légères et transitoires et n'ont pas nécessité d'interruption de traitement. Des augmentations cliniquement significatives (> 3 fois la limite supérieure de la normale) du taux des transaminases sériques sont survenues chez 0,8 % des patients sous atorvastatine. Ces augmentations étaient dose-dépendantes et réversibles chez tous les patients.

Une augmentation du taux sérique de la créatine phosphokinase (CPK) de plus de trois fois la limite supérieure de la normale a été observée chez 2,5% des patients traités par l'atorvastatine, proportion similaire à celle observée avec les autres inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase au cours d'études cliniques. Des taux sériques supérieurs à 10 fois la limite supérieure de la normale ont été rapportés chez 0,4% des patients traités par atorvastatine (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Population pédiatrique

La base de données cliniques de pharmacovigilance comprend des données de sécurité pour 249 patients pédiatriques ayant reçu de l'atorvastatine, parmi lesquels 7 patients étaient âgés de moins de 6 ans, 14 patients étaient dans une tranche d'âge de 6 à 9 ans, et 228 patients étaient dans une tranche d'âge de 10 à 17 ans.

Affections du système nerveux

Fréquent : céphalées.

Affections gastro-intestinales

Fréquent : douleurs abdominales.

Investigations

Fréquent : augmentation du taux d'alanine aminotransférase, augmentation du taux sanguin de créatine phosphokinase sanguine.

Sur la base des données disponibles, la fréquence, le type et la sévérité des réactions indésirables chez l'enfant sont attendus identiques à ceux chez l'adulte. L'expérience concernant la sécurité à long terme dans la population pédiatrique est actuellement limitée.

Les effets indésirables suivants ont été signalés avec certaines statines :

·         Troubles sexuels.

·         Dépression.

·         Cas exceptionnels de pneumopathies interstitielles, en particulier lors d'un traitement à long terme (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Alerte ANSM du 12/05/2015 :

Troubles musculosquelettiques :  Fréquence indéterminée : myopathie nécrosante à médiation auto-immune (voir la rubrique 4.4)

Mise en garde

Effets hépatiques

Des épreuves fonctionnelles hépatiques doivent être réalisées avant le début du traitement, puis régulièrement après l'instauration de celui-ci, ainsi qu'en cas de signes ou de symptômes évoquant une altération de la fonction hépatique.

Les patients présentant une élévation du taux sérique des transaminases doivent être surveillés jusqu'à normalisation.

En cas d'augmentation persistante des transaminases au-delà de 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN), la posologie de l'atorvastatine  devra être diminuée ou l'atorvastatine devra être arrêtée (voir rubrique Effets indésirables).

L'atorvastatine doit être utilisée avec prudence chez les patients consommant des quantités importantes d'alcool et/ou présentant des antécédents d'affection hépatique.

Préventions des AVC par diminution agressive des taux de cholestérol (Etude SPARCL)

Dans une analyse a posteriori réalisée dans des sous groupes de patients ayant fait un AVC ou un accident ischémique transitoire (AIT) récent mais ne présentant pas d'insuffisance coronarienne, une fréquence plus élevée d'AVC hémorragique a été observée chez les patients traités par 80 mg d'atorvastatine par rapport aux patients sous placebo. Ce risque élevé est particulièrement observé chez des patients ayant fait un AVC hémorragique ou un infarctus lacunaire au début de l'étude. Chez les patients ayant un antécédent d'AVC hémorragique ou d'infarctus lacunaire, la balance bénéfice/risque de l'atorvastatine 80 mg est incertaine. En conséquence, le risque potentiel de survenue d'AVC hémorragique devra être soigneusement évalué avant toute initiation de traitement (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Effets sur les muscles squelettiques

L'atorvastatine, comme d'autres inhibiteurs de l'HMG-COA réductase, peut dans de rares cas affecter les muscles squelettiques et entraîner des myalgies, des myosites et des myopathies. Ces atteintes musculaires peuvent rarement évoluer vers une rhabdomyolyse potentiellement mortelle caractérisée par des taux élevés de créatine phosphokinases (CPK > 10 fois la LSN), une myoglobinémie et une myoglobinurie pouvant évoluer vers une insuffisance rénale.

Avant l'initiation du traitement

L'atorvastatine doit être prescrite avec prudence chez les patients présentant des facteurs prédisposant à une rhabdomyolyse.

Avant de débuter un traitement par une statine, le taux de créatine phosphokinase (CPK) doit être contrôlé dans les situations suivantes :

·         Insuffisance rénale.

·         Hypothyroïdie;

·         Antécédent personnel ou familial de maladies musculaires héréditaires.

·         Antécédents de toxicité musculaire lors d'un traitement par une statine ou un fibrate.

·         Antécédents d'affections hépatiques et/ou en cas de consommation excessives d'alcool.

·         Chez les patients âgés (> 70 ans), la nécessité de contrôler les taux de CPK sera évaluée en fonction de la présence d'autres facteurs prédisposant à une rhabdomyolyse.

·         Situations dans lesquelles une augmentation de la concentration sanguine peut se produire, dans des cas    d'interactions (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) ou dans des populations particulières incluant les polymorphismes génétiques (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Dans ces situations, une réévaluation régulière du rapport bénéfice/risque du traitement sera effectuée. Une surveillance clinique régulière sera également recommandée. Si le taux initial des CPK est significativement élevé (> 5 fois la LSN), le traitement ne doit pas être débuté.

Mesure de la créatine phosphokinase

La mesure de la créatine phosphokinase (CPK) ne doit pas être effectuée après un exercice physique important ni en présence d'autres facteurs susceptibles d'en augmenter le taux étant donné que l'interprétation des résultats est difficile dans ces cas. En cas d'élévation significative des CPK (> 5 fois la LSN) avant le traitement, un contrôle sera effectué systématiquement 5 à 7 jours plus tard pour confirmer les résultats.

Pendant le traitement

·         Il est recommandé de demander aux patients de signaler rapidement toute douleur musculaire inexpliquée, crampe ou faiblesse musculaire, en particulier si elles s'accompagnent de malaise ou de fièvre.

·         Si ces symptômes surviennent sous traitement par atorvastatine, un dosage des CPK doit être effectué; si le taux des CPK est significativement élevé (> 5 fois la LSN), le traitement doit être interrompu.

·         Si les symptômes musculaires sont sévères et provoquent une gêne quotidienne, l'arrêt du traitement doit être envisagé, même si le taux de CPK est est  égal ou inférieur à 5 fois la LSN.

·         Si les symptômes disparaissent et si le taux de CPK redevient normal, la reprise du traitement par atorvastatine ou un traitement par une autre statine peuvent être envisagés à la dose la plus faible sous étroite surveillance.

·         L'atorvastatine doit être arrêtée en cas d'augmentation cliniquement significative des taux de CPK (> 10 fois la LSN) ou si une rhabdomyolyse est diagnostiquée ou suspectée.

Association avec d'autres médicaments

Le risque de rhabdomyolyse est augmenté lorsque l'atorvastatine est administrée en association avec certains médicaments pouvant augmenter la concentration plasmatique de l'atorvastatine comme les inhibiteurs puissants du CYP3A4 ou les transporteurs protéiques tels que la ciclosporine, la télithromycine, la clarithromycine, la delavirdine, le stiripentol, le kétoconazole, le voriconazole, l'itraconazole, le posaconazole et les inhibiteurs de protéases du VIH dont le ritonavir, le lopinavir, l'atazanavir, l'indinavir, le darunavir etc. Le risque de myopathie peut également être augmenté en association avec le gemfibrozil, et les autres fibrates, l'érythromycine, la niacine et l'ézétimibe. Des alternatives thérapeutiques ne présentant pas ces interactions doivent être envisagées dans la mesure du possible.

Dans les cas où l'association de ces médicaments est nécessaire, le rapport bénéfice/risque du traitement concomitant doit être soigneusement évalué. Chez les patients recevant des médicaments pouvant augmenter les concentrations plasmatiques d'atorvastatine, une dose maximale plus faible d'atorvastatine est recommandée. En cas d'association avec les inhibiteurs puissants du CYP3A4, une dose initiale plus faible d'atorvastatine doit être utilisée. Une surveillance clinique étroite de ces patients sera effectuée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

L'utilisation concomitante d'atorvastatine et d'acide fusidique n'est pas recommandée, il est donc conseillé de suspendre temporairement la prise d'atorvastatine en cas de traitement par l'acide fusidique (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Pneumopathies interstitielles

Des cas exceptionnels de pneumopathies interstitielles ont été rapportés lors de la prise de certaines statines, en particulier lors de traitements à long terme (voir rubrique Effets indésirables). Les symptômes se caractérisent par une dyspnée, une toux non productive, et une altération de l'état de santé général (fatigue, perte de poids et fièvre). En cas de suspicion de pneumopathie interstitielle chez un patient, le traitement par statine doit être interrompu.

Utilisation pédiatrique

La sécurité relative à la croissance n'est pas établie dans la population pédiatrique (voir rubrique Effets indésirables).

Alerte ANSM du 12/05/2015 :

De très rares cas de myopathies nécrosantes à médiation auto-immune (IMNM) ont été signalés pendant ou après le traitement par certaines statines. La myopathie nécrosante à médiation auto-immune (IMNM) est caractérisée cliniquement par une faiblesse musculaire proximale et une élévation de la créatine kinase sérique, qui persistent malgré l’arrêt du traitement par la statine.

Voir aussi

Code UCD7: 9382434

Code UCD13: 3400893824344

CIS: 67753496

Médicament T2A: Non

Laboratoire titulaire AMM: ARROW GENERIQUES

Laboratoire exploitant: ARROW GENERIQUES

Prix vente TTC: 4.36€

Base de Remboursement: 4.36

Taux SS: 65%